On peut se demander d’où sort cette habitude orientale de caillasser l’adversaire dont on ne connait pas d’équivalent historique en Europe, sauf épisodiquement au rocher des singes du Zoo de Vincennes. Le caillou est partout en Orient “proche” :
- David et Goliath ? : caillou dans la poire.
- La femme adultère ? : lapidée.
- Le plat de lentilles d’Ésaü ? : sûrement plein de cailloux.
- La Kaaba ? : un gros caillou.
- L’Intifada ? : une affaire de cailloux.
La chose est désormais transposée sous nos latitudes avec le caillassage des vitrines de commerces et des troupes casquées défendant le régime. C’est à croire qu’ils ne sortiront jamais de l’âge de pierre (hahaha !…).
Plus sérieusement, quiconque a voyagé dans cet Orient pas si lointain et chaque jour plus envahissant a pu observer le spectacle incroyablement violent de groupes de mômes en haillons se lançant joyeusement à la gueule des caillasses pointues au milieu de chiens jaunes et faméliques affolés par l’odeur du sang. Quand l’Européen arrive tout cesse instantanément au profit d’un encerclement de mendiants aux dents de devant pétées et aux coquards multicolores. Une fois le racket effectué la lapidation générale et réciproque peut reprendre, on s’amuse comme on peut, quelques pierres, au passage, étant réservées à la voiture du touriste justement détesté.
Indéniablement, le caillou et son lancer est un trait culturel enrichissant de la diversité dont nous avons tant besoin. C’est pourquoi nous proposons d’ouvrir dans nos « quartiers difficiles » des mines de cailloux obligatoires, l’une étant comblée au fur et à mesure par l’excavation de celle de la cité voisine, afin de relancer l’économie par une politique de grands travaux.
