Que l’on creuse les pulsions humaines aux époques de décadence. Qu’y trouvera-t-on ? Violence ? Érotisme ? Veulerie ? Certes, mais tout au fond, toujours… la Bêtise, la bêtise au front de taureau, disait Baudelaire. Certes aucune époque n’a manqué de sottes gens, mais leur sottise était contrebalancée par l’équilibre même d’une société hiérarchisée qui imposait à ces sots une sorte de contrôle de comportement, et qui les rendait quasi inoffensifs. Aujourd’hui, après un patient travail de sape mené par une minorité au pouvoir aidée depuis plusieurs décennies, depuis Mai 68 si l’on veut être précis, par des idéologues de la déconstruction au ministère de l’Éducation nationale, les cons et les ignares faisant une faute d’orthographe à chaque mot ont été répandus dans tous les secteurs et occupent avec une triomphante suffisance le devant de la scène, jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale, et arrivent presque partout à couvrir la voix des raisonnables et des érudits. Tout le monde sait à quel point la qualité des savoirs et des élèves a chuté entre les écoliers d’antan avec leur certificat d’études primaires, et les crétins actuels. Il n’y a pas de mots pour décrire l’étendue des dégâts causés à la France dans tous les domaines depuis cinquante ans par une classe politique de renégats et de canailles au-dessous de tout.
Florent de Mestre
