Ci-après certains extraits du remarquable et vibrant discours prononcé par Pierre Krebs, brillant combattant de la cause païenne et identitaire, à la Table Ronde 2010 du mouvement Terre & Peuple. Les voici :
A ceux qui l’auraient peut-être oublié, rappelons-le : nous sommes en guerre. Une guerre à mort. La guerre du globalisme contre les peuples. La guerre de l’arbitraire contre le droit. La guerre du nomadisme contre l’enracinement. La guerre de l’or et de la marchandise contre le sang et le sol. La guerre des planétariens contre les identitaires. La même guerre deux fois millénaire qui commença entre Athènes et Jérusalem, et qui se poursuit avec des moyens autrement efficaces et décuplés entre une Jérusalem Washingtonisée et une Athènes élargie au monde Blanc tout entier.
Une guerre de tous les instants, de tous les lieux, de tous les pays, qui soumet nos peuples au harcèlement permanent d’un ennemi pluriforme qui parle toutes les langues et porte toutes les peaux, qui colporte tous les mensonges même les plus invraisemblables, qui s’adonne à toutes les perfidies même les plus inimaginables, et qui mène d’un bout à l’autre du globe la guerre la plus dangereuse, la plus barbare, la plus totale que de mémoire d’homme on ait jamais connu. Une guerre qui laisse abdiquer la raison des plus faibles, fait vaciller leur conscience, endort leur instinct, leur fait oublier les racines, empoisonne les organismes. Guerre politique par le biais des gouvernements au pouvoir et des partis à la laisse du pouvoir. Guerre juridique par le biais de magistrats métamorphosés en inquisiteurs. Guerre répressive par le vote de lois de plus en plus arbitraires. Guerre professionnelle par le biais des dénonciations qui mettent en péril les salaires. Guerre publicitaire généralisée qui fait la promotion du métissage à tous les degrés et à tous les endroits, sur l’affiche du métro comme dans la salle d’attente de la gare, dans les catalogues de la Redoute ou le prospectus du supermarché, le commentaire du musée, ou la lettre pastorale du village. Guerre nutritionnelle et énergétique que mènent des sociétés criminelles à la Monsanto qui pillent les ressources pour imposer des aliments manipulés. Guerre médiatique de la presse écrite, parlée, télévisée. Guerre culturelle par le biais du cinéma, du théâtre, de la peinture, de l’architecture ou des arts en général, lesquels ne sont plus valorisés pour leur qualité intrinsèque, mais admis ou refusés selon qu’ils sont ou non politiquement corrects. Guerre pédagogique qui soumet les enfants au pilonnage des éducateurs du Système. Je vous ferai grâce du sermon du dimanche auquel vous avez j’espère, tous membres de Terre & Peuple, le privilège insigne d’échapper.
J’ai relevé quatre points forts que je crois essentiels et sur lesquels je ferai un bref commentaire. D’abord le Système. Nous sommes tous conscients que dans cette guerre, le globalisme judéo-américain reste l’ennemi n°1 parce qu’il est l’allié majeur des planétariens. Mais sommes-nous oui ou non en train d’assister à son écroulement. Certains signes pourraient le faire penser, d’autres moins. Je partage moi l’opinion de Gabriele Adinolfi : le Système se fissure, certes, mais il n’a jamais été aussi fort qu’aujourd’hui. Et il n’est même pas sûr que la crise économique en vienne à bout. Mais attention, un évènement imprévu peut tout changer. Mais il est bien évident que nous ne nous saisirons jamais du pouvoir par la voie parlementaire. Je crois au contraire que la meilleure façon de perdre des opposants actifs au Système consiste à les envoyer goûter le grand gâteau que le parlementarisme corrompu et pourri distribue si généreusement à ses laquais. Non, notre voie est celle de l’étude, de la formation et de la patience, sans se préoccuper disait Sorel, de ce que la médiocrité démocratique pourra penser de nous. Je veux dire que nous devons être prêts au plan théorique et pratique, à avoir réponse à toutes les grandes questions qui agitent la société, et être sur le qui-vive dans un monde où, je le disais, un évènement peut arriver d’un seul coup.
Je passe maintenant aux idées.
1) la Révolution identitaire, son nom l’indique, sera d’abord une révolution du sang et du sol. Le sang est l’alpha de la vie d’un peuple et de sa culture, mais il peut devenir aussi l’oméga de sa dégénérescence et de sa mort si le peuple ne respecte plus les lois naturelles de son homogénéité. Le sol est le corps spatial du sang dont il importe de circonscrire les frontières et d’assumer la protection. L’éthologue de pointe Irenaeus Eibl-Eibesfeldt le dit clairement, les ethnies obéissent pour se développer et pour survivre, à des mécanismes d’autoprotection identitaire et territoriale qui sont le moteur de l’évolution. La Révolution identitaire sera donc une révolution ethno-politique qui bouleversera les données habituelles de la géopolitique, car nous sommes conscients d’appartenir au même phylum génétique, quelles que soient ses variantes, germanique, celte, grecque, romaine, ou slave. Eibl-Eibesfeldt est là aussi catégorique, la population européenne est encore au plan biologique et anthropologique homogène et parfaitement bien caractérisée.
2) la Révolution identitaire sera une révolution religieuse païenne, parce que fidèle à la plus longue mémoire, et culturelle parce qu’organique et enracinée, par opposition à la civilisation planétaire égalitariste américano-occidentale, civilisation cosmopolite du capitalisme apatride et sauvage, de l’économie et du matérialisme érigés en valeurs absolues. Une civilisation qui a décrété, ignominie suprême, par un retournement spectaculaire des valeurs européennes, que le destin des hommes dorénavant serait assujetti à celui des marchands.
3) la Révolution identitaire sera une révolution écologique, qui mettra fin au mythe mortifère de la croissance continue qui fait courir le monde à la catastrophe et qui est, pour reprendre une phrase de Gustave Thibon, le propre des chutes plus que des ascensions. Favorable à la théorie de la décroissance, elle s’emploiera à mettre un frein radical, aussi bien à la surconsommation absurde, qu’au néo-barbarisme de l’exploitation inconsidérée qui saccage et pollue l’environnement, épuise les ressources, menace la santé. L’environnement n’est pas seulement un espace de vie, l’environnement donne un sens à notre vie. Il est à notre corps, à notre esprit, et à notre âme, ce que sont les arbres à la forêt.
4) la Révolution identitaire sera une révolution économique. Nous sommes tous conscients que le capitalisme apatride et marchand est une des têtes du mal absolu. Il faut trancher impérativement cette tête monstrueuse si l’on veut rendre justice aux hommes et à la terre. Nous déclarons la guerre à l’évangile du profit, et nous condamnons le veau d’or à l’abattage. Le socialisme qui est pour nous l’enracinement, la hiérarchie, l’organisation, commence, là où finit le marxisme constatait Moeller van des Bruck, pour ajouter qu’il ne peut être compris qu’en se plaçant à un point de vue juif. Ce n’est pas par hasard disait Moeller van des Bruck que tous les traits de Marx sont mosaïques, maccabéiques, talmudiques. Le libéralisme qui a miné les civilisations, détruit les religions, ruiné des patries, a pris la relève du marxisme, le cosmopolitisme continue l’internationale, les technocrates ont pris la place des bureaucrates, et ce sont encore et toujours les mêmes lobbies maccabéiques qui continuent d’exploiter la planète et d’assujettir les peuples. La Révolution identitaire saura s’inspirer de ce socialisme allemand organique appelé dans l’histoire de l’esprit humain à prendre la place de tout ce libéralisme occidental qui se terre aujourd’hui encore dans le parlementarisme et se fait passer pour la démocratie. Ce socialisme identitaire sera, mes amis, le principe du nouvel empire européen, fondé sur une définition de l’Homme dans laquelle l’éthique de l’honneur, le courage, l’énergie, la loyauté, le civisme, retrouveront les rôles naturels qu’ils ont perdu. Lui-même structuré autour d’une hiérarchie qui mettra ses qualités au-dessus de tous les avantages donnés par la naissance, la fortune, les alliances, et qui choisira l’élite en considération de ses seules qualités, écrit Maurice Bardèche pour qui l’autorité dans l’État n’est rien d’autre que le respect de ces qualités et de cette hiérarchie. Le socialisme identitaire, au service exclusif de la communauté du peuple, sera consubstantiel de l’économie organique, elle-même conçue comme un organisme vivant et hiérarchisé soumis à la volonté du politique. Car le vrai socialisme, mes amis, c’est la loi du soldat, disait encore Bardèche. Combattre la puissance de l’argent, c’est remplacer la puissance de l’argent. Quand les qualités d’Homme redeviendront notre référence et notre guide, alors, notre vie ne sera plus une botte de foin que n’importe quelle fourche peut lancer sur la meule. Chacun de nous répondra à lui-même de ce qu’il aura été. Ceux qui ne veulent pas vivre, nous ne pouvons pas les forcer à regarder le soleil en face. Mais les autres, qu’ils puissent dire qu’ils auront été des Hommes.
Je décèle dans l’immédiat quatre priorités majeures.
1) la création d’une Académie identitaire, ou école de cadres.
2) la coordination d’actions communes dans tous les pays où notre mouvance a pris pied.
3) dans le numéro 23 de l’excellente revue Réfléchir et Agir, Eugène Krampon propose la création de ce qu’il appelle un « komintern européen », l’idée mérite qu’on y réfléchisse.
4) pour être opératifs demain, il est impératif que les lois du nouvel État soient déjà formulées. Pourquoi ne pas demander à des spécialistes par exemple du Droit constitutionnel, actuellement à la retraite, de formuler les axiomes et les lois du nouveau Droit identitaire. Une Révolution a énormément, immensément besoin de se fonder sur le Droit. Avant d’arriver au pouvoir, la révolution nationale-socialiste a été une révolution préparée en majeure partie par des juristes, ne l’oublions pas. Et que ces spécialistes du Droit pensent également à formuler les chefs d’accusation qui permettraient d’assigner devant les nouveaux tribunaux les apprentis-sorciers du métissage organisé actuel.
Alors saurons-nous, mes amis, être à la mesure de ce défi gigantesque. Saurons-nous être les semeurs d’une victoire que d’autres, sans aucun doute, moissonneront. Saurons-nous être la minorité agissante qui sait que la Révolution est moins la prise du pouvoir que son utilisation pour la construction de la nouvelle société. Car lorsqu’une révolution a eu lieu, il s’en suit une évolution. La minorité agissante qui a compris que cette tâche immense nécessite un vaste outil de travail, de préparation, et de formation… La minorité agissante qui a su se forger une conscience révolutionnaire, qui sait que rien ne sera fait tant que les germes du régime ne seront pas extirpés jusqu’à la dernière racine, qui sait que pour cela il faut détruire son organisation politique, abattre ses idoles et ses dogmes, éliminer ses maîtres officiels et occultes, montrer au peuple combien on l’a trompé, lui expliquer comment on le mène sur le bûcher de son éradication raciale… La minorité agissante qui a appris à devenir une élite pénétrée d’une nouvelle conception du monde et de la vie, maîtresse d’une doctrine claire, pas compliquée, claire, qui apporte une idée tout aussi claire de la vie et du devoir, un instrument intellectuel qui permet de juger à tous les instants les évènements… Une élite qui réussit à convaincre les plus incrédules par sa mystique, par son exemple, par sa sincérité, qui enseigne un ordre politique fondé sur la hiérarchie du mérite et de la valeur, et qui apporte une solution universelle au problème posé à l’Homme par la révolution technique… Devenons, mes amis, pour cela, les nouveaux corps francs de la Révolution, soyons les éveilleurs de notre peuple, forgés par le même sang, soudés dans la même volonté, unis autour du même dessein. Le défi est immense, certes, à la limite de la raison. Mais qu’importe mes amis, car c’est de cette folie que la sagesse accouche, c’est de cette volonté que la vie se garde, et c’est de ce désespoir que rejaillit l’espérance. A condition de le savoir. A condition d’y croire. A condition de le vouloir. Alors, debout mes frères ! Il faut agir !

Pierre Krebs
