Cinq ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate empêchant le recours en appel traditionnel en droit afin d’empêcher toute candidature y compris aux législatives anticipées à venir en juin 2025 : voilà les réquisitions délirantes du parquet contre Marine Le Pen, accusée dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National.
Aujourd’hui, Marine Le Pen et son parti s’insurgent contre cette machine judiciaire qui les frappe alors que pour se faire accepter du Système ils se sont détournés, depuis des années, des dissidents politiques en France et en Europe. Où étaient-ils lorsque des contestataires au Système ont été traînés en justice, censurés, voire emprisonnés, ou ont dû s’exiler pour leurs idées ? Où était le RN quand ces contestataires étaient condamnés pour leurs écrits et leurs prises de parole, au nom d’une prétendue lutte contre la haine ? Plutôt que de défendre la liberté d’expression et de résister à l’oppression, Marine Le Pen et son parti ont préféré éviter de s’associer aux déclarés « pestiférés », et se ranger dans une respectabilité à tout prix, croyant échapper ainsi à la cible du Système.
En cherchant à se « dédiaboliser », le RN a en réalité abandonné ceux qui ont osé braver l’ordre établi, par peur de salir une image qu’il voulait rendre fréquentable aux yeux d’un Système hostile. Pourtant, en se conformant ainsi, le RN n’a fait que s’affaiblir, laissant la dissidence la plus active se débattre seule face aux assauts répétés de la justice et des médias.
Marine Le Pen et son parti découvrent aujourd’hui l’intransigeance de ce Système. Le RN a été réintégré dans la cible dont il a voulu s’écarter pendant tant d’années. La dédiabolisation ne leur a valu que des attaques plus féroces, la répression politique s’étendant maintenant jusqu’à leurs propres rangs. Aujourd’hui, les juges rouges, ces mêmes procureurs qui poursuivent les voix dissidentes depuis des décennies, menacent directement l’avenir politique du Rassemblement National.
Par la « dédiabolisation », Marine Le Pen et ce qu’elle a fait du parti de son père ont cru qu’ils pourraient renverser la caste en place en se pliant à ses règles institutionnelles, en devenant de gentils parlementaires au comportement irréprochable, et en faisant certes grimper le nombre d’électeurs en sa faveur. Mais à quoi servent des électeurs si l’on est empêché de se présenter ? Il était illusoire de croire qu’en face ils joueraient honnêtement le jeu de la démocratie. La caste a sifflé la fin du match en réactivant le « cordon sanitaire » du « front républicain », et cherche à travers ses complicités dans l’appareil judiciaire à éjecter le challenger.
Il est temps pour le RN de faire un choix. S’il souhaite réellement représenter le peuple, s’il espère pouvoir compter sur un soutien populaire face aux persécutions judiciaires, alors il doit se montrer solidaire envers tous ceux qui, au quotidien, prennent des risques pour réveiller les consciences. Elon Musk a récemment soutenu le dissident anglais Tommy Robinson. Il n’avait aucun intérêt politique à le faire pourtant, mais c’est un homme libre. Qu’en sera-t-il de Jordan Bardella ? La dédiabolisation est un piège. L’obsession de la respectabilité pour plaire aux maîtres du Système ne conduit qu’à l’auto-sabotage. Si le RN continue de rester sourd aux cris de ceux qui subissent la répression d’une justice idéologique, alors il continuera de se vider de sa substance et de se dénaturer, jusqu’à devenir un simple pantin, un pion docile dans un échiquier contrôlé par ses adversaires.
Marine Le Pen et le RN, piégés par leur propre complaisance, ont encore une chance de se rattraper. Mais pour cela, ils devront prendre parti, soutenir activement les dissidents, et oser dénoncer cette justice politique qu’ils découvrent aujourd’hui. Sinon, personne ne viendra pleurer sur leur sort, demain, lorsqu’ils seront condamnés.

La dédiabolisation, ça fonctionne !
