Le 17 octobre 2024, un député d’extrême-gauche, Andy Kerbrat, se faisait serrer par la Police en flagrant délit d’achat de drogue 3-MMC, cette nouvelle cocaïne caractéristique des fêtards et des soirées chemsex, cette drogue de l’orgie, auprès d’un dealer mineur dans le métro parisien. De là, le débat a viré au fait que la consommation de drogues s’est répandue à tous les milieux, artistique de longue date bien sûr, mais aussi des petits fumeurs réguliers de cannabis (que la gauche veut dépénaliser), qui se comptent par millions, aux élus et au sommet de l’État, c’est bien connu également, comme dans le milieu journalistique ou d’autres (c’est bien connu encore), dans ce microcosme de la décadence urbaine et dans une banalisation généralisée de la consommation. Secret de polichinelle.
Le tableau est complètement pourri, et fait la fortune des ordures qui tiennent la diffusion de toutes ces merdes, tout en créant une société d’avachis uniquement préoccupés par le récréatif, pendant que les autorités font semblant de lutter (avec des opérations qui mettent en danger les fonctionnaires de police puisqu’aucune législation n’est adoptée pour dissuader la racaille distributrice) contre ce fléau dont il n’est pas dans leur intérêt d’éradiquer les filières d’approvisionnement si elles croquent elles-mêmes de ces produits.
Personnellement, voir dans les interventions de Police éliminer comme des indésirables qu’ils sont les participants à ces trafics ne me pose aucun problème, c’est une question de salubrité publique, qui commencerait peut-être à en faire réfléchir certains avant qu’ils ne se lancent dans ce business. Mais nous vivons au pays des bisounours, pas dans un pays normal.
Tous ces consommateurs, qui ne sont en fait que des déchets physiques (pour les plus avancés) et mentaux, sont la vraie source du problème, puisque selon la loi immuable du commerce, sans demande il n’y a pas d’offre. Et ils sont un danger pour les autres citoyens par les moyens qu’ils donnent aux mafias.
La question qui se pose dès lors, c’est celle de la pertinence et de la validité de la société actuelle, faite par les héritiers idéologiques des vainqueurs de 1945. Je la vomis chaque jour. Comment cette société a-t-elle pu devenir à ce point malade, faite d’esprits faibles qui ne voient pas de problème à faire de la consommation de drogues l’égale de celle du pain ? Une société tellement laide et contre-nature qu’elle fait naître la nécessité chez un grand nombre, les moins solides, de s’évader dans des paradis artificiels. C’est la concrétisation de la prise de Soma évoquée par Aldous Huxley dans son roman d’anticipation Le Meilleur des Mondes.
Il a existé quelque part en Europe dans les années 1930 une société saine où prévalait l’esprit de droiture et où aucune des déviances folles dans lesquelles nous baignons aujourd’hui n’avait droit de cité. Et cette société fait rêver aujourd’hui.
Florent de Mestre

