
Jouissant d’une volonté pathologique de la gouvernance ne pas modifier le droit et d’agir comme il se devrait, les Narcos ont donc haussé d’un cran leur défi à l’autorité de l’État, important les méthodes en vigueur dans certains pays d’Amérique du Sud. Le quartier Pissevin à Nîmes est désormais sous contrôle des narcoterroristes qui interdisent aux habitants, terrifiés, de sortir de chez eux par des messages de menaces ainsi que par des meurtres particulièrement violents (immolation) diffusés sur les réseaux sociaux. Les éboueurs exigent désormais une « escorte policière » pour ramasser les poubelles, après avoir été interdits d’entrer dans le quartier par deux individus cagoulés armés de Kalachnikovs. Le degré de putrescence qu’atteint ce pays est impressionnant.
Évidemment, il est illusoire d’espérer revenir à la normalité sans un changement radical et assumé du droit et des méthodes. Exit les beaux principes. Il faut accepter une révolution mentale de tous, hiérarchie et troupes au sol. Sur le terrain des points de deal, la seule façon de venir à bout de ces délinquants est de tirer à vue sur tout individu hostile ou dont l’attitude montre qu’il participe à ce trafic, à vue, sans sommations, sans états d’âme, et de laisser leurs carcasses pourrir au soleil. Et ce dans la durée, impitoyablement, jusqu’à extinction de leurs effectifs. Et recommencer autant de fois que nécessaire si les points de deal se réinstallent, jusqu’à renoncement complet de l’ennemi. Les BOPE brésiliens doivent en regard ressembler à des enfants de chœur. Aucune autre méthode ne dissuadera les candidats au trafic. Mais il faut le vouloir, il faut sortir de la culture de mansuétude, de « l’humanisme », des illusions de « resocialisation » du malfaiteur (jamais ces gens, avec le fric qu’ils font, ne se lèveront à 06h00 pour aller travailler comme « Monsieur tout le monde » sous les contraintes d’un patron), il faut cesser de considérer que la vie d’une canaille, de celui qui a choisi délibérément de s’extraire de la normalité du corps social, a la même valeur que celle d’un homme honnête, d’une victime innocente ou d’un héros. Jamais la classe politique de ce pays n’acceptera d’adopter ces solutions, les seules à même de terroriser ces racailles et priver les têtes de petites mains. La situation est donc inévitablement vouée à pourrir davantage.
Il faut par ailleurs, si l’on veut être efficace, agir également de l’autre côté, sur le consommateur, car selon la loi immuable du marché, sans demande il n’y a pas d’offre. Mais c’est là un autre sujet, contentons-nous pour aujourd’hui de l’aspect deal évoqué ci-dessus.

