Le Grand Remplacement, de Azouz Begag à Jean-Luc Mélenchon

Azouz Begag, ministre de Jacques Chirac délégué à la promotion de l’égalité des chances, déclarait en 2005 : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes, là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être comme une invasion de criquets… Partout, de manière à ce qu’on ne puisse plus revenir en arrière. »

Emmanuel Macron n’a fait que dire et accentuer la même chose avec sa récente expression sur la « transition démographique » mise en pratique par le déversement d’autocars de migrants extra-européens dans les villes de province et jusque dans les villages.

Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon assume enfin aux yeux de tous son projet de toujours, celui des francs-maçons de rite écossais*, cette transformation/créolisation de la France, en venant sur le terrain sémantique de ses ennemis, reprenant à son compte l’expression lancée par Renaud Camus, celle du « Grand Remplacement », que, quant à lui, il utilisa pour le dénoncer, non pour le promouvoir. A ce sujet Renaud Camus a dit qu’une conspiration est une action secrète que les gens voudraient bien voir mais qui leur est soigneusement cachée. Le Grand Remplacement, ou génocide par substitution, est exactement l’inverse : c’est un phénomène absolument évident, en pleine lumière, mais que les gens ne veulent absolument pas voir ; et lorsqu’enfin ils ne peuvent plus ne pas le voir, ils refusent d’agir en conséquence, car il leur faudrait se révolter, c’est-à-dire renoncer à leur petit confort. Ils décident plutôt d’essayer de l’aimer, bien qu’il n’ait rien d’aimable, et qu’il les tue.

Certains, dont la compréhension est tellement laborieuse depuis toutes ces années perdues, commencent seulement aujourd’hui à s’émouvoir de cette orientation, au seuil du basculement sans retour possible souhaité par le ministre de Jacques Chirac.

2005-2025, de Begag à Mélenchon, vingt années au cours desquelles tout s’est aggravé en la matière parce que des électeurs par millions ont choisi de continuer d’écouter ces fossoyeurs rassemblés sous l’étiquette de « partis de gouvernement » faite pour les crédibiliser. De la fausse droite toujours présente sous l’étiquette LR, cette fausse droite des Larcher, Pécresse et consorts, figures emblématiques de la félonie, jusqu’à l’ultra-gauche, la direction donnée à la France est unique depuis des décennies. Tous complices, tous unis au-delà des apparences et des oppositions de façade, au service de cette idéologie. Et le pays commence à sentir le vent du boulet.

*Ceux qui auraient l’opportunité de lire le n° 15 (avril 2012) de L’Ecossais, publication éditée par le Conseil Suprême Grand Collège du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA), du Grand Orient de France, pourraient y voir en première page de la préface, la reconnaissance d’un « nivellement mondialisé », que certains « refusent », et le fait que dans la conception doctrinale maçonnique du REAA, « écossais » suppose la diversité et le métissage. On ne saurait être plus clair. Toute la politique migratoire infligée à nos pays mandature après mandature par la secte qui a fait la République et qui tient la France, citée à la source. (Voir notre article Détails d’une publication maçonnique).