Les mécanismes de la gouvernance perverse de l’État Macronien

La perversion est devenue je le crains un système de gouvernance en tant que tel. La politique aujourd’hui nous démontre à quel point c’est le cas.

Comment repère-t-on la perversion de manière la plus objective possible ? Par exemple dans la crise que nous avons traversée, celle du Covid-19, qu’est-ce qui a fait comprendre à de nombreuses personnes au départ que quelque chose ne fonctionnait pas vraiment normalement ? Ce sont les premiers mensonges, quand on nous a dit que les masques étaient inutiles, et que l’on a découvert quelques semaines après que « comme par hasard » nous n’en avions pas, et que du jour au lendemain ils sont devenus indispensables, nous nous sommes trouvés dans l’obligation de nous demander si l’on ne nous avait pas dit cela tout de même parce que l’État n’avait pas de masques, en tout cas personnellement c’est la première chose qui m’a alertée, et je me suis dit comme beaucoup certainement que si nous étions devant une crise dramatique, devant une pandémie, on ne pouvait tout de même pas nous mentir, ce n’est pas possible, on ne peut pas envisager que nos gouvernants nous mentent. La première chose, bien entendu, dans la perversion c’est le mensonge.

Après le mensonge vient le double langage : on vous dit une chose et on en fait une autre. Il ne faut pas oublier que sur le plan de l’étymologie, pervertir veut dire retourner, tourner en son contraire. On nous annonce quelque chose, et en fait le véritable objectif c’est le contraire. Par exemple, on nous a dit que l’on gardait les personnes âgées dans les Ehpad en évitant toute visite pour les protéger, bien entendu. Au lieu de les protéger, d’une certaine manière on les a fait mourir à petit feu. Quand on isole une personne âgée, qu’on la coupe de tout lien, il est évident qu’on la tue, moralement, psychiquement, et éventuellement on la tue pour de bon. On annonce que l’on va prendre soin des populations – ça a été toute l’histoire de la crise Covid – et la vérité c’est que l’on fait tout le contraire, on les abîme, on les martyrise d’une certaine manière. La bienveillance apparente cache en fait une véritable malveillance. Et comment repère-t-on cela ? : dans la duplicité du discours. Il y a les syllogismes : on vous tient des raisonnements qui n’en sont pas, et quand vous les recevez rapidement vous avez l’impression qu’ils paraissent logiques, vous acceptez, surtout si vous êtes par exemple dans un état de peur, la peur sidère l’intelligence ce qui fait que le cortex se calme pendant quelque temps et ce sont les parties les plus instinctives de notre psyché qui se mettent en route, donc nous sommes sidérés par la peur, on nous propose quelque chose, on ne l’analyse pas vraiment, et finalement on se rend compte que ce que l’on nous avait dit était totalement contradictoire. Le fameux « en même temps » du président, il faut savoir que sur un plan psychologique ça s’appelle créer de la dissonance cognitive. Et à quoi sert la dissonance cognitive ? : à vous rendre fous, c’est-à-dire dans un premier temps à saturer votre intelligence, et progressivement à vous dissocier c’est-à-dire qu’une partie de votre être entend ce que l’on vous dit, entend la partie « blanche » de ce que l’on vous dit, et votre autre partie entend la partie « noire », sauf qu’elles sont incompatibles. Dans un premier temps vous essayez de les rendre compatibles, vous cherchez le lien, vous cherchez où est la cohérence. Dans un second temps, comme vous ne la trouvez pas, vous dissociez c’est-à-dire qu’il y a une partie de vous qui croit effectivement que c’est blanc et l’autre partie qui croit que c’est noir. Et là il faut savoir que la dissonance mène à la schizophrénie, on connait de longue date les injonctions paradoxales, la double contrainte ou double bind en anglais, le discours contradictoire, c’est le « viens ici fous le camp », qu’est-ce que j’entends ? j’entends les deux ! et donc je suis totalement dissocié. Mais le schizophrène n’est absolument pas celui qui tient le discours, lui il est juste pervers, il manipule, et il faut savoir que la perversion a cet objectif malheureusement le plus visé qui est l’autodestruction de l’autre, c’est-à-dire qu’à force de ne pas trouver de cohérence, à force de vous sentir dans l’impuissance, d’avoir l’impression que vous ne comprenez plus rien, vous devenez fou, mais vous devenez fou parfois réellement. Avec quelles possibilités ?  Soit quelque part vous lâchez prise, vous ne cherchez plus à comprendre et vous faites ce qu’on vous dit de faire dans le meilleur des cas, vous ne faites plus rien, soit vous vous bourrez de psychotropes, et la France en est la première consommatrice. Mais tout ne date pas de la crise Covid. Ce que nous décrivons date de plusieurs décennies, pour ne pas dire de beaucoup plus loin que ça, sauf que nous l’avons vu vraiment en action dans le Covid, et là il n’a plus été question de le nier.

Il n’y a jamais eu autant de mal-être en France, jamais autant de suicides de jeunes. Mais fondamentalement c’est la société qui est malade, et pas les gens qui ont l’impression de devenir fous. Si vous vous sentez dissocié, si vous ne comprenez plus rien, dites-vous que vous êtes sur la bonne piste, dites-vous que vous êtes à deux doigts de réaliser que ce n’est pas vous qui ne comprenez plus rien, c’est qu’on cherche à faire en sorte que vous ne compreniez plus rien. On prend les agriculteurs pour des imbéciles, on leur dit une chose, on voit bien qu’un membre du gouvernement leur dit quelque chose et derrière tout ça une autre institution, le conseil constitutionnel vient immédiatement tout détricoter. Mais il faut aller au bout du raisonnement. Que veulent ces gouvernants pervers sur l’agriculture ? ils veulent sa disparition, ils l’ont écrit, ces éléments-là existent on peut aller les vérifier, quand vous regardez les textes européens, ils veulent l’éradication de l’agriculture sous sa forme actuelle, ils parlent de 17 % de diminution de la production agricole dans les années qui viennent c’est-à-dire dans les cinq ans, de 30 % de diminution de la production bovine. C’est donc un jeu de dupes. Le gouvernement, qui n’y peut rien à partir du moment où il s’est inféodé aux lois de Bruxelles, n’est là que pour gagner du temps, et uniquement pour cela. Il faut malheureusement aller au bout du raisonnement : oui on baladera les agriculteurs, oui ils baladent également les industriels, ils sont en train de pousser vers l’électrique qui est bien entendu au profit de la Chine et pas du tout de l’Europe. Le but c’est la destruction, notre « cher président » l’a d’ailleurs dit à propos des hôpitaux, il est très difficile de reconstruire quand on n’a pas totalement détruit. Le but c’est la destruction de toute l’agriculture française très certainement pour pouvoir racheter des terres à vil prix, et transmettre ça à des puissances privées supérieures, comme ils le font dans tous les autres domaines. Les agriculteurs doivent comprendre ça, déjà pour ne pas qu’ils s’autodétruisent. Ils veulent nous détruire moralement, physiquement. Le pervers ne va jamais mettre ses mains dans le cambouis, il est toujours souriant, agréable, « propre sur lui », et derrière ça en fait ce qu’il manigance est extrêmement dangereux. Et c’est très difficile pour une personne normale et relativement saine, de pouvoir imaginer qu’ils veulent aller jusque-là. C’est pour ça qu’on se fait avoir, que les agriculteurs continuent de négocier, de dire « ils ne nous ont pas compris », au contraire ils nous ont parfaitement compris, simplement ils ont leur logique et leur agenda, ils vont dans leur direction, et ce dont ils ont besoin pour l’instant c’est de gagner du temps. Une bonne façon de trouver la vérité est de se dire qu’elle est à peu près l’inverse des discours qui sont tenus sur les plateformes officielles et les médias mainstream.

L’autre point important à préciser c’est que tout est lié. On a l’impression que l’on a plein de problèmes en France. Non, on n’en a qu’un : une société malade. Il va falloir comprendre, et l’histoire nous le démontre, que de toutes façons dans les systèmes pervers tout le monde est concerné, le banquier autant que le gilet jaune, y compris les gens qui ont soutenu le Système, qui sont éventuellement les derniers à tomber, et encore pas toujours, mais de toutes façons à terme dans un système pervers tout le monde disparaît.

Marion Saint-Michel, psychologue.