Des « brétignis »…

Le 12 juillet 2013, avait lieu une catastrophe ferroviaire en gare de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne. Le procès de cette affaire (sur la responsabilité de la SNCF) trouvait son terme le 26 octobre 2022. Immédiatement après cette collision de trains, on avait vu des « crapauds » locaux profiter de l’état de choc et de blessures de certains passagers, pour les dépouiller de ce dont ils étaient porteurs, à même le quai et les amas de tôle, au milieu des premiers secouristes ne pouvant lâcher leur action de sauvetage pour intervenir et ulcérés par ce spectacle de rapine sur personnes vulnérables ou fraîchement décédées. Face à la cécité de toute la « bien-pensance » gauchiste et des gouvernants sur le réel abominable que constitue la situation de la France en matière de crimes et délits, l’humour et l’ironie ont qualifié de « brétignis », avec cette modification orthographique volontaire, ces événements que le lâche ne veut pas voir, ne veut pas entendre, dont il ne veut pas se rappeler, et que le malhonnête nie de toutes ses forces. Le brétigni, c’est l’archétype du déni. Et il est très pratiqué !

  • Vous voyez un type se faire tabasser dans le métro par quinze crapules en survètes blancs ? Brétigni.
  • Vous voyez de plus en plus de mosquées ? Brétigni.
  • Votre fille fait le tapin sur Internet ? Brétigni.
  • Vous vous êtes fait violer juste derrière la gare ? Brétigni.
  • Deux merdeux vous ont traité de « sale Français » parce que vous les regardiez de travers, après qu’ils ont craché par terre juste devant vous ? Brétigni.
  • Dans votre quartier, il y a de plus en plus de femmes en burqua ? Brétigni.
  • L’école a encore brûlé, ça fait la deuxième fois en six mois ? Brétigni.
  • Vos yeux voient le chaos des deux nuits relatives à la victoire du PSG dans la Champions League le 31 mai dernier, mais le pouvoir et ses journalistes stipendiés, les forces d’occultation, vous disent que vous vous trompez ? Brétigni encore et toujours !

Vous voyez le truc ? Pas compliqué ! Entraînons-nous un peu avec des brétignis virtuels :

Votre enfant rentre de l’école en larmes, pieds nus, avec un œil au beurre noir et une dent cassée. « Maman, on m’a volé mes baskets et mon portable. Je dois leur donner cent euros sinon… » Mais non, Kevin, tu n’y es pas du tout, mon chéri, tu as été victime d’un brétigni. Ça arrive souvent quand on est un peu trop bon en français. Tu dois seulement faire baisser ta moyenne, tu verras, ça va passer. C’est rien. Ton parent n°2 t’avait pourtant prévenu. On va te racheter un iPhone et des Nike, no souci ! Mais si ça continue, n’hésite pas à m’en parler, on ira voir la psychologue et la conseillère d’orientation. De toute façon, ça peut pas faire de mal. Tiens, prends ces cent dix euros pour ton argent de poche.

Vous vous levez à six heures, comme d’habitude, pour aller travailler. Sur le parking, à la place où vous aviez laissé votre voiture, un amas de tôles brûlées, qui fument encore. Vous continuez votre chemin comme si de rien n’était, et vous allez prendre le métro, en vous félicitant de ne pas être tombé dans le panneau. Et un brétigni, à sept heures du mat’ ! S’ils croient pouvoir me berner aussi facilement ! Ah, les cons ! Je n’ai jamais eu de voiture ! Ah ah ah ! Il n’y a pas de métro dans le quartier où vous habitez ? Mais vous le savez bien ! Non mais pour qui on vous prend !

Vous sortez votre portable pour appeler un taxi. On vous demande votre adresse. Vous la donnez, et là, on vous répond que les taxis ne se déplacent pas dans ce genre d’endroits. Ah ah ah ah ! Vous vous marrez. Deux brétignis consécutifs, ça fait beaucoup ! C’que les gens aiment blaguer, quand-même !

Au moment de raccrocher, vous vous apercevez que vous n’avez pas de portable, qu’on vous l’a volé il y a trois jours. Et de trois ! Ah, ils sont forts, les cons ! Vous faites du stop en pouffant de rire. Vraiment, la journée commence bien, vous êtes de bonne humeur et vous avez hâte de raconter cette bonne blague aux copains, au boulot. Un record de brétignis, ça le fait, devant les nanas !

Un type sympa vous prend dans une belle voiture, il ne parle pas français, mais il est sympa. Arrivé à destination, vous poussez la porte de votre entreprise, et vous croisez Moussa, le type de l’accueil : « Tiens, Bernard, qu’est-ce tu fous là ? Tu t’ennuies de nous, hein ! » et il vous file une grande tape dans le dos. Ça vous revient, maintenant, vous avez été viré il y a un mois. « Ben oui, j’passais dans l’coin. Tu sais quoi ? J’en suis à mon quatrième brétigni, rien qu’en une heure ! » Moussa vous regarde avec un petit sourire, vous vous demandez s’il vous croit. C’est vrai que vous aviez l’habitude de vous vanter, quand vous étiez son chef !

Vous avez pigé la manip ? Depuis que le gouvernement a inventé le brétigni, la vente des anxiolytiques a connu sa plus forte baisse depuis quarante ans ! C’est un succès. L’Europe songe à imiter l’exemple français… comme toujours !