Quelque part, autour de l’an 2050…
« Nous y sommes. Nous sommes parvenus à notre but. La population du pays est transformée. Mais quoi ! Vous vous en plaignez aujourd’hui ? Certes, nous ne vous avons jamais demandé votre avis, nous avons agi arbitrairement conformément à notre seule idéologie, selon notre volonté et nos seuls intérêts, crachant sur le « principe démocratique » dont nous vous avons aveuglés. Mais nous n’avons jamais rien caché. La chose s’est faite ouvertement année après année, mandature après mandature, sous vos yeux. Et vous n’avez rien fait pour vous y opposer. Vous auriez pu voter pour le seul parti qui vous mettait en garde et s’opposait à notre projet. Mais vous nous avez écouté, et c’est pour nous que vous avez voté sans cesse. Nous vous avons terrorisé par la menace d’accusation de racisme, et nous avons profité à fond de votre lâcheté. Vous n’avez que votre dû. Vous allez disparaître dans le mélange melting-pot que nous avions échafaudé de longue date dans nos loges maçonniques. Votre nature de froussards dressés, anesthésiés et tenus en respect par nos médias, a scellé votre destin. Vous n’avez pas eu le courage de vous opposer à nous quand cela était encore possible, vous ne l’aurez pas davantage maintenant qu’il est trop tard. Maintenant, votre identité est perdue, vos maudites racines sont perdues. Votre passé est perdu dans l’oubli. Vous n’être plus rien. Vous n’êtes plus que les pions moralement désarmés et interchangeables en lesquels nous voulions vous transformer. Notre triomphe est total. Le faible subit ce qu’il doit subir… Et vive la République ! »
Florent de Mestre
