Dominique Venner, un phare dans les ténèbres de notre temps

Il y a douze ans, le 21 mai 2013, nous perdions Dominique Venner, cœur rebelle dans un monde en perdition, qui traçait, par son geste — abrupt, mais longuement mûri — une frontière invisible entre l’oubli et la fidélité.

Son chemin fut une quête intérieure d’accord authentique entre la pensée, la mémoire et le destin. Il savait que les blessures de l’âme européenne ne peuvent se panser — ni même se penser — qu’au prix d’un retour lucide aux sources, qu’il incarna tel un samouraï : solitaire, discipliné, et fidèle jusqu’au bout. Aujourd’hui, l’œuvre de Dominique Venner continue de nourrir ceux qui refusent la dissolution dans l’indifférencié, et qui sentent toujours, dans leur chair, l’appel silencieux de la transmission, portée par le lien au sol, aux ancêtres, et à la beauté tragique de l’histoire. Ce 21 mai ravive en nous l’exigence de vivre en conscience, d’habiter pleinement notre être sans jamais le trahir, et de tenir bon — non par orgueil, mais par fidélité à ce qui nous fonde, dans ce qu’il y a de plus ancien et de plus vrai. Puisse le geste de Dominique Venner résonner encore dans les consciences éveillées, comme un rappel à l’essentiel.