Les mythes renaissent toujours…

L’essentiel de l’allocution de Pierre Krebs à Villepreux lors de la XVe Table Ronde du mouvement Terre & Peuple.

Mesdames, Messieurs, mes amis,

Révolution… le mot résonne du cliquetis des armes et de l’entrechoc des idées, les idées qui sont au monde ce que la musique est à l’orchestre. Mais les révolutions, qui sont les forceps de l’histoire, accouchent les idées. Leur dénouement, s’il est souvent fulgurant, n’est jamais que l’aboutissement d’une longue période préparatoire, rebelle par nature au dilettantisme. De fait, une révolution ne s’improvise pas. Les révolutionnaires sont des gens sérieux, rigoureux, conséquents, et disciplinés. Les charlots finissent vite dans les poubelles. Car une révolution, il faut la gagner, une révolution ne se fait qu’une seule fois, prévient Moeller van den Bruck.

Le révolutionnaire, préfiguration de l’Homme nouveau, a effacé en lui-même tous les stigmates de l’homme ancien. Il réunit dans sa personne la foi du missionnaire semeur d’idées, et le pragmatisme de l’homme d’action qui les applique. Son parcours est difficile, laborieux, périlleux.

Nous avons évité jusqu’à ce jour quant à nous, je crois pouvoir le dire, tous les pièges, même les plus subtils. Nous n’avons pas perdu beaucoup de temps sur les fausses pistes et nous avons même survécu à des dangers autrement graves, les lâchetés des uns, les trahisons des autres. Aucune pression n’a pu nous faire plier, aucune intrigue n’a réussi à nous diviser, aucun opportunisme n’est parvenu à nous faire changer de cap, pour l’unique raison que nous n’avons jamais cessé un seul instant de croire à l’unité incorruptible de notre communauté, à la force rédemptrice de nos idées, et à leur accomplissement demain, dans la révolution.

Pour comprendre néanmoins ce parcours, il faut connaître les étapes de son itinéraire, et les stations de son évolution. Ce n’est en effet ni à Rome, ni à Berlin et encore moins à Moscou que ce cheminement à commencé, mais sous le soleil torride de l’Algérie enfiévrée et ensanglantée des années 1950. C’est en effet dans le chaudron de la passionaria algérienne, remplie à raz bord d’une mixture explosive s’il en fut, brassage innommable d’espérances trahies et de trahisons décorées, de courage inutile et de lâchetés récompensées, de fidélités trompées et d’injustices impunies, que devaient poindre les premiers ébats d’une révolte immature prise au piège de sa passion si latine, et de sa jactance si méditerranéenne. L’arbre de l’utopie coloniale lui cachait encore toute la forêt de la logique racialiste que Terre & Peuple a résumé dans un slogan qui claque au vent de l’évidence sa vérité éternellement simple : à chaque peuple, sa terre. ABC du droit des peuples, ABC de respect envers les peuples, ABC de la paix entre les peuples. Ces rebelles, donc, étaient sans le savoir, des révoltés d’arrière-garde qui se battaient pour une cause sans avenir, parce qu’il manquait à la revendication du sol la légitimité supérieure, le droit du sang. Et cependant, ces révoltés de l’Algérie française, victorieux sur le terrain mais défaits par la politique, ignoraient encore que ce traumatisme les aiderait à transformer une défaite passagère en victoire intérieure, celle-là capitale pour l’avenir. Les plus intelligents, rescapés de la tragédie du front nationaliste, allaient en effet passer sans transition à une vitesse supérieure de la réflexion. Un petit manuel intitulé Pour une critique positive pose dès 1964 les bases de la théorie et de l’action pré-révolutionnaire. Ce sera le Que faire des nationalistes. Une analyse sévère et précise des causes de l’échec algérien, la mise à nu des tares de nos positions dites nationales, la dissection des mécanismes et des rouages des événements de la société, métamorphosent d’un coup les motifs d’une révolte contre un régime en principes d’action contre un système, c’est le premier cocon révolutionnaire. Dans l’approche qu’elle pose sur les événements, les idées, et les hommes, la critique positive applique les paramètres du réalisme biologique entrevu à la dimension du monde blanc, autrement dit de la conscience raciale. Ce nouveau paramètre y transcende dorénavant toute la démarche critique, bouleverse les frontières nationales arbitraires, et replace sur leurs lignes de front naturelles celles du sang, c’est le deuxième cocon révolutionnaire. Le réalisme biologique détient en effet la clé déterminante qui permet de saisir et de comprendre tous les points d’appui idéologiques du puzzle religieux, culturel, politique, et économique du système ainsi que ses tenants et aboutissants. La conscience révolutionnaire identitaire européenne vient d’éclore, c’est le troisième cocon révolutionnaire. La théorie révolutionnaire a désormais trouvé ses assises, merci Dominique Venner.

Le sacrifice a été lourd, une défaite, des victimes et des tragédies par milliers, des poursuites, des condamnations, des mises au pilori, des remises en question et des revirements doctrinaux radicaux. Mais la métamorphose est un succès. Les quelques rebelles désordonnés, contradictoires, souvent romantiques, parfois burlesques, d’une Algérie française désormais incompatible avec les nouveaux axiomes, ont mué en révolutionnaires d’avant-garde conscients d’appartenir à une élite capable de juger et d’expliquer les événements, parce que maîtres d’une doctrine, de la connaissance, c’est-à-dire maîtres d’une vue du monde, et c’est cela désormais qui comptera pour demain.

C’est à cette époque que beaucoup parmi nous, mêlés de près ou de loin à l’expérience algérienne, sont entrés dans le combat révolutionnaire comme d’autres, il faut bien le dire, entrent dans un Ordre. La foi dans la révolution, la vision d’un monde nouveau, la certitude d’incarner une idée juste et nécessaire, devenait le moteur de tout ce à quoi désormais nous aspirions, abattre dès que possible un système qui condamne l’idéal européen d’un type humain supérieur, qui voue les masses au culte suicidaire du métissage, qui déclare hors-la-loi les valeurs les plus élémentaires de l’esprit européen classique, le culte des valeurs viriles, le courage, le goût du risque, l’esprit de discipline et de maîtrise de soi, la loyauté, la fidélité au serment, la soumission au devoir, la noblesse du travail, le mépris du lucre. Rongée par les métastases du système, l’Europe a donc dégringolé en un temps record les marches de l’Olympe, et elle n’en finit plus de végéter dans quelque sous-sol monoprix de la société marchande, tandis que les grands mythes conducteurs de notre culture s’évanouissent dans la mémoire des nouvelles générations, à proportion égale des ahurissements multiformes qui les broient, à l’âge judéo-américain qui a troqué Périclès, Faust, ou Mozart, contre les pitres shootés du show-business, les zombis en matière plastique repeints en blanc à la manière de Michael Jackson.

Puis, au fil du temps, la notion de révolution s’est encore métamorphosée, dans une idée enchanteresse, un peu comme si Merlin l’avait enfouie dans quelque tréfonds de notre conscience, aussi insaisissable et aussi mystérieuse qu’un archétype, à cheval sur la prise de conscience intolérable d’une réalité humaine politique, sociale, culturelle, de plus en plus abjecte, et une vision du monde qui nous emplit comme un empire intérieur, nous guide et nous oriente à travers les déchets biologiques d’une société moribonde effondrée au milieu de ses ruines que l’on évalue à leur pesant de son surconsumérisme adipeux, d’individualisme termitophile, de couardise épidermique, de soumission mécanique, de bêtise cultivée, à force de pousser les ténèbres dans les catacombes d’une Europe qui s’éloigne à pas de métis de son sang, de son esprit, et de ses Dieux.

La révolution, ironise encore Dominique Venner, n’est ni un bal costumé ni un exutoire pour mythomanes. Non, c’est une chose trop importante dans son essence, et trop subtile dans les mécanismes qui règlent son accomplissement, pour qu’on en parle à la légère. Depuis maintenant un demi-siècle que nous ruminons ce mot, nous avons appris à mesurer l’importance qu’il faut certes donner aux idées, l’efficacité qu’il faut donner à l’organisation, et le sérieux qu’il faut consacrer à la tactique et à la stratégie, toutes choses déjà écrites dans Critique positive, plus actuelles que jamais depuis que les nationaux de carton à la Poujade, ou de plastique à la Le Pen, n’ont cessé d’illustrer et de confirmer les tares de ce qu’il faut bien appeler la maladie infantile du nationalisme.

Mais si le mot révolution a inscrit à ce point dans notre inconscient la volonté de renaissance ethno-politique qui nous agite, il n’est encore et toujours que lettres posées sur le contour d’une vision, et que syllabes d’un but qui reste à atteindre. Révolution n’est encore que le prénom de la révolution identitaire, le mot de passe de la vie nouvelle dont l’Europe a urgemment besoin pour survivre, le mot de reconnaissance entre soldats du même commando, à la vue de l’étincelle qui fera s’embraser le volcan. Eh bien, ces tables rondes sont précisément mes amis, les ateliers de la révolution, le lieu synergique où une communauté d’activistes identitaires se rassemble, certes pour réfléchir, mais aussi et surtout pour renforcer une action dont le but ultime, ne l’oublions jamais, est de vaincre et d’écraser un jour la Bête. Nous ne sommes pas ici pour nous gargariser de mots ou pour nous donner bonne conscience, mais pour fortifier la plateforme européenne qui trace la ligne de front de ce combat, pour nous équiper de concepts et d’idées qui sont à la résistance ce que les munitions sont aux armes, pour mieux organiser les moyens de la résistance, pour mieux renforcer l’efficacité de cette résistance. Car ici se rassemblent des femmes et des hommes qui savent que si la Nation s’est transformée en fond de boutique ou en bazar d’Anatolie, l’âme du peuple, son histoire, sa conscience, sa pensée, continuent de palpiter, de battre, de vivre, dans l’âme et la conscience, et dans la volonté de celles et de ceux qui en sont devenus les gardiens et les éveilleurs. Et vous êtes, et nous sommes mes amis les éveilleurs de l’âme de notre race et les gardiens de son sang. Les tables rondes de Terre & Peuple sont pour cela et à cause de cela que tremblent tous les collabos du Système qui auront demain des comptes à rendre, les antichambres de la Révolution.

A ceux qui l’auraient peut-être oublié, rappelons-le : nous sommes en guerre. Une guerre à mort. La guerre du globalisme contre les peuples. La guerre de l’arbitraire contre le droit. La guerre du nomadisme contre l’enracinement. La guerre de l’or et de la marchandise contre le sang et le sol. La guerre des planétariens contre les identitaires. La même guerre deux fois millénaire qui commença entre Athènes et Jérusalem, et qui se poursuit avec des moyens autrement efficaces et décuplés entre une Jérusalem Washingtonisée et une Athènes élargie au monde Blanc tout entier. Une guerre de tous les instants, de tous les lieux, de tous les pays, qui soumet nos peuples au harcèlement permanent d’un ennemi pluriforme qui parle toutes les langues et porte toutes les peaux, qui colporte tous les mensonges même les plus invraisemblables, qui s’adonne à toutes les perfidies même les plus inimaginables, et qui mène d’un bout à l’autre du globe la guerre la plus dangereuse, la plus barbare, la plus totale que de mémoire d’homme on ait jamais connu. Une guerre qui laisse abdiquer la raison des plus faibles, fait vaciller leur conscience, endort leur instinct, leur fait oublier les racines, empoisonne les organismes. Guerre politique par le biais des gouvernements au pouvoir et des partis à la laisse du pouvoir. Guerre juridique par le biais de magistrats métamorphosés en inquisiteurs. Guerre répressive par le vote de lois de plus en plus arbitraires. Guerre professionnelle par le biais des dénonciations qui mettent en péril les salaires. Guerre publicitaire généralisée qui fait la promotion du métissage à tous les degrés et à tous les endroits, sur l’affiche du métro comme dans la salle d’attente de la gare, dans les catalogues de la Redoute ou le prospectus du supermarché, le commentaire du musée, ou la lettre pastorale du village. Guerre nutritionnelle et énergétique que mènent des sociétés criminelles à la Monsanto qui pillent les ressources pour imposer des aliments manipulés. Guerre médiatique de la presse écrite, parlée, télévisée. Guerre culturelle par le biais du cinéma, du théâtre, de la peinture, de l’architecture ou des arts en général, lesquels ne sont plus valorisés pour leur qualité intrinsèque, mais admis ou refusés selon qu’ils sont ou non politiquement corrects. Guerre pédagogique qui soumet les enfants au pilonnage des éducateurs du Système. Je vous ferai grâce du sermon du dimanche auquel vous avez j’espère, tous membres de Terre & Peuple, le privilège insigne d’échapper.

J’ai relevé quatre points forts que je crois essentiels et sur lesquels je ferai un bref commentaire. D’abord le Système. Nous sommes tous conscients que dans cette guerre, le globalisme judéo-américain reste l’ennemi numéro un parce qu’il est l’allié majeur des planétariens. Mais sommes-nous oui ou non en train d’assister à son écroulement. Certains signes pourraient le faire penser, d’autres moins. Je partage moi l’opinion de Gabriele Adinolfi : le Système se fissure, certes, mais il n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. Et il n’est même pas sûr que la crise économique en vienne à bout. Mais attention, un évènement imprévu peut tout changer. Mais il est bien évident que nous ne nous saisirons jamais du pouvoir par la voie parlementaire. Je crois au contraire que la meilleure façon de perdre des opposants actifs au Système consiste à les envoyer goûter le grand gâteau que le parlementarisme corrompu et pourri distribue si généreusement à ses laquais. Non, notre voie est celle de l’étude, de la formation et de la patience, sans se préoccuper disait Sorel, de ce que la médiocrité démocratique pourra penser de nous. Je veux dire que nous devons être prêts au plan théorique et pratique, à avoir réponse à toutes les grandes questions qui agitent la société, et être sur le qui-vive dans un monde où, je le disais, un évènement peut arriver d’un seul coup.

(…)

Je passe maintenant aux idées.

1) la Révolution identitaire, son nom l’indique, sera d’abord une révolution du sang et du sol. Le sang est l’alpha de la vie d’un peuple et de sa culture, mais il peut devenir aussi l’oméga de sa dégénérescence et de sa mort si le peuple ne respecte plus les lois naturelles de son homogénéité. Le sol est le corps spatial du sang dont il importe de circonscrire les frontières et d’assumer la protection. L’éthologue de pointe Irenaeus Eibl-Eibesfeldt le dit clairement, les ethnies obéissent pour se développer et pour survivre, à des mécanismes d’autoprotection identitaire et territoriale qui sont le moteur de l’évolution. La Révolution identitaire sera donc une révolution ethnopolitique qui bouleversera les données habituelles de la géopolitique, car nous sommes conscients d’appartenir au même phylum génétique, quelles que soient ses variantes, germanique, celte, grecque, romaine, ou slave. Eibl-Eibesfeldt est là aussi catégorique, la population européenne est encore au plan biologique et anthropologique homogène et parfaitement bien caractérisée.

2) la Révolution identitaire sera une révolution religieuse païenne, parce que fidèle à la plus longue mémoire, et culturelle parce que organique et enracinée, par opposition à la civilisation planétaire égalitariste américano-occidentale, civilisation cosmopolite du capitalisme apatride et sauvage, de l’économie et du matérialisme érigés en valeurs absolues. Une civilisation qui a décrété, ignominie suprême, par un retournement spectaculaire des valeurs européennes, que le destin des hommes dorénavant serait assujetti à celui des marchands.

3) la Révolution identitaire sera une révolution écologique, qui mettra fin au mythe mortifère de la croissance continue qui fait courir le monde à la catastrophe et qui est, pour reprendre une phrase de Gustave Thibon, le propre des chutes plus que des ascensions. Favorable à la théorie de la décroissance, elle s’emploiera à mettre un frein radical, aussi bien à la surconsommation absurde, qu’au néo-barbarisme de l’exploitation inconsidérée qui saccage et pollue l’environnement, épuise les ressources, menace la santé. L’environnement n’est pas seulement un espace de vie, l’environnement donne un sens à notre vie. Il est à notre corps, à notre esprit, et à notre âme, ce que sont les arbres à la forêt.

4) la Révolution identitaire sera une révolution économique. Nous sommes tous conscients que le capitalisme apatride et marchand est une des têtes du mal absolu. Il faut trancher impérativement cette tête monstrueuse si l’on veut rendre justice aux hommes et à la terre. Nous déclarons la guerre à l’évangile du profit, et nous condamnons le veau d’or à l’abattage. Le socialisme qui est pour nous l’enracinement, la hiérarchie, l’organisation, commence, là où finit le marxisme constatait Moeller van des Bruck, pour ajouter qu’il ne peut être compris qu’en se plaçant à un point de vue juif. Ce n’est pas par hasard disait Moeller van des Bruck que tous les traits de Marx sont mosaïques, maccabéiques, talmudiques. Le libéralisme qui a miné les civilisations, détruit les religions, ruiné des patries, a pris la relève du marxisme, le cosmopolitisme continue l’internationale, les technocrates ont pris la place des bureaucrates, et ce sont encore et toujours les mêmes lobbies maccabéiques qui continuent d’exploiter la planète et d’assujettir les peuples. La Révolution identitaire saura s’inspirer de ce socialisme allemand organique appelé dans l’histoire de l’esprit humain à prendre la place de tout ce libéralisme occidental qui se terre aujourd’hui encore dans le parlementarisme et se fait passer pour la démocratie. Ce socialisme identitaire sera, mes amis, le principe du nouvel empire européen, fondé sur une définition de l’Homme dans laquelle l’éthique de l’honneur, le courage, l’énergie, la loyauté, le civisme, retrouveront les rôles naturels qu’ils ont perdu. Lui-même structuré autour d’une hiérarchie qui mettra ses qualités au dessus de tous les avantages donnés par la naissance, la fortune, les alliances, et qui choisira l’élite en considération de ses seules qualités, écrit Maurice Bardèche pour qui l’autorité dans l’État n’est rien d’autre que le respect de ces qualités et de cette hiérarchie. Le socialisme identitaire, au service exclusif de la communauté du peuple, sera consubstantiel de l’économie organique, elle-même conçue comme un organisme vivant et hiérarchisé soumis à la volonté du politique. Car le vrai socialisme, mes amis, c’est la loi du soldat, disait encore Bardèche. Combattre la puissance de l’argent, c’est remplacer la puissance de l’argent. Quand les qualités d’Homme redeviendront notre référence et notre guide, alors, notre vie ne sera plus une botte de foin que n’importe quelle fourche peut lancer sur la meule. Chacun de nous répondra à lui-même de ce qu’il aura été. Ceux qui ne veulent pas vivre, nous ne pouvons pas les forcer à regarder le soleil en face. Mais les autres, qu’ils puissent dire qu’ils auront été des Hommes.

Je décèle dans l’immédiat quatre priorités majeures.

1) la création d’une Académie identitaire, ou école de cadres.

2) la coordination d’actions communes dans tous les pays où notre mouvance a pris pied.

3) dans le numéro 23 de l’excellente revue Réfléchir et Agir, Eugène Krampon propose la création de ce qu’il appelle un « komintern européen », l’idée mérite qu’on y réfléchisse.

4) pour être opératifs demain, il est impératif que les lois du nouvel État soient déjà formulées. Pourquoi ne pas demander à des spécialistes par exemple du Droit constitutionnel, actuellement à la retraite, de formuler les axiomes et les lois du nouveau Droit identitaire. Une Révolution a énormément, immensément besoin de se fonder sur le Droit. Avant d’arriver au pouvoir, la révolution nationale-socialiste a été une révolution préparée en majeure partie par des juristes, ne l’oublions pas. Et que ces spécialistes du Droit pensent également à formuler les chefs d’accusation qui permettraient d’assigner devant les nouveaux tribunaux les apprentis-sorciers du métissage organisé actuel.

Alors saurons-nous, mes amis, être à la mesure de ce défi gigantesque. Saurons-nous être les semeurs d’une victoire que d’autres, sans aucun doute, moissonneront. Saurons-nous être la minorité agissante qui sait que la Révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Car lorsqu’une révolution a eu lieu, il s’en suit une évolution. La minorité agissante qui a compris que cette tâche immense nécessite un vaste outil de travail, de préparation, et de formation. La minorité agissante qui a su se forger une conscience révolutionnaire, qui sait que rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine, qui sait que pour cela il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, lui expliquer comment on le mène sur le bûcher de son éradication raciale. La minorité agissante qui a appris à devenir une élite pénétrée d’une nouvelle conception du monde et de la vie, maîtresse d’une doctrine claire, pas compliquée, claire, qui apporte une idée tout aussi claire de la vie et du devoir, un instrument intellectuel qui permet de juger à tous les instants les évènements. Une élite qui réussit à convaincre les plus incrédules par sa mystique, par son exemple, par sa sincérité, qui enseigne un ordre politique fondé sur la hiérarchie du mérite et de la valeur, et qui apporte une solution universelle au problème posé à l’Homme par la révolution technique. Devenons, mes amis, pour cela, les nouveaux corps francs de la Révolution, soyons les éveilleurs de notre peuple, forgés par le même sang, soudés dans la même volonté, unis autour du même destin. Le défi est immense, certes, à la limite de la raison. Mais qu’importe mes amis, car c’est de cette folie que la sagesse accouche, c’est de cette volonté que la vie se garde, et c’est de ce désespoir que rejaillit l’espérance. A condition de le savoir. A condition d’y croire. A condition de le vouloir. Alors, debout mes frères, il faut agir. Les mythes, dit-on, renaissent toujours à Thulé. Pourquoi pas demain chez les Gaulois, à Villepreux !