Quinze ans de stratégie de dédiabolisation, de reculade, de renoncement, de retournement de veste, de pas en arrière et de « normalisation ».
Quinze ans pour essayer d’adoucir son image afin d’être accepté sur les plateaux télé et de faire oublier un passé sulfureux bâti par un homme qui avait pourtant compris que la France allait affronter des temps sombres, qui ne laisseraient pas de place à la demi-mesure, et encore moins à la mollesse.
Quinze ans à croire qu’en faisant mine de rien, le « système » finirait par considérer le RN comme un parti comme les autres. Un parti « Républicain » conforme à ces putains de valeurs qui font de cette République un enfer.
Quinze ans à promouvoir une ligne et des idées molles, à tel point qu’aujourd’hui beaucoup ont fini par croire que cela suffirait, qu’il suffirait d’atteindre l’Élysée pour que tous nos problèmes se règlent par magie.
Quinze ans de naïveté à croire que tout cela n’était qu’un grand tour de prestidigitateur pour cacher un tigre féroce dans la peau d’un chaton.
Quinze ans, c’est long. C’est autant d’années perdues à faire reculer les seules idées qui pourraient éviter l’apocalypse. Ces quinze années serviront-elles de leçon ? En baissant son froc, en trahissant ses convictions et en essayant de s’attirer la sympathie du diable, on ne fait que lui faciliter la tâche.




