Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, soit quatre-vingts ans au moment où nous rédigeons, la France est gouvernée par des partis de centre-droit, centre-gauche. Ces « modérés » dont Abel Bonnard a dit que leur faiblesse devient fascinante quand on voit tous les événements qui en sont sortis. Les Français ont donc eu tout le temps de voir ces partis à l’œuvre, leur action, et les résultats auxquels elle aboutit.
Dans son entreprise de diabolisation de ses opposants pour pouvoir mener les choses à sa manière, le Système dominant a forgé une mauvaise réputation à la radicalité et a dénaturé la signification du mot.
Or, radical vient du latin radix, racine. Un radical est quelqu’un qui remonte à la source des problèmes. Il n’y a rien d’extrémiste à cette démarche intelligente. Pourquoi les Français ne se « radicalisent » pas malgré la descente aux enfers ? Comment peut-on être modéré en voyant l’état catastrophique dans lequel se trouve son propre pays ? Pourtant, la période d’observation a duré plus que de nécessaire et le constat est sans appel. Mais un incroyable conditionnement, un incroyable dressage pèse sur eux. Aujourd’hui, la France est ruinée, envahie, ensauvagée, dépressive. C’est le fruit d’un abus de mansuétude, de largesses, envers tout ce qui s’avère pourtant néfaste, d’un abus de liberté autorisée à des gens qui ne la méritent pas, qu’ils soient de vulgaires racailles, des cols blancs en costume cravate ou tailleur « chic à la française ». La tolérance n’est pas une vertu, c’est la couardise d’une nation trop effrayée de punir le vice. Le fascisme pense que c’est l’abus habituel de la liberté concédée sans discernement qui prépare les périodes dangereuses pendant lesquelles l’indépendance et la vie de la nation sont en péril. Les fascistes pensent qu’il faut se prémunir de cette chienlit en acceptant normalement une certaine discipline nationale, et que pour cet objectif louable cette discipline peut être instaurée en méthode habituelle de gouvernement. À chacun de juger s’il a suffisamment soupé de la « démocratie sociale » de ce Système et s’il veut essayer autre chose, ou s’il veut en reprendre une assiette.
Mais on ne saurait attendre d’un écœuré de la politique des modérés qu’il se rallie aveuglément à une doctrine qu’il ne connaît pas et dont il n’a qu’une vue déformée, salie, par la propagande des vainqueurs de 1945. Il doit avant tout se libérer du conditionnement « antifasciste » implanté dans l’opinion par la propagande scolaire et cinématographique du Système. Nos articles suivants peuvent l’y aider. Encore lui faut-il « oser approcher la Bête ». Ce n’est qu’après avoir comparé les résultats des modérés à la promesse fasciste que chacun peut savoir où va sa préférence :
- Qu’est-ce que le fascisme ? Florilège d’extraits
- Comment ne pas être fasciste !…
- Une brève présentation du Fascisme
- Le fascisme fut-il ce que l’on vous a dit de lui ?
- Être fasciste…
- Fascisme
- La pensée fasciste a toujours été une pensée saine
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