Quels sont le rôle et la responsabilité de l’Angleterre dans l’histoire de la politique mondialiste qui s’attaque actuellement aux pays d’Europe occidentale ? Sujet brillamment exposé par Carroll Quigley, historien américain, et Pierre Hillard dans Histoire secrète de l’oligarchie anglo-américaine (Éditions Le retour aux sources), dont nous ne pouvons que recommander la lecture intégrale.
A la fin du XVIème siècle, les marranes (juifs de la péninsule ibérique faussement convertis au catholicisme) s’installent massivement aux Pays-Bas (si nombreux que le pays sera désigné par l’expression « la Jérusalem hollandaise »), pays dès lors appelé à être un concurrent économique et financier sérieux pour l’Angleterre. Cette dernière, au siècle suivant, se retrouve donc en rivalité économique permanente avec la puissante Hollande devenue grand fief du marranisme.
Conscient du rôle et de l’influence des marranes espagnols et portugais dans la vie de ce pays, Oliver Cromwell, l’homme fort de la Couronne anglaise n’aura qu’une idée en tête : rabattre la communauté hollando-marrane en Angleterre. Ce qui sera fait, sous la houlette du rabbin Menasseh ben Israël. C’est de ce moment que date l’étroite collusion avec la couronne britannique, des Juifs qui avaient pourtant été expulsés d’Angleterre en 1290 par Édouard 1er. Du fait de ce « déplacement de population », Cromwell espère ainsi détourner les flux de capitaux étrangers, non plus vers Amsterdam, mais vers Londres afin d’en faire la capitale mondiale de la finance. L’alliance judéo-anglaise sera définitivement scellée au profit de la City et de la politique impériale anglaise sur fond de messianisme judaïque.
Du point de vue juif, cette alliance judéo-anglaise s’explique par une volonté de la Synagogue d’imposer son modèle en s’alliant à un pays réunissant les potentialités économiques et militaires capables d’être son bras armé. Ce choix du monde anglais, riche de promesses matérielles, n’était possible qu’à la condition que les structures spirituelles régissant cet État soient en conformité théologique avec la doxa judaïque talmudique. Un État catholique ne se prêtait évidemment pas à ce genre d’alliance. Il fallait donc trouver un pays, disposant d’une force de frappe politico-économique suffisante et d’une position géographique à l’intersection entre l’Ancien et le Nouveau monde, capable d’être le fer de lance de la Synagogue. La concrétisation de cette alliance entre Oliver Cromwell et le rabbin Menasseh ben Israël est l’acte de baptême inaugurant une politique de conquête de territoires et de contrôle des richesses à l’échelle mondiale.

Pour mieux saisir le tour d’esprit animant ces marranes et ces Juifs ainsi que leurs volontés de créer les conditions politico-économiques et spirituelles favorables à leurs causes, il est indispensable de comprendre les ressorts profonds animant la Synagogue face à son rival théocratique, l’Église. En effet, comme déjà relevé, une certaine plénitude de pensée entre les marranes et/ou les Juifs et leurs pays d’accueil est absolument nécessaire. Le passage des pays d’Europe du Nord au protestantisme a permis des alliances, chose absolument impossible dans les pays sincèrement catholiques. Dans cette affaire, il est nécessaire de cerner les référents spirituels animant les esprits de chacun ainsi que leurs tactiques. On oublie trop souvent que la poursuite d’une politique, promouvant le Nouvel Ordre Mondial, avec ses implications économiques repose toujours sur un fond religieux et des préceptes philosophiques. Cette politique du Nouvel Ordre Mondial est aujourd’hui portée et déroulée par l’oligarchie anglo-américaine, laquelle ne peut être comprise qu’en étudiant les racines de la spiritualité judéo-talmudique.
Depuis la montée en puissance des États-Unis leur ayant permis de prendre le leadership sur la vieille Angleterre, et avec des acteurs coalisés dont la France fait malheureusement partie, toute la politique internationale mondialiste actuelle, jusqu’à la provocation du bloc atlantiste faite à la Russie à travers l’Ukraine, est la continuation de cette alliance contractée par les Anglais au milieu du XVIIe siècle.
