La Bretagne sortira-t-elle de l’ornière ?

Il y a eu les ducs de Bretagne, qui portaient couronne fermée, symbole de leur souveraineté, et ne devaient que l’hommage simple (par accolade) au roi de France.

Il y a eu les multiples conflits entre le pouvoir royal et les prérogatives des États et du Parlement de Bretagne. 

Il y a eu la République une et indivisible niant toute diversité et identité des régions, toute tradition, tout peuple qui ne soit pas le « peuple français » passé sous le laminoir de l’uniformisation, toute langue qui ne soit pas la langue de la République : l’interdiction à l’école de parler breton.

Il y a eu le folklore de pacotille et le vrai renouveau de la culture bretonne.

Il y a eu les militants bretons qui ont espéré que Hitler pourrait leur permettre de réaliser l’indépendance de leur pays, et il y a eu les militants gauchistes qui ne se servaient de la revendication identitaire que comme un levier révolutionnaire. 

Entre le centralisme jacobin et la fausse décentralisation (qui met le château des ducs en dehors du duché), entre les fantasmes d’intellectuels et les cruelles leçons de la réalité, la Bretagne trahie par une partie de ses fils égarés dans le gauchisme n’échappe pas aux maux qui gangrènent toute la société contemporaine. Elle ne se retrouvera qu’en se purgeant du poison chrétien, de la politique parisienne, et en retrouvant la foi légendaire de ses ancêtres.

Représentation de Taranis, dieu celte du Ciel et du Tonnerre

Soyez les hommes nouveaux !

Vous n’aurez plus de paladins, vous n’aurez plus de héros. Bonsoir les grandeurs anciennes. Trouvez-moi un d’Assas à présent ! Vous avez tous peur pour votre peau. Vous n’aurez plus les chevaliers de Fontenoy qui saluaient avant de tuer, vous n’aurez plus les combattants en bas de soie du siège de Lérida ; vous n’aurez plus de ces fières journées militaires où les panaches passaient comme des météores ; vous êtes un peuple fini ; vous subirez ce viol, l’invasion ; si Alaric II revient, il ne trouvera plus en face de lui Clovis ; si Abdérame revient, il ne trouvera plus en face de lui Charles Martel ; si les Saxons reviennent, ils ne trouveront plus devant eux Pépin ; vous n’aurez plus Agnadel, Rocroy, Lens, Staffarde, Nerwinde, Steinkerque, la Marsaille, Raucoux, Lawfeld, Mahon ; vous n’aurez plus Marignan avec François Ier ; vous n’aurez plus Bouvines avec Philippe Auguste faisant prisonnier, d’une main, Renaud, comte de Boulogne, et de l’autre, Ferrand, comte de Flandre. Vous aurez Azincourt, mais vous n’aurez plus pour s’y faire tuer, enveloppé de son drapeau, le sieur de Bacqueville, le grand porte-oriflamme ! Allez ! allez ! faites ! Soyez les hommes nouveaux.

Victor Hugo

On reconnaît une société, ou une époque, au type d’homme qu’elle produit

La noblesse allemande dans l’histoire de la direction britannique

Pendant la première guerre mondiale, la famille royale britannique, de souche allemande, est devenue les « Windsor »…

Les Anglais tiennent beaucoup à leurs « Royals » et peu d’institutions sont aussi représentatives de la Grande-Bretagne que la famille royale. Mais il y a en fait tromperie sur l’étiquette en ce cas précis. Car la monarchie anglaise n’est pas aussi britannique qu’on ne le croit. Si l’on jette un regard plus pénétrant sur le cas de cette monarchie, celle-ci est bel et bien la seule et unique monarchie allemande qui existe encore en Europe. Alors que le dernier Empereur d’Allemagne a abdiqué en 1918.

Voici les faits : jusqu’à la moitié du 19ème siècle quatre lignées de la haute noblesse allemande se sont incrustées dans la famille régnante en Grande-Bretagne. Les historiens anglais le savent pertinemment bien : ils nous parlent, à ce propos, de « trois invasions » de la noblesse allemande sur l’île.

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Quand le mental de consommateur abolit la conscience

Ah ! çà, des idées, nous en avons, à droite ! Dans cette Droite qu’on appelle justement Droite d’Idées, à défaut d’une Droite d’action. Et des convictions à la pelle ! Nous n’en avons jamais manqué. D’ailleurs ce sont toujours les mêmes. Nous aimons les articles solides, de qualité suivie, de telle sorte qu’ils sont devenus hors de prix et si rares en ces temps de camelote que personne ne songe plus à se les offrir. Du côté du coeur et de l’âme, les portefeuilles sont à sec, le client se fait rare.

D’ailleurs, vous le connaissez comme moi, le bon client français. Alors dites-moi ce qu’il en aurait à foutre, d’une patrie à servir, d’un drapeau à saluer, d’une famille de quatre enfants, d’une religion qui ait de la gueule, d’une liberté qui crée des devoirs, d’une race à protéger, à transmettre, d’un ordre à rétablir partout et pas seulement chez les crapules, d’une espérance à définir autre qu’économique, d’une morale qui ne soit pas un crachoir, d’une grandeur à restaurer et d’abord au-dedans de chaque Français, et tout cela gaiement, je dis : gaiement, pour le plaisir de vivre, je vous laisse terminer la liste, vous la savez par coeur… Qu’en ferait-il, le client ? Il a perdu le mode d’emploi. Alors ? Pourquoi se démener ?

Jean Raspail

Quelque chose s’est cassé

Billet d’humeur signé Laurent Ozon : « Les Français, appauvris, n’ont plus envie de sortir manger des trucs fabriqués par des clandos dans des cuisines douteuses et servis par des gens peu aimables pour enrichir des patrons qui faisaient le tri des clients pendant la crise COVID. Les représentants de la filière restauration ayant assuré dans les médias la promotion de l’embauche des clandestins et du Pass sanitaire, ont modifié la perception publique de ces endroits. Pour beaucoup de Français, le restaurant est devenu une synthèse de la société que l’on déteste et qui les rejette. Quelque chose s’est cassé. »

En effet. Au pays qui avait un tel amour des plaisirs de la table, vingt restaurants au sens strict de ce nom ferment chaque jour en France actuellement, font faillite, compte tenu des conditions économiques, pour être remplacés par des enseignes diverses de junk food exotiques et sans âme.

Comment un pays se condamne à l’impuissance face au crime ?

Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2024, des étrangers algériens sous obligation de quitter le territoire français, obligation évidemment non respectée par les susdits et non exécutée par un pouvoir défaillant, entraient par effraction dans une pharmacie d’Ivry-sur-Seine pour y voler médicaments et valeurs diverses. Rapidement interpellés en flagrant délit, ils étaient remis en liberté par le Parquet dans les 24 heures qui suivaient.

Comment un pays se condamne à l’impuissance face au crime ? En s’imposant, au nom d’un « État de droit » dévoyé qui n’est que le faux nez d’un système de bienveillance envers la canaille, des règles de contrainte inutiles et contraires à la protection de la société. Illustration : 

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Miyamoto Musashi et Hiroshi Inagaki

Une fois n’est pas coutume, sortons momentanément de notre sujet de prédilection, la culture des Européens, pour évoquer aujourd’hui le Japon féodal et une grande figure de l’univers samouraï, Miyamoto Musashi.

La trilogie Samouraï, du réalisateur Hiroshi Inagaki, portant à l’écran le personnage de Miyamoto Musashi, est peut-être bien un des chefs-d’œuvre absolus du cinéma japonais. Très célèbre en son temps, on l’a complètement oubliée, aussi bien le film que le metteur en scène. Sauf au Japon bien sûr, et aux États-Unis où cette série obtint l’Oscar et où elle continue d’être constamment rééditée.

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Religion des droits de l’homme : les origines

La Bible, dont l’existence a engendré l’imagination de tous les délires hérétiques à son contenu, est bien le « livre qui a pourri l’humanité », selon l’inégalable et définitive formule de Robert Dun.

Parmi la descendance de la Bible, figurent la gnose et le millénarisme. La gnose est l’ensemble de doctrines religieuses ésotériques enseignées par diverses sectes orientales au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne. De la gnose, la « religion de l’humanité » qui est le socle philosophique du régime maçonnique appliqué à nos pays, a notamment repris le thème de l’homme-Dieu. Le millénarisme est pour sa part lié à l’espoir chez ses suiveurs de la venue (ou du retour) d’un messie ouvrant à l’établissement du paradis sur Terre.

Gnose et millénarisme sont les fondements du droit-de-l’hommisme contemporain. Nous allons rentrer dans le détail de ces doctrines, mais c’est nécessaire pour voir le lien direct qu’elles ont avec des pans entiers de l’idéologie politique sous laquelle vivent les Français, lutte contre la famille hétérosexuelle et le mariage traditionnel, avortement, antipatriotisme, relativisme…

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La paix peut être dangereuse

Le conflit, la révolte, nuisent, au travail, à la productivité, à la bonne marche du Système globaliste, lequel a besoin uniquement d’un travailleur consommateur, contribuable, docile (ce que fournira à la gouvernance la philosophie des Lumières et la Révolution de 1789, voir notre récent article Des citoyens isolés et inorganisés, répertorié sous la thématique Philosophie politique fondamentale), indifférencié et interchangeable.

On le sait, la permanence de ce spécimen d’homme exige qu’il soit sans cesse diverti, écarté des sujets fondamentaux, manipulé, entretenu dans la bêtise, shooté. Tout l’outil médiatique audiovisuel concourt à cela. La consommation effrénée de cannabis dans laquelle ont sombré les Français, aussi. Les auteurs de science-fiction et d’anticipation avaient bien cerné le sujet, avec la distribution de Soma dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, ou avec des machines auxquelles se connectent les gens pour s’offrir un moment d’évasion de leur univers sordide.

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