Nous avons suffisamment de recul sur la démocratie et son fonctionnement pour pouvoir en tirer quelques observations. A l’épreuve des faits, il apparait que la démocratie, c’est le despotisme de la masse et la tyrannie de la médiocrité. Elle est née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. Dans sa pratique moderne, elle se résume à un exercice clientéliste de corrupteurs et de vendus, d’escrocs et de cocus perpétuels. Sa conception de la majorité à 50 % + 1 voix aggrave le constat puisque la minorité électorale, si importante soit-elle, se trouve obligée de subir ce que lui impose l’autre partie. Et la majorité n’est en rien un gage d’intelligence, le contraire se saurait. Qui peut prétendre se satisfaire d’un pareil système ?
Pour notre part, nous considérons beaucoup plus sensé le propos du chef Viking Olaf Hoskuldsson, relaté dans la Saga de Laxdoela, qui bien que daté du XIIIe siècle demeure intemporel, « Je veux que les plus sages décident ; l’avis des gens stupides me paraît d’autant moins utile qu’ils seront toujours les plus nombreux ».
L’actualité médiatique nous fait constamment la démonstration flagrante de la vacuité du débat politique dans la « démocrassie » contemporaine. Les véritables enjeux sont masqués par des écrans de fumée. Lorsqu’ils sont portés sur la place publique, les sujets d’importance cruciale le sont sous une forme volontairement caricaturale, et leurs porteurs diabolisés par la pensée dominante. La manipulation de l’opinion y est constante. En cinquante ans, la France a ainsi été envahie par des millions d’extra-européens, elle a été privée de sa souveraineté, de ses frontières, de son indépendance, de sa monnaie, sans qu’une seule fois, le peuple français ait été véritablement informé honnêtement puis consulté.
Les millions de voix qui jusqu’à présent se sont portées désespérément sur le Front national ont pesé infiniment moins que le lobbying de quelques poignées d’individus organisés en cercles d’influences avec la complicité médiatique, dans un système parfaitement contrôlé par l’implantation maçonnique à tous les échelons du dispositif et des territoires. Le mouton sous influence reste terrifié par la menace que fait peser sur lui l’oligarchie politico-médiatique, d’être catalogué de « raciste » s’il veut rompre avec la politique qui est en train de détruire son identité. Ce terrorisme intellectuel s’est toutefois fissuré en juin 2022 avec l’élection de 89 députés RN.
La démocratie, en prétendant demander son avis au peuple, prive celui-ci de sa substance : sa cohésion, celle-ci étant par ailleurs contrariée par l’hétérogénéité de la société multiculturelle dont les membres ne peuvent pas avoir d’intérêts communs. Sous couvert de concertation, la démocratie libérale divise irrémédiablement le peuple qui s’entre-déchire au rythme des échéances électorales, militants contre militants, lobbies contre lobbies, clans contre clans. Ainsi, maintenu dans des positions inconciliables et une impossibilité de se reconnaître dans un avenir commun, ce qui constitue le « peuple » n’est plus qu’une foule, version décérébrée de celui-ci. Un peuple homogène et uni est doté d’une âme. Une foule n’a que des pulsions, des réflexes, des intérêts individuels contradictoires. Il est beaucoup plus facile de manipuler une foule que de conduire un peuple. C’est ce à quoi s’emploient l’oligarchie et les officines qui ont confisqué le pouvoir.
On connaît la phrase de Churchill sur la démocratie pour la rendre acceptable, « le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres… ». Un vendeur d’élixir n’a aucun intérêt à dénigrer sa marchandise.

