Zelensky a le sang de milliers d’Ukrainiens sur les mains parce qu’il a continué une guerre absurde contre un adversaire qui ne jouait pas dans sa catégorie. Mais il n’a fait cela que parce qu’il était commandé par des gens qui se servaient de lui et de son pays, des gens qui lui promettaient la victoire s’il tenait encore et encore, des gens qui lui envoyaient des milliards et des armes pour qu’il continue alors que depuis le premier jour tout le monde savait cette chose évidente que l’Ukraine n’avait aucune chance de gagner la guerre contre la Russie.
Depuis très longtemps, nous sommes nombreux à n’adresser que des critiques par ricochets contre Zelensky et à réserver nos véritables critiques aux va-t-en-guerre qui lui faisaient miroiter des fantasmes inatteignables. L’administration Biden était évidemment le premier fournisseur de rêves à l’Ukraine, avec les chanceliers de plusieurs pays européens, particulièrement Macron, l’un des plus déterminés et des plus inconscients dans cette histoire.
Sans l’appui financier et matériel des Démocrates et des gourous de l’Union européenne, Zelensky aurait négocié la paix dès les premières semaines, comme cela avait été son idée avant d’en être dissuadé par les crevures précitées.
Zelensky n’est sans doute pas un fou ou un idiot, mais il n’avait pas la carrure ni le poids politique pour résister aux promesses et aux sirènes de gens plus puissants que lui, qui lui mentaient sur l’avenir et l’utilisaient pour nuire à la Russie, leur véritable ennemi. La faute historique et morale du président ukrainien est d’être tombé dans les griffes de ces fous qui sont aujourd’hui désavoués par la nouvelle administration américaine. Il l’a fait très vraisemblablement parce qu’il a eu la faiblesse humaine de se prendre au jeu, de se croire réellement le héros qu’ils disaient qu’il était, et ces tapis rouges qui se sont déroulés sous ses pieds, ces assemblées qui l’applaudissaient à chaque apparition, tout cela lui a sans doute en effet grisé la tête au point de le perdre dans une forme de folie aveuglée. Son comportement insolent, revendicatif, teigneux face au président des États-Unis aujourd’hui témoigne qu’il a d’une certaine manière perdu la raison. Ceux qui lui répètent depuis trois ans qu’il est un héros lui ont mis dans la tête qu’il était un bœuf, et aujourd’hui Trump l’a ramené à sa condition de grenouille. Comme dans la fable de La Fontaine, à force de se croire bœuf il a fini par exploser en plein vol.
Malgré les reproches qu’il mérite, Zelensky ne doit pas être le seul contre qui doivent se diriger les assauts de ceux qui depuis trois ans trouvent que cette guerre inutile a trop duré. Il ne faudra pas non plus oublier d’accuser et de juger les fous qui, depuis trois ans, ont entretenu l’Ukraine dans le doux rêve qu’elle pourrait gagner la guerre si elle tenait encore un mois, puis deux, puis cinq, puis dix, puis cent, en lui donnant notre matériel militaire et des dizaines de milliards d’euros durement consentis par nos impôts.

