Liberté moderne : ce doux mensonge sponsorisé par les puissants

Beaucoup croient se battre pour la liberté. Ils ne font que contester la forme de la cage.

L’homme moderne se croit libre. Il poste sur les réseaux sociaux, pense avoir une opinion, choisit entre Pepsi et Coca en toute autonomie, quel triomphe de la pensée critique !

Il parle de « liberté d’expression », mais coche la case « J’accepte » à chaque cookie numérique, vendant son âme contre trois secondes de scroll.

Il vote tous les cinq ans, persuadé de « choisir », alors qu’on lui tend deux clones en costume, interchangeables à souhait. Il râle dans sa voiture connectée, pendant que Google Maps, Siri, et le fisc savent déjà qu’il est coincé à un péage, pour son bien, évidemment.

Sa pensée ? Formatée par des algorithmes, par les tendances TikTok, par des chaînes d’information qui débitent la vérité comme un menu du jour. Son corps ? Assis huit heures par jour devant un écran, traqué par sa montre connectée qui mesure son sommeil, ses pas, son stress, mais pas son aliénation.

L’élite le berce avec des slogans : « sois toi-même », « vis tes rêves », pendant qu’elle siphonne ses données, ses votes, ses espoirs. Ce n’est plus Orwell, c’est Netflix : l’esclavage en haute définition, avec abonnement premium.

Bref, l’homme moderne est libre comme un hamster dans une roue de designer en ingénierie sociale. Il court, s’épuise, croit avancer… et remercie la cage pour sa modernité.

Mais chut. Il faut le laisser croire qu’il pense librement. C’est ça, le progrès.