Les intellectuels proches de Bruxelles ont lancé une campagne émotionnelle pour adopter l’européisme comme moyen de défense de la démocratie et de la liberté sur notre continent. Ils basent leurs arguments sur l’histoire, les guerres et la menace russe, et les assaisonnent d’attaques contre Trump, lui reprochant de ne pas être assez démocrate et même de ne pas être un bon dirigeant.
On voit donc qu’ils veulent diffuser un « nationalisme non nationaliste »… Un européisme basé sur les valeurs mondialistes « de l’inclusion, de la diversité, de la liberté », etc. Comme un déguisement pour la soumission la plus claire à l’impérialisme néoconservateur avec lequel les Etats-Unis viennent de rompre à travers l’élection de Donald Trump, pour un bellicisme contre une Russie dépeinte comme le mal absolu pour avoir osé se défendre face à l’entreprise de déstabilisation régionale et d’avancée de la menace de l’OTAN contre son territoire.
La Russie a démontré depuis plus de 30 ans qu’elle n’a jamais voulu envahir quoi que ce soit. Elle a toujours voulu faire partie du monde de l’après-guerre froide, mais elle a été mise à l’écart et méprisée par le racisme occidental.
L’OTAN a progressé, l’ex-URSS s’est fragmentée et un conflit ouvert n’a éclaté qu’après plusieurs « révolutions de couleur », après la guerre du Donbass, après huit années de tromperie occidentale et la menace de l’Ukraine de rejoindre l’OTAN. La Russie s’est impliquée en Ukraine parce qu’on ne lui a pas laissé d’autre choix.
Le plan continue : alors que les États-Unis se concentrent sur leur confrontation globale avec la Chine, l’Europe restera un champ de bataille contre la Russie. Pour y parvenir, il y a une contradiction à surmonter : créer une conscience européenne unitaire, mais centrée sur la haine de la Russie ; être fier des valeurs mondialistes et non des valeurs nationales ; une unité mais sans souveraineté propre. Être nationalistes, être identitaires, être fiers de chacun de leurs peuples, est interdit aux Européens.
L’histoire des coalitions occidentales en conflit avec la Russie s’est TOUJOURS mal terminée. Appeler à une croisade contre la Russie est un peu compliqué de nos jours : l’Europe ne croit pas en Dieu, la Russie oui ; personne ne se bat jusqu’à la mort dans un autre pays, pour son propre pays, la Russie oui ; personne ne meurt pour la démocratie, les droits LGBTI ou les phoques… Pour Dieu et la patrie, oui.
C’est pourquoi ils appellent avec émotion à la défense de l’Europe. Le problème est de le faire après 80 ans de propagande accusatrice, après 80 ans de dénigrement des valeurs de sacrifice, de patriotisme et d’honneur ; après 80 ans à proclamer l’Europe comme le contraire de la guerre, pour laver nos « horribles péchés contre l’humanité » commis au fil des siècles… Ont-ils l’intention de renverser rapidement toute cette sale propagande, ou tout cela n’est-il qu’un coup de pub ? Peut-être que les intellectuels officiels gagnent simplement leur salaire en écrivant et en agissant contre toute logique, afin que leurs maîtres soient contents et que tout le système puisse continuer.
Si la guerre entre les enragés de l’Union européenne et la Russie éclate enfin et que les Américains restent là à regarder, avec nos pays ruinés et notre jeunesse disparue… De qui diront-ils que c’est la faute ?
Pour lutter « pour la démocratie et la liberté », ces démons sont capables d’établir un régime dictatorial dans toute l’Union européenne. Ils nous diront que c’est une « situation exceptionnelle temporaire » et ils la maintiendront pendant des années, avec tous les droits sociaux abrogés, au nom de la légalité la plus pompeuse. Il ne sera plus nécessaire d’écarter les candidats présidentiels gênants. Les partis (les « mauvais », bien entendu) seront interdits et il n’y aura pas d’élections.
