Qu’est-il arrivé au 21 juin ?

La philosophie des Lumières a considéré que l’Homme est une machine, un objet que l’on peut manipuler, que l’on peut faire « évoluer » comme le diront plus tard les marxistes. Selon ces derniers, modifier l’environnement de l’Homme, modifie la nature profonde de l’Homme. Les « Lumières » ne disaient pas autre chose. C’est d’ailleurs pour cela que sous la Révolution française, un certain nombre de Conventionnels avaient estimé que la religion catholique disparaîtrait des villages en cinq ans, sous l’influence répétée de fêtes organisées à la gloire de « l’Etre Suprême », effaçant dans les mémoires le souvenir des fêtes catholiques. Ils avaient déjà l’idée qu’il est possible de modeler par l’environnement extérieur jusqu’à l’âme, l’esprit le plus intime des populations. Et ils avaient raison. La gouvernance française l’a prouvé avec la Fête de la Musique inventée un an après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. L’organisation répétée tous les ans depuis 1982 de cette fête politique a effacé des mémoires ce qu’était le 21 juin avant cela et ce qui s’y passait… la Saint-Jean et les feux qui étaient organisés dans chaque village de France. La mention Saint-Jean a même disparu des calendriers qui à cette date ne mentionnent plus que l’Eté et… la Fête de la Musique. Feux qui étaient il faut le rappeler les feux païens sur lesquels l’Église avait collé l’un de ses saints pour phagocyter cette fête du solstice comme elle a phagocyté tant d’autres moments du culte païen pour se faire accepter des populations. Aujourd’hui, des foules totalement noires importées sautent sur des sons indigents place du Chatelet à Paris sans rien savoir des feux de la Saint-Jean. Et combien de Français blancs fabriqués depuis quarante ans, la cervelle lavée par les initiatives du régime, ignorent tout eux aussi de la façon dont leurs ancêtres se réjouissaient autour des feux ? Modifier l’environnement de l’Homme modifie la nature de l’Homme. Les feux du 21 juin existent encore dans quelques communes, comme je les ai connus enfant dans les années 1970, et demeurent aujourd’hui le fait des fêtes païennes du solstice d’été.