Nous sommes Européens. Le cœur et l’âme de nos ancêtres étaient sensibles à Taranis, Wotan, Athéna, Jupiter, Perun, aux mythologies et aux panthéons magnifiques fruits de leur propre génie, avant qu’ils n’aient été contraints par la force et habitués par la ruse, sous la conduite de princes félons et de missionnaires propagandistes, à épouser un culte qui leur était totalement étranger, né quelque part hors de notre continent, au Moyen-Orient. Chaque représentation du christianisme nous hurle que dans notre identité véritable nous sommes totalement étrangers à ces fables d’Orient, quel que soit le message qu’elles véhiculent. Les Européens vont-ils prendre conscience en masse du viol de l’identité qu’a constitué l’imposition du christianisme à notre continent ? Notre continent vit par ailleurs sous la domination politique d’une pensée qui lui est extérieure. Que penser de ces mots de Walther Rathenau ministre de la République de Weimar : « Savez-vous quelle est notre mission sur terre ? C’est d’amener tous les hommes au pied du Sinaï. Si vous n’écoutez pas Moïse, c’est Jésus qui vous y amène ; et si vous n’écoutez pas Jésus, c’est Karl Marx ». Or, le christianisme ayant été fondé par des juifs hérétiques au judaïsme, les chrétiens sont pour ainsi dire des « juifs synthétiques ». Se libérer de cette pensée politique extérieure ne se fera pas sans se libérer également de l’importation chrétienne. Comment ? En faisant revivre nos mythologies et nos panthéons, par l’intérêt culturel, par des autels dans les domiciles à l’instar de ce qui se fait chez les asiatiques bouddhistes et zen, par l’organisation de fêtes aux solstices et équinoxes, dans une expression spontanée et directe à la figure divine, chacun selon ses propres mots et pensées, sans avoir à suivre des liturgies, des missels, des livres codifiés et réciter des formules obligatoires, mais dans une simple sincérité vis-à-vis du divin. Du moins pour ceux qui ressentent un besoin de spiritualité. Nous n’avons pas besoin de ces édifices en forme de croix, nous n’avons pas besoin de leurs prêtres ni de directeurs de conscience, nous n’avons pas besoin de leur culpabilisation perverse du péché. Nous n’avons besoin ni des histoires de Nazareth, ni du Jourdain, ni du projet politique prétendant nous amener tous au pied du Sinaï, que ce soit par le monothéisme ou par le communisme. Nous sommes des Européens, notre monde est celui de Stonehenge, de Brocéliande, du lac de Côme, du Neuschwanstein, des aurores boréales, de l’Eiger, des chutes d’eau de Slovénie, des guerriers statues de Filitosa… Notre identité authentique est notre trésor, elle n’attend que d’être ravivée. Nous n’avons besoin d’aucun culte oriental, ni de vivre dans la concurrence que se livrent les monothéismes depuis leur apparition.

Quelque part au Liban, sur une terre d’Orient proche du berceau chrétien…
