Ce moment où avec la complicité de de Gaulle et l’aveuglement idiot de la plupart des Français, le pays est tombé pour plusieurs décennies aux mains du Parti communiste…
Michel Audiard, qui deviendra le célèbre dialoguiste de cinéma des années 1960, âgé de 25 ans en 1945, a témoigné du comportement et des actions de ces braves meutes de staliniens et de courageux « patriotes » qui se sont attaqués à des femmes jugées par eux coupables de ne pas avoir été hostiles aux Allemands.
« Myrette fut certainement très martyrisée puisqu’elle avait les jambes brisées lorsqu’ils la tirèrent par les cheveux sur la petite place et l’attachèrent au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils la tuèrent. Oh ! sans méchanceté, plutôt, voyez-vous, à la rigolade, comme on dégringole les boites de conserves à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés. Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà, aux dires des gens. Après l’avoir jetée sur un tas de sable ils lui ont pissé dessus, puis s’en sont allés par les rues pavoisées pour, comme on dit, arroser çà. Quelle merde ! On a vu des tontes de femmes, des pendaisons de (supposés) collabo, des concours d’extraction dentaire par claquage de gueule. » – Michel Audiard, Le jour, la nuit et toutes les autres nuits.
Remarque : le choix d’un acacia a-t-il été anodin dans cet exemple, sachant que c’est l’arbre symbole des Francs-Maçons, la sépulture de leur personnage de référence, Hiram (l’architecte du roi Salomon et concepteur du Temple à Jérusalem) ayant la légende qui l’accompagne été marquée d’une branche d’acacia par ses trois assassins. En l’occurrence, le traitement infligé à cette femme décrit par Audiard prend tous les aspects d’un rituel sacrificiel de victoire opéré sur un élément du symbolisme des vainqueurs.

Il en fallait du courage, pour s’en prendre à des femmes…
