Pendant que la macronie, totalement et ouvertement mondialiste, idolâtre d’Adam Smith, du marché, de la « main invisible du marché », tente de faire croire (qui peut le croire encore !) qu’ils sont opposés à l’accord de libre-échange commercial dit Mercosur, alors que la France a abandonné sa souveraineté au profit de la machine à détruire l’Europe qui se pare d’un drapeau bleu à étoiles jaunes, Ursula von der Leyen vient de signer le dit accord commercial qui s’appliquera donc au marché français. Mais le fond du problème des paysans français n’est pas le Mercosur. L’agriculture française a les meilleurs terroirs, de vraies races à viande, de vrais savoir-faire. Il en découle que la France a une gastronomie reconnue dans le monde entier car elle a des matières premières d’une qualité plus que remarquable, voire inégalée ! Nous savons tous qu’une tomate du sud de la France gagne devant toutes les tomates d’Espagne ou des Pays-Bas. Le melon Philibon quand il vient de Lunel ou de Moissac n’a rien à voir avec sa provenance d’Espagne ou du Sénégal ! C’est comme ça. La France est championne du monde du gout ! Alors pourquoi les paysans français crèvent, face à cette concurrence de moindre qualité sur de nombreux produits ?
Qui a séjourné ou vécu en Espagne sait que tous les produits espagnols, agricoles comme manufacturés sont TOUS nettement moins chers que leurs concurrents étrangers. Pourquoi en France seuls les bourgeois ont les moyens de manger « le bon gout français » ? Les agriculteurs français gagnaient correctement leur vie jusqu’à l’avènement de la PAC (la politique agricole commune), des « primes » de l’Union européenne (et comme en tout, qui paie ordonne, quand on rentre dans un système de subvention, on perd sa liberté, on est tenu), jusqu’à ce que des normes « européennes » leur soient imposées, drastiques et ubuesques. Toujours plus de réglementations, de taxations, des coûts d’achat exponentiels de matériels, des coûts de main d’œuvre intenables, en ont fait des paysans pauvres.
Pourquoi avoir subitement fait rentrer les étudiants dans leurs universités en début septembre ? Ça arrangeait tout le monde qu’ils soient là pour cueillir les pommes, faire les vendanges : les étudiants gagnaient de quoi payer leurs années d’études, les paysans avaient des jeunes bosseurs et motivés… Mais des cervelles d’ordures ont estimé qu’il était préférable que ça s’arrête, au profit du cirque mortifère actuel !
Et puis, il y a eu des contrôles de plus en plus fréquents, pour tout mais surtout pour rien. Avec des agents d’état armés (???) qui viennent vérifier au cœur des propriétés comment se gère l’étang de la ferme (à peine grand comme un dé à coudre), la taille et la hauteur d’une haie, ces agents d’état, sortant d’écoles, vivant de théories bien apprises, expliquant à « ceux qui font » depuis quinze générations sur cette terre, qu’ils n’ont plus le droit de curer, d’entretenir ni drains ni fossés, exposant les constructions en aval aux risques d’inondations en cas de fortes pluies… Cette bureaucratie punitive, tatillonne et totalitaire bras armé d’une écologie politique démente, armée d’images satellite, qui contrôle tout, qui réclament papiers, documents, traçabilités, faisant perdre un temps précieux à ceux qui travaillent…Pour qui sont pris ceux qui nourrissent le pays ? Des criminels ? Quel paysan irait dépenser des sommes colossales en produits phytosanitaires ? Quel paysan (premier véritable écolo de l’Histoire avant que le gauchisme récent ne s’empare de l’écologie pour en faire un cheval politique) ne connait pas le cycle de sa terre ? Quel paysan risquerait d’arracher une haie précieuse pour son troupeau ?
Bref, Le Mercosur n’est pas le problème premier. C’est la pression que l’état, gouvernement européen ou français, met sur « ceux qui font », ainsi que la hauteur délirante des taxes spoliatrices et asphyxiantes, qui est le problème premier. Toutes ces agences de contrôle sont payées par le monde agricole, ou le bâtiment, ou l’industrie, voilà pourquoi le « made in France » coute un bras ! Aucune pomme ne peut rivaliser avec une « 972 » du plateau de Pompadour ! Aucune. Pourtant, peu d’entre vous en mangeront car elles sont hors de prix pour toutes les raisons citées…
Le problème majeur, fondamental des paysans, ça n’a jamais été le libre échange car ils connaissent leurs métiers et ils ont l’amour du travail bien fait bien. Leur problème ce sont les entraves gouvernementales. Les productifs, paysans, entrepreneurs, payent et crèvent au nom des politiciens et des fonctionnaires écolo-agricoles de ce pays, au nom de ceux qui vous disent qu’ils ne sont responsables de rien, que c’est nous, le peuple qui sommes trop cons pour comprendre. Ces gens nous ont enlevé, une à une, nos libertés de produire, de propriété, de commercer et nos capacités mêmes à être compétitifs.
Le comble, c’est que ce marché international est inutile et que les paysans français, à l’exception des plus gros, vont disparaître pour quelque chose d’inutile. En effet, la France n’est pas un pays sous-développé, son agriculture est performante. A l’exception de quelques produits qu’il faut faire venir si elle souhaite pouvoir en disposer, la France avec son agriculture pourrait être autosuffisante, elle pourrait vivre en autarcie, nul besoin de faire venir des poivrons du Chili ou des poulets ukrainiens simplement pour complaire et se soumettre à un dogme religieux mondialiste des échanges commerciaux internationaux.
Le malheur, c’est que ces gens qui torturent la France sont en position de le faire parce que d’une façon tellement stupide, une majorité de Français leur a confié le pouvoir sans discontinuer depuis cinquante ans. Où passent les sommes colossales que le peuple français consent durement par l’impôt ? Pas comme il le faudrait dans l’hôpital, ni dans la Justice, ni dans nos transports ferroviaires quotidiennement défaillants ici ou là par insuffisance d’entretien, ou nos ports, gangrénés par des syndicalistes qui font chuter à longueur de temps la compétitivité française. A-t-on besoin de payer la chirurgie des oreilles décollées ou la transition sexuelle de migrants clandestins, de verser des prestations sociales sans discernement à des familles de délinquants, d’apporter une « aide au développement » au richissime pays qu’est devenu la Chine, ou au pouvoir algérien qui passe son temps à nous cracher dessus ? Que font ces gens à la France ? L’occupant de l’Élysée lui-même ne s’estime responsable de rien !…
Avons-nous besoin de ces gens pour nous dire de prendre un pull et de boire un verre d’eau ? Avons-nous besoin de financer des films qui nous font passer pour des débiles insensibles aux autres ? Qui sont les Français, de quoi sont-ils faits ? S’ils sont responsables de tout, il serait peut-être temps qu’ils reprennent le pouvoir.

Ils sont tellement heureux… de nous faire souffrir !
