L’écologie bo-bo en guerre contre les pauvres

A l’époque où les classes d’âge à partir des trentenaires étaient enfants, il n’était pas encore monté à l’esprit du monde politique d’exploiter la question du climat, d’en faire un sujet de manipulation de l’opinion et un outil d’application d’une écologie punitive et contraignante. Ce monde politique de papa a vécu d’autres sujets. Mais les années ont passé. Et pour exister tout en se démarquant de leurs prédécesseurs, les gouvernants actuels en Occident ont trouvé de soumettre toute leur action aux fourches caudines de l’écologie et des délires de réduction de « l’empreinte carbone ».

L’écologisme des bourgeois-bohème urbains, dans les faits se présente aujourd’hui à bien des égards comme une logique discriminante contre les moins favorisés de notre société. Pour ne pas être en reste en matière de bon mots, l’opposition à cette ségrégation sociale a transformé les ZFE en zones à forte exclusion. L’idée est la suivante : pour les écolos, la voiture est le symbole d’un certain monde à bannir. C’est le symbole de la liberté d’un individu qui peut se soustraire à l’esprit communautaire, c’est le symbole d’un individu qui peut passer d’un endroit à un autre sans entraves et qui peut se déplacer en se dérobant aux structures collectives, que ce soit la logique du phalanstère, du kibboutz ou du kolkhoze. Il ne faut jamais perdre de vue que ces écolo-gauchistes sont des idolâtres du collectivisme socialiste, c’est pourquoi ils adorent les transports en commun. De là, on s’en prend à une certaine catégorie de voitures, tout en sachant qu’à terme c’est la voiture elle-même qui est ciblée. On commence avec la voiture des plus démunis, celle des « sans dents » qui fument des gitanes maïs et roulent au diesel, ce qui fait que les plus prospèrent se disent « ça ne me touche pas », ce qui finira par arriver un jour si ce mouvement n’est pas stoppé, qu’ils n’en doutent pas un seul instant.

Les écolo-gauchistes ont compris depuis longtemps qu’ils ne gagneraient pas le pouvoir directement au niveau national. Mais ils ont transformé les municipalités qu’ils peuvent gagner parce que la sociologie électorale leur est localement favorable ici ou là, en laboratoires pour imposer leur nouveau modèle de société. Ils profitent de l’Union européenne soit dit en passant, qui est un autre pouvoir non démocratique. Avec cette idée qu’il faut diminuer le plus possible la part de l’existence individuelle. Il faudrait en finir avec la propriété, la maison individuelle, la voiture individuelle, et plus largement pousser les individus à accepter une logique de « sobriété », le terme revient de plus en plus souvent. La sobriété, si on traduit le mot en français courant, on appelle ça une pénurie programmée, parce qu’ils considèrent que la richesse que génère notre mode vie, est « volée » à la Terre. En conséquence pour être capables de rendre à la Terre ce que l’on n’aurait jamais dû lui voler, il faut renouer avec la logique du phalanstère, avec un système où l’on ne se déplace jamais à plus de quinze minutes de chez soi, parce que si l’on se permet de sortir de chez soi on viole la planète. Il y a une logique de ségrégation par l’argent à travers tout cela : chasser des villes les pauvres, les petites classes moyennes, les travailleurs, donnant aux villes une nouvelle sociologie de très aisés, avec un petit personnel que l’on fait venir du tiers-monde pour livrer leur Uber eats. C’est la recréation de la « zone », pourquoi pas avec ses bidonvilles, qui entourait Paris avant le développement urbain. 

Ces gens ont une haine de la liberté. Et pour bien comprendre leur cerveau socialiste, il faut rappeler les propos de Georges Darien (écrivain, 1862 – 1921) et Jules Simon (philosophe, 1814 – 1896) :

« Le Socialisme s’est constitué en parti, en religion ; a codifié ses formules, promulgué son évangile. Il a placé sur le lit de Procuste le matelas de théories filandreuses cardé par Marx, et invite l’humanité à s’y étendre. Les Socialistes scientifiques, pleins d’eux-mêmes et le nez collé aux pages moisies du Capital, s’étonnent que l’humanité ne réponde point à leur appel et ne se hâte point, au sortir du régiment, de s’engouffrer dans leur caserne. Leur science… cochonne de science ! Autant, n’est-ce pas, n’en pas parler. Leurs théories ne méritent pas la discussion. Leurs pontifes sont au-dessous de l’insulte. On ne peut cependant s’empêcher de considérer comme monstrueux, dans ce pays de France qui vit éclore, et qui voit éclore tous les jours, tant d’idées hautes et simples, l’accaparement d’une partie de l’intelligence populaire par les doctrines du collectivisme. Ces doctrines ne sont pas seulement imbéciles ; elles sont infâmes. Si elles étaient réalisables, elles mèneraient directement, ainsi que l’a démontré Herbert Spencer, à une nouvelle forme d’esclavage, plus hideuse que toute celles qui firent jusqu’ici gémir l’humanité ». – Georges Darien.

« Celui qui étudierait avec soin toutes les doctrines communistes depuis Platon jusqu’à Babeuf, et depuis les Esséniens jusqu’aux Mormons, y trouverait toujours, à travers les différences introduites par le génie des créateurs et le caractère des peuples et des époques, cette grande et fondamentale analogie, qu’elles aboutissent à la négation la plus absolue de la liberté. La raison en est toute simple : on commence par réduire l’individu à ses propres forces en le dépouillant ; et la seule société possible pour lui dans cet état, c’est une société où il joue le rôle d’esclave. » – Jules Simon.