Fatal error

L’État profond occidental a instrumentalisé l’Ukraine (qui a fait la grosse bêtise de ne pas rester neutre) pour déclencher cette guerre en pensant que la Russie reculerait. Erreur fatale. Quand Moscou a répondu, ils ont crié à l’“agression”, inversant les rôles pour justifier leur propre escalade. Mais l’arnaque touche à sa fin. L’Ukraine est en ruines, et l’Europe s’enfonce dans la crise : récession, industrie à l’agonie, énergie hors de prix, colère populaire qui gronde. L’Allemagne vacille, la France est en faillite, et Bruxelles n’a plus que la répression pour tenir. L’Union européenne, ce projet artificiel imaginé et financé à ses débuts par les Etats-Unis après la Deuxième Guerre mondiale (voir la déclassification des archives 1950-1960 consultées par le journaliste anglais Ambrose Evans Pritchard) et tenu à bout de bras par Washington qui maintenant se désengage, ne survivra pas (et c’est tant mieux, un mal pour un bien) au choc de cette guerre qu’elle a elle-même alimentée. L’histoire ne pardonne pas les mauvais calculs.