La savonnette à vilain remise au goût du jour

« Il y a un sentiment de submersion migratoire mais c’est un problème de perception : ce n’est pas le contact immédiat avec l’immigration qui provoque ce sentiment puisque moins il y a d’immigrés dans une région, plus on vote pour l’extrême droite », explique le démographe Hervé Le Bras dans Le Club Le Figaro. Mais aussi « Non, il n’y a pas d’immigration massive ces dernières années. Le seul chiffre établi avec certitude est celui du recensement annuel de l’INSEE. En moyenne, depuis 17 ans, la population immigrée augmente de 122 000 personnes par an. Ce n’est pas énorme ».

Donc si l’on a 1 million de nouveaux arrivants et que le pouvoir décide qu’ils sont Français instantanément, cela fait une immigration 0 ? C’est sur ce « ressort » juridique, par le coup de tampon magique en préfecture sur un bout de papier, que le pouvoir français a tenté de fondre dans le corps social l’immigration la plus improbable et la moins souhaitable depuis cinquante ans, prétendant ainsi qu’il n’y a pas d’immigration massive puisque tous ces gens sont « Français ». La malhonnêteté intellectuelle de ces boomers gauchistes est insupportable. Sous l’Ancien Régime, la facilité accordée à un roturier d’acquérir un titre de noblesse en l’achetant était moquée en la qualifiant de « savonnette à vilain ». L’attribution de la nationalité à tour de bras, à des gens qui n’ont rien de Français, ni dans l’âme, ni dans le coeur, c’est la savonnette à vilain des temps présents, faisant « disparaître » l’immigration.

Hervé Le Bras, démographe du Système