Les réformes menées au pas de charge par la Macronie en matière sociétale font réagir une partie de l’opinion, catholique tradi, opposée tant à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) qu’à l’euthanasie, qui y voit l’objectif d’anéantir toute la morale chrétienne « pro-vie ». Nous serons clairs sur ces sujets :
Nous sommes opposés à l’usage libre de l’IVG. Elle devrait être limitée aux cas de viol et aux handicaps détectés (une dose d’eugénisme est nécessaire, et elle est d’ailleurs parfaitement appliquée dans les faits par les médecins si c’est la volonté des parents). Pour le reste, il y a la contraception, c’est aux gens d’être responsables de ce qu’ils font avec leur corps, ils ont tous les moyens contraceptifs d’éviter une grossesse non désirée. L’État n’a pas à venir passer l’éponge, leur « sauver le cul » à volonté parce qu’ils vivent n’importe comment, font n’importe quoi, se comportent avec légèreté. C’est trop facile d’échapper à sa responsabilité parce que l’État met en place des mécanismes facilitateurs en la matière. C’est la porte ouverte aux dérives et aux abus, et ils sont nombreux.
Quant à l’euthanasie, la France fait encore figure d’arriérée en la matière. Pourquoi laisser des gens devenir des légumes impotents, ayant perdu leur dignité, et dans la souffrance ? Sur ce dernier point, les « soins palliatifs » ne changent rien à la souffrance morale de se voir diminué. Personne ne choisit de venir dans ce monde, et l’argument monothéiste selon lequel « c’est à Dieu seul de reprendre la vie puisque c’est lui qui la donne », est une vaste connerie. Chacun doit pouvoir choisir à sa convenance de partir quand il le souhaite s’il ne supporte plus sa condition ou si ce monde lui est devenu insupportable.
