Il y a vingt ans déjà, le tableau était sinistre

« Je ne vois pas d’espoir, pas d’avenir… Le pays est dépressif. Je connais peu de gens heureux individuellement et dans leur vie professionnelle autour de moi. Et à ce niveau d’hébétude et de mauvaise humeur, c’est un problème de société. Je suis frappée par le fait que, dès que nous sortons de France – que ce soit en Espagne, en Belgique, en Italie et à New York – il y a une énergie positive. Et lorsque l’on revient, on se sent pris dans une sorte de gouffre… Il me vient même l’idée de partir, car il y a un climat très difficile de conflits sociaux, de grand désabusement…  » – Éliette Abécassis, romancière, 2 août 2006, journal Le Monde.

Vous avez noté la date de cette déclaration ? Au pays où rien ne va jamais en s’améliorant, après vingt ans supplémentaires de dégradation continue, on sait où nous en sommes aujourd’hui de la manière dont on vit ici.