Les Français sont sous servitude médiatique

A destination de tout éventuel lecteur dont le cheminement l’aurait amené à être près de « sortir de la Matrice », un rappel de quelques évidences que les personnes libres d’esprit connaissent déjà parfaitement.

La presse écrite a un lectorat limité en France. Les grosses radios touchent davantage de personnes dans l’exercice du bourrage de crâne. Mais la télévision, par la force de l’image dont elle dispose en supplément, est l’outil privilégié du contrôle social sur les populations, le plus efficace dans la propagation du somnifère médiatique et du narratif officiel.

Le crétinisme de la programmation télévisuelle n’a d’autre finalité que de maintenir, et avec grand succès, la population dans une limitation intellectuelle et une absence de réflexion fondamentale. Une population véritablement instruite, cultivant un esprit critique, devient incontrôlable, elle finirait par se retourner contre ses maîtres et se débarrasser de tous les manipulateurs qui vivent grassement sur son dos. D’où la nécessité de ne pas l’instruire objectivement et au-delà d’un certain niveau, exception faite bien évidemment d’une petite « élite » sélectionnée en vase clos et autorisée à effectuer des études supérieures dans les bons établissements, strictement suffisante à la perpétuation du système : les Alphas et les Epsilons du « Meilleur des mondes ». Par le pouvoir de la télévision, l’anesthésie est délivrée en continu dans tous les foyers, et auto-administrée par la victime elle-même lorsqu’elle appuie sur le bouton de mise en route de son récepteur. Et la diffusion des bouquets de chaînes s’étend désormais aux écrans des téléphones portables, aux tablettes : tout le monde doit pouvoir être endormi, manipulé, à tout moment et où qu’il soit. A 8 ans, un enfant sait déjà reconnaître 100 logos de marques, et 300 à dix ans. Il est formaté et manipulable à vie.

Les fictions de divertissement sont évidemment largement utilisées en outil d’influence et mises au service d’une idéologie. Le 30 août 2004 était lancée la série française « Plus Belle La Vie », présentant une vision radieuse du « vivre-ensemble » et de tous les sujets que l’idéologie dominante veut promouvoir et établir comme normaux dans les esprits. Il ne s’agissait pas d’une simple carte postale provençale, mais d’une commande institutionnelle suite à l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle le 21 avril 2002, éliminant le candidat socialiste Lionel Jospin et traumatisant l’oligarchie qui tient la France. Une commande faite donc sous la mandature du vainqueur, Jacques Chirac. En effet, dans une interview accordée à l’émission + Clair, un responsable de France3 fit l’aveu que quand bien même l’audience resterait confidentielle, donc non rentable en termes de recettes publicitaires, Plus Belle La Vie ne serait pas retirée de l’antenne car la raison d’être principale de la série est d’ordre idéologique et non pas commerciale. CQFD. Après avoir été maintenue durant dix-huit ans, elle a cessé d’être diffusée le 18 novembre 2022.

Autre exemple constaté, risible tant il est grossier, à l’époque où le lynchage médiatique avait cours contre des bénévoles qui distribuaient aux SDF parisiens une soupe roborative contenant du porc, dès lors accusée « d’islamophobie » : France 2 diffusa un épisode du feuilleton PJ dans lequel deux SDF étaient victimes d’un empoisonnement après avoir fréquenté la soupe populaire d’une nouvelle association « d’extrême-droite » soupçonnée de discrimination raciale.

Depuis l’apparition de « Poubelle la vie », les séries françaises n’ont cessé de véhiculer les orientations idéologiques du pouvoir. Nous avons souvenir d’une publicité édifiante pour un dentifrice, où une jeune fille était mise en scène interviewée assise chez elle pour vanter les qualités du produit, et où pendant une petite seconde la caméra venait sur le cadre posé en arrière-plan, avec une photo la montrant en compagnie de son petit ami black, incitation discrète mais explicite au métissage. Mais avec l’arrivée d’Emmanuel Macron, l’exploitation de l’image, sous tous ses formats, photo, publicité, production télé, cinéma, théâtre, à des fins de propagande multiraciale, est passée à un niveau industriel. Pas une image sans son black, son métis, son LGBT, son couple femme blanche homme noir. Tous les grands noms de l’industrie, de la banque, du commerce, tout ce qui a la capacité financière de se payer de la pub, tous participent à ce bourrage de crâne œuvrant à la destruction de notre identité. A croire que les professionnels de l’image y sont contraints par des directives de l’Arcom (ex CSA) sous peine de voir leurs productions non diffusées.

Les Français vivent sous servitude médiatique. Les médias français, les gros, les « main stream », ne sont pas un contre-pouvoir. Ils sont le pouvoir, le pouvoir sur les esprits. Les gros médias imposent le politiquement correct. Ils disent aux Français à feu continu ce qu’il convient de faire et de penser. Mais les média sont eux-mêmes en servitude. En servitude publicitaire. En servitude financière. Car ce sont les banques et les grands oligarques de la superclasse mondiale qui sont aux commandes des médias français. C’est la Sainte-Alliance du capital et des trotskistes de salles de rédaction qui formatent l’opinion.