Soins du visage, massages, yoga, et danse country… c’est le programme qui est annoncé à la maison d’arrêt de Toulouse, révélé à l’occasion de la Saint-Valentin ce 14 février 2025, qui indigne tous les gens de bon sens, parce seuls des cerveaux frelatés peuvent imaginer et accepter d’apporter à des malfaiteurs des plaisirs et des attentions que beaucoup de gens honnêtes, qui font l’effort de rester honnêtes, qui font l’effort de ne pas basculer dans la malfaisance et l’argent facile malgré les difficultés de leur vie, n’ont pas les moyens de se payer.
Pour arriver à ces aberrations, il a fallu une modification/inversion de la conception de la prison, un refus dogmatique de punir et de dissuader par la crainte, refus adopté dans toute l’Europe occidentale, une modification de la prison à laquelle les idéologues de gauche et le politique ont imaginé une mission de réinsertion, de resocialisation en supplément de son rôle naturel d’isolement des malfaisants pour protéger le corps social, de lieu de punition et d’expiation pour le mal qui a été fait, de dissuasion de recommencer.
Alors bien sûr que la prison doit avoir pour objectif la réinsertion du malfaiteur, mais cela doit être fait par la trouille d’y retourner basée sur le souvenir de ce qu’on y a vécu et comment l’on y a vécu, souvenir faisant dissuasion, l’idée évidente étant d’amener le malfaiteur, même le plus endurci, à y réfléchir à deux fois avant de recommencer, et pas en veillant à son bien-être durant son temps d’incarcération. Comment espérer qu’un malfaiteur craigne de retourner dans un endroit qui ne lui est pas désagréable, où l’on est aux petits soins pour lui, et l’on sait dans quel délire se trouvent les prisons françaises transformées pour ainsi dire en foyers, où les détenus font pour ainsi dire ce qu’ils veulent, ont la télé, des téléphones, des consoles de jeu… et maintenant des soins de bien-être ! L’agresseur du jeune Marin* à Lyon en 2016, libéré en 2022 après une remise de peine, aurait-il eu son « soin du visage » quelque part en France s’il était encore derrière les barreaux ? On nage dans l’inversion, systématiquement pratiquée, ici comme dans tous les domaines de notre temps, jusqu’à la promotion des pratiques sexuelles inverties, tout esprit sain et honnête pouvant en faire le constat.
La prison ça devrait être, en caricaturant à peine, les cellules du château d’If, puisque les Français viennent d’avoir l’occasion de revoir au cinéma Le Comte de Monte-Cristo, avec isolement de principe, un prisonnier par cellule et aucun contact avec qui que ce soit, ni codétenus ni familles, un endroit à propos duquel la seule pensée de devoir y retourner interdit de recommencer. Mais les cervelles de gauche sont passées par-là. Elles sont à l’origine de ces aberrations, persuadées, c’est là leur défaut intrinsèque inaccessible au raisonnement, de faire avancer le Progrès. Elles ne font avancer que la régression de la société et la souffrance des gens honnêtes par la production de victimes. Rappelons qu’il y a plus de quatre millions de crimes et délits commis chaque année en France, crimes et délits portés à la connaissance des services de police et de justice, c’est-à-dire qu’il y a tous les autres qui pour diverses raisons (pas de dépôt de plainte, conviction de l’inutilité de celle-ci, crainte de représailles, etc.) échappent à la connaissance des autorités. Ce chiffre officiel de 4 millions ou davantage de crimes et délits commis par an est donc en réalité très inférieur au nombre réel que les spécialistes de la matière estiment être trois à quatre fois supérieur, par an il faut insister sur ce point. Soit donc 12 à 16 millions de victimes, chaque année, sur une population de 68 millions. A 16 millions de victimes, on est à pratiquement 25 % de la population, un Français sur quatre tous les ans. Cela en dit beaucoup sur la mesure dans laquelle ce pays vit sous l’empire de la délinquance et du crime, dans l’inertie et l’indifférence de la classe politique.
Tant que les gens auront la bêtise d’élire des politiques porteurs d’une telle idéologie, ils souffriront.
Voir par ailleurs notre analyse/description complète de la doctrine en cours à travers notre article Parlons Justice, Police, et droit pénal répertorié dans la thématique Insécurité, Criminalité).
*Marin, jeune lyonnais étudiant en droit qui s’était porté au secours de personnes agressées, était frappé à la tête et laissé depuis très lourdement handicapé physiquement et mentalement après un coma de type « Glasgow 3 » c’est-à-dire en coma profond, un état clinique extrême, proche de la mort cérébrale.
