Des hommes sexuellement variables, et des enfants élevés dans des maternelles d’État… terrifiant modèle de la « politique de la famille » dans l’Occident dégénéré en place depuis bientôt une vingtaine d’années.
« Équivalence », « gender mainstreaming », « centre de compétence gender », on a vu fleurir ces termes sur les sites internet officiels de gouvernements occidentaux. Depuis, nous avons compris qu’ils révèlent la route sur laquelle l’idéologie au pouvoir fonce à tombeau ouvert. « Gender mainstreaming » signifie littéralement « mettre au centre de l’attention la notion de genre social ». En quelques mots, il s’agit de tout mettre en œuvre pour que la distinction entre homme et femme, et l’hétérosexualité en tant que normes soient balayées, et de rendre les modes de vie homosexuels, bisexuels, transsexuels équivalents à la relation naturelle entre l’homme et la femme.
C’est à la transformation d’une idéologie en réalité sociale à laquelle nous assistons, sur la seule initiative de l’appareil politique, et sans que cela fasse l’objet d’une consultation de la population (comme toujours dans nos « démocraties »).
En Allemagne, la partie scientifique de cette réflexion visant la restructuration de la société avait été confiée au « Centre de compétence gender », de l’université Humboldt de Berlin, centre lui aussi principalement financé par le ministère de la Famille. Le gouvernement avait accepté d’augmenter fortement le nombre d’écoles maternelles, sur la requête de celle qui était alors ministre de la Famille, Ursula von der Leyen. Le ministre « gender », comme elle fut surnommée, membre du parti prétendument chrétien démocrate, s’est battue bec et ongles pour l’étatisation de l’éducation des enfants, arguant que l’assistance « professionnalisée » aux tout-petits est meilleure que celle que peut leur procurer leur propre mère. Ce n’est que la perpétuation du discours qui était déjà celui des révolutionnaires français fanatiques totalitaires, Robespierre pour qui « La Patrie a le droit d’élever ses enfants, elle ne peut confier ce dépôt à l’orgueil des familles, ni aux préjugés des particuliers », Danton pour qui « Les enfants appartiennent à la République avant d’appartenir à leurs parents. Qui me répondra que ces enfants, travaillés par l’égoïsme des pères, ne deviendront pas dangereux pour la République ? ». Dans la pure conception socialiste, en effet, les enfants sont la chose de l’État. Certes, les crèches et écoles maternelles peuvent être d’un grand secours pour les parents dans l’incapacité d’accomplir leur mission, mais ce qui mérite d’être souligné, c’est ce que recouvre cette notion de « professionnalisme », qu’on présente comme une garantie pour une « bonne éducation » des enfants.
Quels sont donc les objectifs de l’éducation d’État en crèche et en école maternelle ? Pour l’idéologie régnante, l’amélioration de la compatibilité entre famille et travail pour les femmes et les hommes est une question centrale du point de vue politico-social. Sans l’annulation des responsabilités spécifiquement liées au sexe à l’intérieur de la famille et du travail, et sans la mise en place de conditions environnementales nécessaires pour y réussir, cet objectif ne pourra être atteint. Le terme gender désigne les rôles socialement et culturellement définis par la sexualité des hommes et des femmes. Ceux-ci, contrairement à la sexualité biologique, relèvent de l’acquis, et sont donc « modifiables ». C’est ce qu’on appelle de l’ingénierie sociale, la création d’un nouvel homme, sexuellement variable. Pour obtenir cet individu, l’État doit s’emparer des enfants, et les « sexualiser » le plus tôt possible. On retrouve là le désir de remettre l’éducation sexuelle au centre des programmes scolaires exprimé par Pap Ndiaye au lendemain de sa nomination au ministère de l’Éducation nationale en mai 2022. Et la matière sexuelle dans les nouveaux programmes scolaires français récemment portés par le ministre en charge, Elisabeth Borne, s’inscrit totalement dans cette ligne. Emmanuel Macron, Pap Ndiaye et Elisabeth Borne veulent mener la France vers le modèle allemand.
En Allemagne, relate l’essayiste Gabriele Kuby, on a vu un Vademecum pour les parents quant à l’éducation sexuelle de leurs enfants âgés de 1 à 3 ans inviter pères et mères à « unir le nécessaire et le plaisant, en sollicitant, en caressant, en chatouillant l’enfant quand il se lave, dans le plus grand nombre d’endroits de son corps ». « La découverte du vagin, et surtout du clitoris, doit s’opérer en les nommant et à travers un contact amoureux, mais naturellement et sans insistance ». L’exploration des parties génitales des adultes par les enfants « peut entraîner des états d’excitation chez les adultes ». « Il s’agit d’un signe de développement salutaire de son enfant, s’il utilise généreusement la possibilité de se procurer du plaisir et de la satisfaction ». Si jamais des fillettes (âgées d’1 à 3 ans !) devaient « utiliser des objets pour y parvenir », on ne doit pas « utiliser ceci comme d’un prétexte pour interdire la masturbation ». Le Vademecum trouverait « encourageant que les pères, les grands-mères, les oncles ou les baby-sitters prennent connaissance de cette brochure informative et se laissent eux-mêmes intriguer – Soyez tous impliqués, s’il vous plaît ».
Continuons avec l’exemple allemand et les diverses tranches d’âge scolarisées. Le cahier de chants et de notes « Nez, ventre, fesses » enseigne aux enfants de maternelle des chansons comme celles-ci : « Si je regarde mon corps, et si je le touche, je découvre tout ce qui m’appartient. Nous avons un vagin parce que nous sommes des filles. Il est là sous mon ventre, juste entre mes jambes. Ce n’est pas que pour faire pipi, si je le touche, oui, oui, il me chatouille gracieusement. Tu peux dire « Non », tu peux dire « Oui », tu peux dire « Arrête », ou bien « Encore une fois, comme ça », « Comme ça j’aime pas », « Comme ça j’aime beaucoup », « Oh oui, continue comme ça ».
Passons de l’école maternelle aux cours élémentaires. Au cas où la pornographie ne ferait pas encore partie des habitudes de divertissement familial, les enfants de cours élémentaire peuvent voir des clips avec leur téléphone portable. À neuf ans, on commence les cours sur la contraception, appelés « éducation sexuelle », car d’ici peu, leurs jeux d’enfants pourraient mener à la moins désirée des conséquences, la grossesse. Les enfants de 9 ans s’entraînent à l’école à enfiler les préservatifs sur des pénis de plastique, pour obtenir en récompense un « permis de préservatif ». Sur la brochure Question(s) de femme, on lit : « Les gens sont souvent curieux des choses du sexe, et nombreux sont ceux qui se demandent ce que font les lesbiennes au lit ou ailleurs. Ce sont des filles avec d’autres filles, et naturellement, elles font ce que font toutes les autres filles : elles cherchent le plaisir avec tout ce qui peut leur en procurer : les baisers, les caresses, avec la bouche, la langue, ou avec les pieds. Exactement comme lors du sexe entre un homme et une femme, tout dépend de la fantaisie, de l’expérience, de la confiance réciproque, et des limites que le couple entend atteindre ». « En tout cas, les lesbiennes n’ont pas de problèmes de Sida, entend-t-on souvent. Et bien sûr, en n’allant qu’entre femmes, elles n’ont pas à se soucier de tomber enceinte ». Des arguments explicites pour orienter les filles vers le lesbianisme.
À partir de 10 ans, on utilise dans les écoles des appareils complets de propagande et de dressage à l’homosexualité (tempérée de bisexualité et de transsexualité). C’est une tendance générale en Allemagne, mais jamais aussi virulente qu’à Berlin, Hambourg et Munich. Un guide pour les écoles de 198 pages édité par le Sénat de Berlin sur le thème « Mode de vie homosexuelle » propose une copieuse mise en œuvre de l’homosexualisation des élèves, à promouvoir à travers « la biologie, l’allemand, l’anglais, l’éthique, l’histoire et les sciences sociales, le latin, la psychologie ». Du matériel informatif aux liens internet vers les centres communautaires homosexuels locaux à l’invitation de « représentants » de projets homosexuels dans les classes aux projections cinématographiques en passant par les journées d’études spécifiques sur la matière, tout doit être proposé et exécuté. On soumet les situations suivantes lors des sessions de jeu de rôle à mettre en place à l’école : « Tu t’assoies dans un bar homosexuel, et aujourd’hui, tu pourrais avoir besoin de coucher avec un homme mignon. Voilà qu’il en entre un dans le bar. Comment saisis-tu l’occasion ? ». Ou encore : « Tu es Peter, 29 ans. Tu veux signer un pacte civil de solidarité avec ton ami Kemal. Aujourd’hui, vous allez l’annoncer à sa mère ». « Tu es Evelyn Meier, 19 ans. Tu veux signer un pacte civil de solidarité avec ton amie Katrin. Vous allez chez Mme Schultz, le pasteur évangélique, qui voudrait vous marier à l’église ».
Vous n’avez eu droit ici qu’à quelques petits extraits. Tous les textes de ces autorités, destinés à tous les groupes sociaux, prônent la sexualisation des enfants et des très jeunes dès l’âge d’un an. Ils s’attaquent à l’autorité des parents. Ils entraînent les enfants et les très jeunes vers une sexualité réduite à la seule satisfaction du plaisir sans lien conjugal, et imposent l’équivalence de toutes les pratiques sexuelles –homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles- avec l’hétérosexualité. Les enfants sont dressés à l’école, à partir de 9 ans, à devenir des experts de la contraception, et on leur propose l’avortement comme une option relevant de la simple liberté de choix. Voici, donc, « la politique de la Famille » d’un État dont l’existence même est menacée par la crise démographique. Puisque le « gender mainstreaming » compte parmi les priorités mondiales et nationales, la désagrégation de la famille, l’assassinat de masse des enfants non-nés, et la chute de la natalité peuvent attendre. C’est dans la liquéfaction morale organisée par l’État et par les médias que se trouve la racine de ces maux.
Pour imposer tout cela, on a transformé un néologisme en concept juridique, afin de criminaliser toute opposition : homophobie. Sont déclarés fanatiques à la peur morbide tous ceux qui considèrent que la sexualité sert l’homme et la société aussi longtemps qu’elle est l’expression de l’amour d’un homme et d’une femme, et qu’elle mène à la reproduction. Le Parlement européen, avec la résolution BS-0025/2006 du 18 janvier 2006, annonçait qu’il veut « extirper » l’homophobie. L’Union européiste est passée à l’action au printemps 2007, contre la Pologne d’abord, qui refusait « la propagande homosexuelle dans ses écoles ». Le Parlement européen a ordonné le 26 avril 2007 le lancement d’une « fact finding mission » visant à faire condamner le pays devant la cour européenne de justice, au sujet de la « croissante tendance à l’intolérance raciste, hostile aux étrangers et homophobe ». Pendant trop longtemps les peuples d’Europe occidentale ont avalé les couplets idéologiques truffés de paroles comme « liberté », « tolérance », « anti discrimination ». En réalité, ces mots ne servent qu’à persécuter les tenants de la société traditionnelle, et à abroger la liberté d’opinion. Il est plus que temps de se réveiller.
