Vous vous branchez sur l’information, et vous entendez, à propos du meurtre de la petite Louise, collégienne à Epinay-sur-Orge (Essonne) qu’une « cellule de soutien psychologique » a été ouverte sur place. Depuis des années maintenant, en copie de ce qui se fait ailleurs en Occident, cette initiative et son annonce dans les médias sont systématiques non seulement à l’occasion de chaque agression, meurtre, etc. mais de chaque reportage ou commentaire sur lesdits faits, jusqu’à l’overdose. Une telle systématicité dans la bouche des journalistes laisse penser que cette annonce dans de telles circonstances leur est présentée comme obligatoire lors de leur formation dans les écoles de journalisme, exigée par les autorités, et rappelée comme telle par leurs employeurs. On imagine mal qu’ils le fassent tous systématiquement d’initiative. C’est un exercice imposé. La cellule de soutien psychologique révèle surtout le placement volontaire de la France sous l’empire de la domination psychanalytique, dont le Système occidental a fait une religion, et qui fabrique in fine un corps social de larves, de faibles, élevés dans la faiblesse, incapables d’encaisser l’annonce d’un drame alors qu’ils ne sont même pas liés aux familles des victimes, mais qui doivent venir verser leur parole de « traumatisés artificiels » dans la communion des pleurnicheries sous déballage de peluches, bougies, bouquets, ballons et « marches blanches », jusqu’au prochain meurtre, et ainsi de suite. C’est pathétique. Les victimes tombent les unes après les autres jour après jour, et au lieu de fermer le robinet du crime le pouvoir dégaine la cellule de soutien psychologique. L’ensemble est aussi une soupape de décompression perfide instaurée pour détourner les gens de la colère qu’ils devraient exprimer contre les politiques à ces occasions, interdisant la « récupération ». Que sont devenus les gens, des sacs de son, des chochottes, sans dureté, incapables de résister à celui qui se présentera sans inhibition pour les dévorer, des agneaux offerts aux bêtes. Les Elois face aux Morlocks. Cette époque me révulse et me fait honte.

