« Une République universelle et démocratique, voilà l’idéal de la Franc-Maçonnerie, idéal conçu et formulé par nos aïeux un demi-siècle avant la Révolution ! »
« C’est dans nos loges, à l’avenir, comme dans les écoles publiques, que les Français verront, sans voyager, les caractères de toutes les nations, et que les étrangers apprendront par l’expérience, que la France est la patrie de tous les peuples… »
Ces extraits sont tirés de La Chaîne d’Union de Paris, Journal de la Maçonnerie Universelle en 1889.
« Qui tient les écoles tient la France. »
Ces mots sont de Jean Macé, Franc-Maçon fondateur de la Ligue de l’Enseignement.
Ceci expose clairement diverses choses essentielles, d’une part l’origine de la Révolution française clairement revendiquée ; d’autre part le projet de société multiraciale sans discernement de provenances et sans limitation de nombre, l’utopie de la grande fraternité universelle, l’utopie d’un monde où il n’y aurait que des gens bienveillants (niant les incompatibilités culturelles et les conflits qui en découlent, les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles) ; enfin ce qui est donné par les programmes d’éducation scolaire aux enfants pour les maintenir dans la main du régime.
Qu’y a-t-il de si difficile à comprendre ? Pourquoi les Français historiques, malgré l’état dans lequel se trouve leur pays, la destruction de l’homogénéité ethnique et civilisationnelle du corps social, se laissent mourir sans réagir, ne s’intéressent pas à la source de leurs maux (le nombre de parlementaires maçons), à cette idéologie recyclage de la pensée universaliste juive qui tient et pilote la France, soit directement, soit indirectement par l’influence installée de ses idées et au travers d’éléments complices en accord avec celles-ci (les « maçons sans tablier ») puisque tout ce qui est décidé est marqué de son sceau, pourquoi les Français ne s’intéressent pas à ses diverses organisations (obédiences, plus d’une dizaine), ses ramifications, sa présence dans tous les partis politiques (même chez ceux qui affichent se plaindre de la situation tout en s’étant donnés à cette idéologie), le syndicalisme, aux postes de direction dans l’administration, des mairies aux palais de la République, aussi bien que dans la vie économique et les médias, afin de pouvoir désigner ces responsabilités et y mettre un terme ? Lola, Claire Géronimi, Philippine, Thomas, l’attaque au jardin d’enfants d’Annecy ou celle de Mulhouse, pour ne prendre que ces quelques exemples récents médiatisés parmi des centaines de milliers cumulés depuis des décennies, sont le fruit de la politique tirée des idéaux maçonniques français d’humanitarisme dégoulinant pour la figure de l’extra-européen et d’ouverture sans limites pratiqués par des gens qui ne savent être forts et impitoyables que contre leur propre peuple, demandez aux Gilets Jaunes et aux agriculteurs.
Tous les étudiants en première année de psychologie savent que ce que l’homme ne peut pas désigner, il ne peut pas l’affronter. Pour être en mesure de s’opposer à une nuisance, encore faut-il l’avoir identifiée et la désigner clairement comme telle. Toute la politique menée en France (et dans les pays du bloc occidental) est influencée par les idéaux maçonniques. Ces idéaux sont donc directement responsables de ce que nous subissons, ici, et ailleurs en Europe occidentale, en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni… La République est la façade légale de la franc-maçonnerie. « La Maçonnerie, c’est la République à couvert, de même que la République n’est autre chose que la Franc-Maçonnerie à découvert », paroles qui sont du Frère Antoine Gadaud au Convent (Grande réunion annuelle) de 1894 du Grand Orient, reprises par les Frères Massé et Laferre au discours de clôture du Convent de 1903. Elles figurent dans un ouvrage essentiel pour comprendre toute l’action politique française, Socialisme maçonnique de AG Michel, éditions du Trident. Sa suite, Mondialisme maçonnique, du même auteur s’achève par cette conclusion :
La France est sous l’étreinte maçonnique. Dès la IIIe République, les Frères déclarent que cette domination politique était bien le but secret et constant, l’ambition occulte de la Maçonnerie française et universelle. Les textes sont assez nombreux pour qu’il ne reste plus de doute à cet égard. Le régime maçonnique de nature sectaire qui a été imposé à la France et qu’elle voudrait imposer au monde, a un triple caractère : il est dictatorial, hypocrite, et corrupteur.
Il est dictatorial : sous le couvert de la démocratie, de la « souveraineté du peuple », c’est une véritable oligarchie tyrannique que la franc-maçonnerie a instauré sur la France et qu’elle voudrait étendre à l’organisation politique et sociale du monde. Par cette oligarchie secrète tous les jeux sont faussés et d’innombrables efforts se dépensent en vain à combattre des maux, dont la cause véritable demeure cachée, à l’ombre des Loges. Les paroles qui dévoilent les intentions lorsqu’on les relie aux faits qui les réalisent ne permettent plus aucun doute. La souveraineté du peuple, c’est le masque idéologique de la souveraineté maçonnique, du gouvernement omnipotent des Comités et des Loges, étendant au pays entier, ce réseau d’influences et d’encadrements, qui font surgir sans cesse l’éclosion de mouvements populaires, les canalise, oriente, endigue, utilise et domine à leur profit. Par un travail étendu, prolongé, diffus et centralisé à la fois, la Maçonnerie, aidée de ses fidèles alliés, les comités politiques, est parvenue à créer dans les masses un régime d’opinion radicalisé, prolongé en deçà par des organisations plus modérées, au-delà par les pénétrations en terres socialistes. Ce régime qui a pris corps et consistance, montre une suite, un ensemble, une vigueur, une durée stupéfiante, quand on la mesure à l’instabilité de l’opinion. La Maçonnerie a fait croître dans les masses, le sentiment et l’habitude d’une sorte de pouvoir inévitable qui les domine, d’une sorte de « légitimité retournée » dont la stabilité se mesure à la force des « encadrements, des entraînements et des routines », où elles se trouvent prises par un exercice prolongé, renforcé par l’éducation maçonnique du laïcisme.
Pendant que la Maçonnerie s’installait au cœur des masses, et plongeait ses racines de parasite dans les couches profondes du pays, elle installait sa dictature occulte sur les représentants du peuple, les parlementaires et les agents de tous grades du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Ayant travaillé à les faire élire par les foules fidèles d’électeurs, elle était en droit de leur réclamer service et obéissance, faisant pression directement sur eux par ses organismes et les groupements profanes à sa solde, ou les obligeant à céder à ses injonctions par la pression des masses, « de la volonté populaire ». Parlementaires et foule sont le double levier dont elle se sert pour faire aboutir ses desseins et asservir les uns et les autres. Le pouvoir domestiqué, elle a pu impunément placer ses créatures à tous les leviers de commande de l’administration française, leur livrer presque toutes les situations clés, en épurant incessamment les cadres. Elle a constitué ainsi dans la France, une ossature maçonnique solide, un corset protecteur et contraignant qui maintient l’orientation maçonnique à travers tout le pays maçonnisé à son insu par une propagande insidieuse et constante ; elle voudrait établir une ossature semblable sur le monde entier à maçonniser. Elle est installée au cœur même de la France, dans toutes ses parties vives, ses jointures et ses articulations. Il ne faut pas dissimuler qu’un labeur immense et persévérant s’imposera pour l’en déloger.
Le régime maçonnique est essentiellement hypocrite : c’est une dictature qui ne veut pas s’avouer, un pouvoir qui entend rester anonyme, occulte. Tout ce travail d’accaparement, de concentration des pouvoirs, de domination sur les masses, s’accomplit de façon insidieuse, secrète, souterraine, par personnes interposées ou par affirmations mensongères. « On doit sentir la Maçonnerie partout, on ne doit la découvrir nulle part ». C’est une dictature invisible, un chef d’orchestre à cent têtes qui dirige le concert par des voies d’influence secrètes, un animateur anonyme qui ne paraît pas et ne doit pas paraître. Il se dérobe à tous les regards par son existence cachée et les mille formes visibles de groupements et de propagande qu’il suscite ou emprunte pour aboutir à ses fins. Partout, il met entre lui et le public des personnes interposées, derrière lesquelles il se dissimule. Bien mieux, il est secret à lui-même ; sur l’échelle de la hiérarchie maçonnique à 33 degrés, le supérieur ne livre à l’inférieur que ce qui convient. En sorte qu’au franc-maçon lui-même, la clarté complète sur l’ensemble du jeu est refusée. Les paroles ont forcément un double sens. Une de leurs faces est faite pour séduire les foules. Le pouvoir maçonnique les asservit au nom de la liberté et de l’émancipation, il les gouverne au nom de la souveraineté populaire, il les enténèbre au nom de la lumière, il les moleste au nom de la solidarité, il les excite au combat contre ses ennemis au nom de la fraternité et de l’amour, il tue leur esprit et leur âme au nom de la libération et du progrès. Toutes les notions sont déformées, perverties. Le sens idéologique, la fabrication artificielle des idées et de l’opinion, remplacent le réel et sa soumission au vrai et à l’être. Les conséquences sont infiniment graves qui consistent à instaurer sur le pays le règne de l’artificiel et du mensonge, dont nous subissons les tristes effets. Il suffit d’assister à une réunion publique, d’inspiration maçonnique même lointaine pour les mesurer.
Il en résulte que le régime maçonnique est essentiellement corrupteur, corrupteur des fonctions publiques de la vie sociale, des esprits et des âmes. Corrupteur des fonctions et des charges publiques et sociales, car il ne s’agit plus pour être qualifié de bon fonctionnaire ou de bon parlementaire et devenir influent, de servir le bien commun, d’être compétent ni intègre ; il faut être aux ordres d’une dictature secrète qui impose ses consignes et ses mots d’ordre, lui obéir servilement, souvent même inconsciemment, dans l’enchevêtrement des intrigues, des combinaisons et des manœuvres. L’arrivisme et la recherche des profits sont les fruits amers de ces déviations profondes de la fonction, en même temps que des instruments de règne nécessaires et inévitables pour la secte au pouvoir.
Corrupteur de la vie sociale car l’opinion se fabrique et se domestique à coup de mensonges, de masques illusoires de vertu et de dévouement, de flatteries démagogiques. On ne peut plus dire la vérité aux foules si on veut gagner ses suffrages, tant les mauvais bergers les ont ensorcelées par leurs mirages politiques et sociaux. Le jeu de la politique s’établit sur des architectures de concepts artificiellement fabriqués selon les milieux et les partis pour les besoins de la cause ; leur empire est si solidement établi sur les esprits que ceux-ci réagissent spontanément par réflexes instinctifs à un certain nombre de mots sonores et creux toujours les mêmes, qui déclenchent applaudissement ou huées, et par conséquent ouvrent les avenues du pouvoir aux habiles ou les ferment aux imprudents qui ne savent pas ou ne veulent pas en user. On comprend que les esprits droits se détournent avec horreur d’une « politique » qui repose sur la destruction de la vérité et de toute sagesse. On ne prend plus la peine de penser, de contrôler, de réfléchir, on suit son journal et son parti. Daniel Halévy, dans « La République des Comités » l’observe judicieusement :
« À ce peuple promu à la souveraineté, on a proposé des problèmes trop vastes et trop difficiles. Il a résolu la question en renonçant à les penser, en se déchargeant du fardeau sur les conseillers qu’il sent les plus proches de sa condition. Il leur doit, depuis un demi-siècle, presque toutes ses habitudes de vue et de pensée, et l’inertie conspire avec la fidélité pour qu’il ne se fatigue pas à chercher lui-même. Dans la formation de ces habitudes, la part de l’instituteur est grande, plus grande encore qu’on ne le dit et qu’il ne le sait. L’instituteur est souvent peu aimé dans ces campagnes où il passe avec un air de hauteur. Il reste pourtant l’homme dont on ne doutait pas, à l’école, que chacun des mots par lui prononcés ne fut vrai, et il n’y a pas de révolte efficace contre les certitudes de la lointaine enfance. Les idées générales concernant les valeurs humaines, les équilibres sociaux, l’avenir de l’humanité que l’instituteur professe, deviennent, par une pente qui n’a pas été remontée, les évidences du peuple. Elles le deviennent aisément, étant elles-mêmes une démagogie spirituelle habile à prendre l’homme par ses désirs les plus communs ».
Ces « évidences intellectuelles et morales des masses radicalisées » anesthésient le bon sens français pourtant si vivace, créent des univers de pensée artificiels et étouffants où l’esprit français s’étiole, se stérilise, se déforme, se viole, s’enlise ou meurt. Rien de plus triste que le spectacle d’un esprit vivant d’une idéologie maçonnisante qui entraîne toujours une désagrégation de la pensée, l’interposition d’un voile de nuées fallacieuses entre le réel et l’intelligence.
Florent de Mestre

