Nous évoquions avant-hier l’hypothèse de la fuite face au destin qui nous est programmé (notre article L’avenir de l’Europe sous la bannière de l’UE c’est donc d’être…). Toutes les tendances ont leur place dans nos pages. Aujourd’hui, affichons donc une analyse plus optimiste.
La situation catastrophique du pays nous a habitués à la tentation du désespoir. Mais une fois n’est pas coutume, voyons le verre à moitié plein. Peut-être avons-nous de la chance dans notre déchéance. Le pouvoir, quel qu’il soit, pourrait assez facilement donner satisfaction à la plus épidermique de nos exigences et remettre de l’ordre. Il ne le fait pas, il ne veut pas le faire, et c’est tant mieux. Pourquoi ?
Virer les délinquants, les criminels et les indésirables, lourder les clandestins, embastiller les fouteurs de merde archi-connus des services de Police, mettre le paquet contre l’économie parallèle… Rien de tout cela n’est impossible à faire, c’est même la mission logique de l’État et il en a largement les moyens techniques.
S’il ne bouge pas, c’est qu’il refuse de reconnaître que la voie qu’il inflige à la France la mène à la mort, ou bien qu’il veut clairement et sciemment ce résultat, qu’il se laisse paralyser avec la plus grande bienveillance complice par des schémas incapacitants, une toile d’araignée tissée par les médias, et un chantage constant de la gauche, de ses pseudo-intellectuels dynastiques (les Slama, les Glucksmann…) érigés en spin-doctors médiatiques, de leurs copains fonctionnaires politisés, des syndicats etc.
S’il ne bouge pas, c’est aussi parce que le pouvoir est composé de personnes qui sont insensibles à la situation car ils ne la partagent en rien. Et enfin parce qu’il — l’État — n’en à rien à foutre : le seul objectif des gens de la haute fonction publique étant de favoriser leur train de vie, leur carrière, les affaires de leurs riches commanditaires, et tenter de réaliser les utopies destructrices de la secte maçonnique qui les pilote.
Donc l’État ne fait rien de nécessaire et d’efficace. Il fait tout le contraire. Au mieux il fait semblant, dirige par le verbe, les médias occultent la réalité, et les moutons continuent à brouter. Et c’est tant mieux. Pendant ce temps, la situation se dégrade vertigineusement et vient peu à peu à être connue de tous ou presque.
Or notre but n’est pas de rendre l’invasion migratoire extra-européenne vivable. Au contraire, çe serait une catastrophe qu’elle en ait les apparences, puisque nous savons pertinemment qu’elle n’est pas vivable sur le long terme (le cyanure, fut-il enrobé d’un excipient goût banane, n’en est pas moins un poison mortel).
Un gouvernement intelligent qui saurait écrémer la situation de ses aspects les plus insupportables ou infects et la faire véritablement accepter des Français — peuple plutôt gentil et accueillant — serait infiniment plus dangereux qu’une bande de félons et de renégats totalement corrompus et découplés de la réalité (il ne faut jamais les croire « incapables », ils savent parfaitement ce qu’ils font).
Par chance, nous sommes dirigés par la plus belle équipe que l’on puisse imaginer de malfaisants exclusivement préoccupés par leur portefeuille, leur idéologie insane, et indifférents aux souffrances qu’ils infligent au peuple. Par une chance encore plus étourdissante, ils sont eux-mêmes coiffés à Bruxelles par les technocrates et les bureaumanes les plus autistes et les plus imbus que l’Univers ait conçu. Par un hasard qui finit par confiner au miracle, les forces d’opposition à ce pouvoir sont constitués du plus stupide ramassis d’utopistes niais aussi malfaisants que ceux qu’ils combattent (suivez notre regard du côté de LFI), d’arrivistes sans causes et de demeurés en deltaplane qui puisse se concevoir, qui ont co-participé (suivez notre regard du côté du RPR/UMP/LR et des Centristes) en alternance à la démolition du pays depuis cinquante ans. Et miracle dans le miracle, nos Institutions elle mêmes sont formatées pour encourager les pires décisions à courte vue et les choix les plus coupables.
Tout ce beau monde qui navigue à vue, en ne pensant qu’à la prochaine élection, a réussi avec le temps à se persuader qu’il est possible de faire avaler à la totalité des Français la plus énorme couleuvre de tous les temps, par la simple intoxication médiatique et verbale. Ou bien que la paix civile peut s’acheter avec les impôts des classes moyennes. Ils ne voient pas plus le mur arriver que l’aristocratie de 1789 ne vît se profiler la machine du Docteur Guillotin.
Alors bénissez donc les Belphégor, les délinquants, les faiseurs de « plaies au cou » comme le disent nos médias pour ne pas pointer clairement l’égorgement rituel de la guerre islamique, les assassins d’enfants, les passeurs de clandestins, les violeurs, les crapauds de « rodéos », les dealers, les zombies du crack, les associations militantes maternant la canaille. Chacun des leurs fait plus pour la cause de l’Europe européenne à l’identité préservée que mille colleurs d’affiches et tous les députés du RN. Ces germes sont le ferment du Grand nettoyage nécessaire à venir… Malgré l’apathie, la résignation, le conformisme d’une population castrée qui ne conçoit que le bulletin de vote pour espérer que ça ira mieux ensuite alors qu’elle tourne en rond de charybde en scylla, une population qui a été capable de voter comme elle l’a fait depuis cinquante ans et capable de réélire Emmanuel Macron, malgré la noirceur du tableau, il restera toujours une opportunité à saisir pour le redressement de la France, si l’on en croit Friedrich Hölderlin : « Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ».
