La Bretagne sortira-t-elle de l’ornière ?

Il y a eu les ducs de Bretagne, qui portaient couronne fermée, symbole de leur souveraineté, et ne devaient que l’hommage simple (par accolade) au roi de France.

Il y a eu les multiples conflits entre le pouvoir royal et les prérogatives des États et du Parlement de Bretagne. 

Il y a eu la République une et indivisible niant toute diversité et identité des régions, toute tradition, tout peuple qui ne soit pas le « peuple français » passé sous le laminoir de l’uniformisation, toute langue qui ne soit pas la langue de la République : l’interdiction à l’école de parler breton.

Il y a eu le folklore de pacotille et le vrai renouveau de la culture bretonne.

Il y a eu les militants bretons qui ont espéré que Hitler pourrait leur permettre de réaliser l’indépendance de leur pays, et il y a eu les militants gauchistes qui ne se servaient de la revendication identitaire que comme un levier révolutionnaire. 

Entre le centralisme jacobin et la fausse décentralisation (qui met le château des ducs en dehors du duché), entre les fantasmes d’intellectuels et les cruelles leçons de la réalité, la Bretagne trahie par une partie de ses fils égarés dans le gauchisme n’échappe pas aux maux qui gangrènent toute la société contemporaine. Elle ne se retrouvera qu’en se purgeant du poison chrétien, de la politique parisienne, et en retrouvant la foi légendaire de ses ancêtres.

Représentation de Taranis, dieu celte du Ciel et du Tonnerre