
Le nationalisme a eu mauvaise presse depuis 1945 et la victoire des doctrines gauchistes qui comme chacun sait sont à l’inverse internationalistes. Le discrédit dont il a été frappé en France a entraîné dans son sillage celui du concept de « nation ». Mais les choses changent.
Autrefois synonyme de patriotisme et chargé de connotations nobles et généreuses, il a été accusé d’être à l’origine de tous les maux, par ceux qui précisément sont à l’origine de tous les maux. Inversion classique de la malhonnêteté du camp d’en face. L’organisation de l’humanité en États-nations avait toujours été considérée comme le plus haut degré de civilisation auquel elle pût atteindre ; jusqu’à ce que ces nations soient considérées comme le plus grand obstacle à la marche glorieuse de ce que les apatrides de cœur considèrent être la civilisation : la société cosmopolite, le melting-pot où toute identité a disparu.
Le qualificatif « nationaliste » appliqué à un homme ou à un groupe humain était devenu un jugement de valeur valant condamnation. Le prestige du nationalisme, dans l’opinion façonnée par les spin-doctors des officines détenant le pouvoir, était au plus bas depuis qu’il était associé aux deux guerres mondiales, les affrontements meurtriers auxquelles elles ont donné lieu ayant été attribués à l’exacerbation du sentiment national, particulièrement chez les deux nations les plus directement impliquées, la française et l’allemande. De là à conclure que l’existence des « nations » était directement responsable du nationalisme et de son corollaire, la guerre, il n’y avait qu’un pas qui fut aisément franchi.
Avec l’avènement de l’Union européenne, l’heure était à la dissolution des nations pour les transcender dans un ensemble supranational qui fut vendu comme garant de la paix éternelle.
Il était donc désormais entendu pour l’oligarchie mondialiste et ses médias que le nationalisme est détestable. S’il en est toujours ainsi pour ces derniers, ce temps est révolu par ailleurs, et heureusement, pour une partie de plus en plus importante de l’opinion confrontée aux résultats désastreux de la politique menée sous la houlette antinationale. L’influence empoisonnée et la culpabilisation menée sur les Français pendant des décennies par des BHL, des Georges-Marc Benamou, des Glucksmann, des Slama, n’a plus le monopole. Le nationalisme français n’est plus un repli hexagonal, un chauvinisme, une ringardise, une franchouillardise, une marque de la « France moisie ». Continuons de faire progresser son renouveau, pour balayer toute cette merde dissolvante des identités dont le pouvoir macroniste est le vecteur actuel.
« Formons une phalange d’hommes inaccessibles au découragement, fidèles et insolents, radicaux et intelligents, réalistes et révolutionnaires. Donnons tout et ne leur laissons rien ! » (Julien Langella, Refaire un peuple – pour un populisme radical.)
