Pendant des années, sous plusieurs mandats présidentiels, on a vu le pouvoir français couper de façon totalement irresponsable dans le budget du ministère de la Défense, le rognant jusqu’à l’os, ce qui valut à un certain chef d’état-major, Pierre de Villiers en l’occurrence, d’être viré par Emmanuel Macron parce qu’il avait osé critiquer cette fonte des moyens militaires. Cela pour ne pas couper là où il l’aurait fallu et où c’est toujours nécessaire, dans la dilapidation hallucinante de l’argent public, à coups de dizaines de milliards par an, dans les domaines bien connus désormais et sur lesquels nous ne nous étendrons pas ici. Une politique folle, comme tout le reste de ce qui est fait dans ce pays, qui a amené celui-ci à ne plus produire de munitions, ne plus produire ses fusils d’assaut, pour préférer acheter cela à d’autres, et se plaçant dès lors en situation de dépendance vis-à-vis de ces fournisseurs, et de problèmes d’approvisionnement si les circonstances internationales changent, car rien n’est jamais acquis en la matière, les alliances ne sont pas éternelles. Il faut être un crétin absolu pour sacrifier volontairement son autonomie et sa souveraineté en matière d’accès à l’armement de troupes. C’est pourtant ce qui a été fait. Cette politique folle a été choisie pour deux raisons : à cause de l’obsession de réduire les dépenses de l’État (mais pas dans les domaines qui le nécessitent) ; et au prétexte que nous vivions sous le bouclier américain, et que cela serait éternel, que les relations internationales ne seraient plus marquées par les nécessités de la guerre mais par les joies du doux commerce et de l’entente cordiale entre les nations, les célèbres « dividendes de la paix ». Ces crétins voulaient croire, et ont fait croire, que nous n’aurions plus besoin d’être en situation de nous défendre, que la dissuasion nucléaire suffirait. Et encore, voilà que le psychopathe qui campe à l’Élysée envisage de l’abandonner (véritable finalité du « partage » évoqué) à l’Union européenne !
Et voilà qu’aujourd’hui, après que les États-Unis aient très justement choisi de mettre un terme à l’entreprise de salopards menée en Ukraine par leurs deux précédents présidents, voici que nos malfaisants au pouvoir ici, les mêmes qui ont désarmé, nous parlent de réarmement. Leur conviction doctement affirmée qu’il fallait réduire les moyens militaires n’est subitement plus valide. Et ils viennent affirmer le contraire avec la même assurance. Ils nous diront demain que le feu mouille et que les icebergs sont constitués d’eau tiède. Il n’existe en ce monde rien de plus léger que la versatilité de ces gens. Ils n’ont d’autre colonne vertébrale que celle d’adhérer à toutes les conneries et les forfaitures possibles, jusqu’à ce qu’ils se heurtent contre le mur des réalités. Un réarmement, mais pour une mauvaise raison : pour poursuivre le soutien au pouvoir ukrainien dans cette opération de déstabilisation lancée en Ukraine contre la Russie depuis maintenant plus de dix ans par le camp mondialiste.
Alors oui il faut réarmer, reconstituer son outil industriel de production, mais pour les bonnes raisons. Simplement parce qu’il est naturel qu’un pays ait de quoi défendre son territoire si ce dernier venait à être attaqué. Selon ce que l’on voit passer dans l’information, la France si elle était attaquée aujourd’hui pourrait tenir une ligne de front de 80 kilomètres seulement (combien de kilomètres y a-t-il de Dunkerke à Nice ?…), avec une semaine de munitions, tant ses moyens humains et matériels ont été réduits par cette clique de politiciens et parlementaires complètement tarés. Et pas réarmer pour servir un projet extérieur de fripouilles, contre un pays, la Russie, qui gère la situation créée à sa frontière (par les Occidentaux et leur marionnette Zelensky), sans avoir la moindre intention, c’est ma conviction, d’étendre son territoire à d’autres pays européens, dans une reconstitution fantasmée par la gouvernance occidentale de ce qu’était l’ex-URSS et sa sphère d’influence. Cette intention n’est pas là chez les Russes. Gare à ce que nos pourritures au pouvoir ne la matérialisent pas par leur comportement et leurs provocations irresponsables ! Les mots de Talleyrand circulent beaucoup depuis quelques jours, c’est l’occasion de les rappeler : « Je connais mille manières de faire sortir l’ours russe de sa tanière, je n’en connais aucune pour l’y faire rentrer. »
