Qu’est-ce que le peuple ?

Merveilleux allié que le peuple pour nos beaux démocrates, on se sert de lui, et on ne lui doit rien. Machiavel dit du peuple qu’on le met facilement en mouvement par des espérances séduisantes et des promesses magnifiques. Machiavel est le livre de chevet de toutes ces crevures qui font profession de malhonnêteté intellectuelle en politique. Et ils ont bien assimilé ses conseils, appliqués à la lettre.

Mais qu’est-ce que le peuple ?

– Le premier sens du mot est ethnique, faire partie d’un peuple c’est surtout avoir une patrie, celle de ses ancêtres.

– Le second est « psycho-social », le peuple c’est « la foule, la masse » par opposition à ceux qui se pensent être « l’élite » parce qu’ils tiennent la place. C’est la plèbe que Machiavel manipule aisément : « les peuples ne voient point les pièges que l’on couvre du voile des promesses les plus séduisantes ». C’est selon Montesquieu le « petit peuple », donc les « sans-dents » de François Hollande, les « gens qui ne sont rien » d’Emmanuel Macron, on n’en est jamais sorti de ce mépris de classe bourgeois, petit peuple qui, poursuit Montesquieu, doit être « éclairé et contenu par la gravité de certains personnages ». C’est aussi le peuple méprisé des « grands » et adulé par toutes les idéologies révolutionnaires, certaines l’instrumentalisant en idiot utile, et d’autres agissant pour son bien.

Les peuples sont toujours responsables de leur destin, en démocratie plus qu’ailleurs ! Nos élus sont les petites mains œuvrant à la démolition de la France, certes, mais c’est le peuple, du moins une partie de celui-ci, qui les porte au pouvoir, scrutin après scrutin, cette partie du peuple est martyrisée comme l’autre, mais elle est faite de froussards qui préfèrent un malheur connu (ça les rassure) à un possible bonheur inconnu.