Analyse de la psychologie gauchiste : le Manifeste de Ted Kaczynski

Il est une question qui résume la problématique : Pourquoi la gauche place systématiquement tous les individus non-blancs en position de victimes, pourquoi une idéologie qui se dit antiraciste use et abuse du terme « racisés » pour qualifier tous les autres individus de type extra-européen ?

Le Manifeste de Ted Kaczynski, intitulé La société industrielle et son avenir, est sans doute l’un des textes les plus visionnaires jamais produits sur la question. Kaczynski, dit Unabomber, ressortissant Américain au quotient intellectuel de 167, écrit ce document tandis qu’il vivait en ermite dans une cabane isolée du Montana. Le Manifeste a été publié par le Washington Post et le New-York Times le 19 septembre 1995, après que Kaczynski ait menacé de poursuivre ses attentats à la bombe s’il n’était pas diffusé. Le nom Unabomber est dérivé de University And Airline Bomber, en français Poseur de bombes visant les universités et les compagnies aériennes. C’était un nom de code donné par le FBI pendant l’enquête car Kaczynski fabriquait et envoyait des colis piégés qui ciblaient initialement les structures mentionnées.

Dans son Manifeste, Kaczynski aborde le gauchisme comme l’un des thèmes centraux de son analyse. Il utilise le terme gauchisme de manière assez large, en le définissant comme une idéologie, un mode de pensée qui, selon lui, est caractérisé par un ensemble de comportements psychologiques et d’attitudes plutôt que d’un programme politique spécifique. Pour le dire autrement, selon Kaczynski, le gauchisme se rapproche davantage d’une maladie mentale que d’un mouvement politique.

Né en 1942, enfant prodige en mathématiques, accepté à Harvard à l’âge de seulement seize ans, titulaire d’un doctorat en mathématiques et doté d’un quotient intellectuel de 167, Kaczynski renonce à une carrière universitaire pour vivre donc en ermite dans une cabane isolée, en rejetant tout contact avec la civilisation moderne ou le « monde civilisé ».

A partir de 1978, il commence une série d’attentats à la bombe pour dénoncer ce qu’il considère comme les dangers de la société industrielle qu’il voit comme destructrice de la liberté humaine et de l’environnement. Ses attaques sont principalement dirigées contre des individus liés aux entreprises de la technologie et de l’industrie, qui représentaient la modernité d’une façon générale, notamment IBM, Hewlett-Packard, et American Airlines. Ces attaques ont duré dix-sept ans, de 1978 à 1995. C’est l’une des traques les plus longues de l’histoire du FBI, d’où le nom de la série Netflix qui en parle, Manhunt, chasse à l’homme. Pendant cette période, il a envoyé ou déposé seize bombes, tué trois personnes et en a blessé vingt-trois autres. Ted Kaczynski sera arrêté en 1996.

Alors quelle sont les idées au sujet du gauchisme contenues dans son Manifeste et qui ont fait de ce petit manuscrit (35 000 mots soit une centaine de pages) une référence ? Depuis son écriture, et sans avoir eu à le lire, nous sommes nombreux (pas assez manifestement encore, hélas) à avoir fait les mêmes observations et fait les mêmes constats sur la nature et la psychologie du gauchisme, son comportement, ses méthodes. Néanmoins Kaczynski reste instructif pour ceux qui n’ont pas encore fait ces constats. Il écrit :

La psychologie du gauchisme moderne

6. Presque tout le monde conviendra que nous vivons dans une société profondément troublée. L’une des manifestations les plus répandues de la folie de notre monde est le gauchisme, et une discussion sur la psychologie du gauchisme peut servir d’introduction à une discussion plus générale sur le problème de la société moderne.

7. Mais qu’est-ce que le gauchisme ? Au cours de la première moitié du XXème siècle le gauchisme pouvait être pratiquement identifié au socialisme. Aujourd’hui, le mouvement est fragmenté et il n’est pas clair qui peut être appelé gauchiste à juste titre. Lorsque nous parlons de gauchistes dans cet article, nous avons principalement en tête les socialistes, les collectivistes, les adeptes du « politiquement correct », les féministes, les militants pour les droits des homosexuels, des handicapés, les militants pour les droits des animaux, et ainsi de suite. Mais tous ceux qui sont associés à l’un de ces mouvements ne sont pas des gauchistes. Ce que nous essayons d’aborder en discutant du gauchisme n’est pas tant un mouvement ou une idéologie, qu’un type psychologique, ou plutôt une collection de types apparentés. Ainsi, ce que nous entendons par « gauchisme » se précisera au fur et à mesure de notre discussion sur la psychologie gauchiste. (Voir également les paragraphes 227-230).

8. Néanmoins, notre perception du gauchisme restera beaucoup moins claire que nous le souhaiterions, mais il ne semble pas y avoir de remède à cela. Tout ce que nous essayons de faire ici est de montrer de manière approximative les deux tendances psychologiques que nous croyons être les principales forces motrices du gauchisme moderne. Nous ne prétendons en aucun cas dire toute la vérité sur la psychologie de la gauche. De plus, notre discussion est censée s’appliquer uniquement à la gauche moderne. Nous laissons ouverte la question de savoir dans quelle mesure notre discussion pourrait s’appliquer aux gauchistes du XIXe et du début du XXe siècle.

9. Les deux tendances psychologiques qui sous-tendent le gauchisme moderne sont ce que nous appellerons les « sentiments d’infériorité » et la « sursocialisation ». Les sentiments d’infériorité sont caractéristiques du gauchisme moderne dans son ensemble, tandis que la sursocialisation est caractéristique d’un certain segment du gauchisme moderne ; mais ce segment est très influent.

Ce que nous dit Ted Kaczynski dans cette introduction avant de parler du sentiment d’infériorité chez les gauchistes, c’est que ce qu’il entend par gauchiste n’est pas tant une tendance ou une mouvance politique, qu’un état d’esprit. Être gauchiste, ce n’est pas avoir sa carte au Parti socialiste, au Parti communiste, ou chez les Démocrates aux États-Unis, mais c’est un état d’esprit, une mentalité qui confère des traits comportementaux au gauchiste. Et parmi ces traits nous avons les sentiments d’infériorité. Kaczynski poursuit :

Sentiments d’infériorité

10. Par « sentiments d’infériorité », nous n’entendons pas seulement les sentiments d’infériorité au sens strict, mais tout un éventail de traits apparentés ; faible estime de soi, sentiment d’impuissance, tendances dépressives, défaitisme, culpabilité, haine de soi, etc. Nous soutenons que les gauchistes modernes tendent à avoir de tels sentiments (plus ou moins refoulés) et que ces sentiments sont décisifs pour déterminer l’orientation du gauchisme moderne.

11. Lorsque quelqu’un interprète comme péjoratif presque tout ce qui est dit à son sujet (ou à propos des groupes auxquels il s’identifie) nous en concluons qu’il a des sentiments d’infériorité ou une faible estime de soi. Cette tendance est prononcée parmi les militants des droits des minorités, qu’ils appartiennent ou non aux groupes minoritaires dont ils défendent les droits. Ils sont hypersensibles aux mots utilisés pour désigner les minorités, et à tout ce qui est dit à propos des minorités. Les termes « nègre », « oriental », « handicapé », ou « poulette » (chick), pour désigner tantôt un Africain, un Asiatique, une personne handicapée, ou une femme, n’avaient à l’origine aucune connotation péjorative, « meuf » ou « poulette » étaient simplement les équivalents féminins de « gars », « mec », ou « type ». Les connotations négatives ont été attachées à ces termes par les militants eux-mêmes. [Et là ce que nous dit Ted Kaczynski, si l’on peut développer sa pensée à ce stade de notre lecture, c’est que les gauchistes font systématiquement du glissement sémantique sur tous les mots qu’ils considèrent comme péjoratifs, de manière non objective bien sûr]. Certains militants des droits des animaux sont allés jusqu’à rejeter le mot « animal » (pet) en insistant pour qu’il soit remplacé par « compagnon animal ». Aussi les anthropologues gauchistes font tout leur possible pour éviter de dire quoi que ce soit sur les peuples primitifs qui pourrait être interprété comme négatif. Ils veulent remplacer le mot « primitif » par « non lettré ». Ils semblent presque paranoïaques à l’idée que quelque chose puisse suggérer que toute culture primitive est inférieure à la nôtre. (Nous ne voulons pas dire que les cultures primitives SONT inférieures à la nôtre. Nous signalons simplement l’hypersensibilité des anthropologues gauchistes).

Ajoutons au propos de Ted Kaczynski qu’à la base « primitif » n’est pas une insulte, encore un glissement sémantique imposé par les gauchistes. Primitif signifie « les peuples premiers », ou « les peuples les plus anciens ». Les Amérindiens sont les peuples primitifs, les premiers du continent américain, ce n’est pas une insulte. Et c’est dans ce sens que le gauchisme devient problématique, c’est qu’on ne peut plus ouvrir la bouche sans être taxés tantôt de racistes, tantôt de « suprémacistes », tantôt de misogynes. Dès que l’on met les pieds dans quelque chose qui touche un peu à la génétique, à l’ethnie, à la race, à l’anthropologie, on marche sur des œufs par crainte de se voir cité en justice par un gauchiste. C’est un fléau que Ted Kaczynski visionnaire a abordé déjà en 1995. Il faut briser cette dictature du magistère gauchiste sur les mots et sur notre expression.

12. Ceux qui sont les plus sensibles à la terminologie « politiquement incorrecte » ne sont pas l’Afro-Américain moyen vivant dans un ghetto, l’immigrant Asiatique, la femme maltraitée ou la personne handicapée, mais une minorité de militants, dont beaucoup n’appartiennent pas à un groupe « opprimé » mais proviennent des couches privilégiées de la société. Le politiquement correct trouve son bastion chez les professeurs d’université, qui ont un emploi sécurisé avec des salaires confortables, et dont la majorité sont des hommes blancs hétérosexuels issus de familles de la classe moyenne supérieure. [Et ceci est un point très important à comprendre. Celui qui va le plus emmerder autrui avec les histoires de racisme, d’égalité, d’oppression, une lutte qui ne le concerne pas, c’est le petit col blanc de la bourgeoisie supérieure qui ne connaît rien des populations qu’il prétend défendre parce qu’il n’a jamais eu de contacts avec elles].

13. De nombreux gauchistes ont une identification intense aux problèmes des personnes qui ont une image de faiblesse (les femmes), de vaincus (les Indiens d’Amérique), de répulsion (les homosexuels) ou de toute autre infériorité. Les gauchistes eux-mêmes ressentent ces groupes comme inférieurs. Ils n’admettraient jamais qu’ils éprouvent de tels sentiments, mais c’est précisément parce qu’ils considèrent ces groupes comme inférieurs qu’ils s’identifient à leurs problèmes. (Nous ne voulons pas suggérer que les femmes, les Amérindiens, etc. SONT inférieurs ; nous faisons seulement référence à une observation sur la psychologie du gauchiste).

Ce point 13 de Ted Kaczynski est fondamental. En effet, la psychologie naturelle ne tend pas à se porter à la défense que quelqu’un que l’on considère supérieur à soi, il est en capacité de le faire tout seul ; la psychologie naturelle tend à se porter au secours de quelqu’un que l’on considère inférieur à soi. Les gauchistes en réalité, sans se l’avouer et derrière leurs élans d’humanistes tartuffes, pensent donc ces catégories comme inférieures à eux puisqu’ils ressentent le besoin de se porter à leur secours. Il faut s’en souvenir chaque fois que l’on a l’occasion de voir dans les médias la bobine d’un de leurs représentants.

15. Les gauchistes ont tendance à détester tout ce qui a une image de force, de bien ou de succès. Ils détestent l’Amérique, ils détestent la civilisation Occidentale, ils détestent les hommes blancs, ils détestent la rationalité. Les raisons que les gauchistes donnent pour détester l’Occident, etc. ne correspondent manifestement pas à leurs véritables motivations. Ils DISENT qu’ils détestent l’Occident parce qu’il est belliqueux, impérialiste, sexiste, ethnocentrique, mais lorsque ces mêmes défauts apparaissent dans des pays socialistes ou dans des cultures primitives, le gauchiste leur trouve des excuses, ou au mieux il admet A CONTRE-CŒUR qu’ils existent ; alors qu’il signale avec enthousiasme (et souvent avec grande exagération) ces défauts lorsqu’ils apparaissent dans la civilisation Occidentale. Il est clair que ces défauts ne sont pas la véritable motivation du gauchiste pour détester l’Amérique et l’Occident. Il déteste l’Amérique et l’Occident parce qu’ils sont forts et réussissent.

16. Des mots comme « confiance en soi », « autonomie », « initiative », « entreprise », « optimisme », etc., jouent un rôle mineur dans le vocabulaire gauchiste. Le gauchiste est anti-individualiste, pro-collectiviste. Il veut que la société résolve les problèmes de chacun pour eux, satisfasse les besoins de chacun, prenne soin d’eux. Il n’est pas le genre de personne qui a une confiance intérieure en sa capacité à résoudre ses propres problèmes et à satisfaire ses propres besoins. Le gauchiste est antagoniste au concept de compétition parce qu’au fond de lui, il se sent être un perdant.

Ted Kaczynski nous dit que le gauchiste aime le collectivisme parce qu’il peut s’y planquer, s’y fondre et fondre ainsi sa médiocrité dans le paquet. Parce que le « problème » de l’individualisme qui est prôné par les gens de droite, c’est que l’on est face à ses propres responsabilités, on doit assumer ce que l’on fait. En cas de réussite c’est tant mieux ; en cas d’échec il faut l’assumer, il n’y a pas « toute la société » qui va contribuer à effacer ton insuffisance de réussite. Quand on échoue dans le « groupe », c’est le groupe qui est responsable. Voilà pourquoi le collectivisme est un mode naturel de fonctionnement du gauchiste, parce que de manière consciente ou pas, il sait que pour lui, le faible, l’incompétent, le fragile, le groupe c’est la planque idéale et le report de sa responsabilité sur l’ensemble anonyme.

18. Les philosophes gauchistes modernes ont tendance à rejeter la raison, la science, la réalité objective, et à insister sur le fait que tout est culturellement relatif. Il est vrai que l’on peut se poser de sérieuses questions sur les fondements de la connaissance scientifique et sur la manière dont le concept de réalité objective peut être défini, le cas échéant. Mais il est évident que les philosophes de gauche modernes ne sont pas simplement des logiciens à la tête froide qui analysent systématiquement les fondements de la connaissance. Ils sont profondément impliqués émotionnellement dans leur attaque contre la vérité et la réalité. Ils attaquent ces concepts en raison de leurs propres besoins psychologiques. D’une part, leur attaque est un exutoire à l’hostilité et, dans la mesure où elle réussit, elle satisfait leur soif de pouvoir. Plus important encore, le gauchiste déteste la science et la rationalité parce qu’elle classe certaines croyances comme vraies, donc supérieures, et d’autres croyances comme fausses, c’est-à-dire ratées, donc inférieures. Les sentiments d’infériorité du gauchiste sont si profonds qu’il ne peut tolérer aucune classification de certaines choses comme « réussies » ou « supérieures », et d’autres comme « ratées » ou « inférieures ». Cela explique également le rejet par de nombreux gauchistes de l’utilité des tests de quotient intellectuel. Les gauchistes sont antagonistes aux explications génétiques des capacités ou du comportement humain, car ces explications qui heurtent leurs utopies égalitaristes tendent à faire paraître certaines personnes comme supérieures ou inférieures à d’autres. Les gauchistes préfèrent donner à la société le mérite ou le blâme des capacités d’un individu, ou de leur absence. Ainsi, si une personne est inférieure, ce n’est pas de sa faute mais celle de la société, parce qu’elle n’a pas été élevée correctement.

Et ce que nous dit Kaczynski est typique du discours de Jean-Jacques Rousseau dans son Discours sur les sciences et les arts, « l’homme est bon par nature, c’est la société qui le corrompt ». Les gens qui ont été élevés dans son culte scolaire et estudiantin n’imaginent pas le degré de médiocrité et de fausseté de la pensée de ce personnage, et le mal qu’il a fait à la civilisation.

20. Notez la tendance masochiste des tactiques gauchistes. Les gauchistes protestent en s’allongeant devant des véhicules, ils provoquent intentionnellement la police ou les « racistes » pour qu’ils les maltraitent. Ces tactiques peuvent souvent être efficaces, mais de nombreux gauchistes les utilisent non pas comme un moyen pour atteindre un objectif, mais parce qu’ils PRÉFÈRENT les tactiques masochistes. La haine de soi est un trait gauchiste.

Ils se collent la main au sol, ils saccagent des œuvres d’art… Le rêve inconscient du gauchiste, nous dit Kaczynski, c’est de se faire tabasser. Parce qu’il y a d’autres façons de manifester, d’embêter le Système si l’on a des choses à réclamer, mais le gauchiste fait toujours en sorte de rechercher à se faire malmener. Le gauchiste recherche inconsciemment la maltraitance pour soi. C’est un masochiste.

21. Les gauchistes peuvent prétendre que leur activisme est motivé par la compassion, par des principes moraux, et le principe moral joue un rôle pour le gauchiste du type sursocialisé. Mais la compassion et les principes moraux ne peuvent pas être les principaux motifs de l’activisme gauchiste. L’hostilité est un comportement trop important du comportement gauchiste ; il en va de même pour la soif de pouvoir. De plus, la plupart des comportements de gauche ne sont pas rationnellement calculés pour être bénéfiques aux personnes qu’ils prétendent aider. Par exemple, si l’on croit que la discrimination positive est bonne pour les Noirs, est-il raisonnable de l’exiger en termes hostiles ou dogmatiques ? Il serait évidemment plus productif d’adopter une approche diplomatique et conciliante qui ferait au moins des concessions verbales et symboliques aux Blancs qui pensent que la discrimination positive les discrimine. Mais les militants de gauche n’adoptent pas une telle approche parce qu’elle ne satisferait pas leurs besoins émotionnels. Aider les Noirs n’est pas leur véritable objectif. Au contraire, les problèmes raciaux leur servent de prétexte pour exprimer leur propre hostilité et leur besoin frustré de pouvoir. Ce faisant, ils nuisent en réalité aux Noirs, car l’attitude hostile des militants envers la majorité blanche tend à intensifier la haine raciale.

Il ressort de ce paragraphe n° 21 que si notre société n’avait aucun problème, les gauchistes devraient inventer des problèmes pour se donner un prétexte, pour faire du bruit. Et effectivement, il ne faut jamais considérer les actes et les gestes du gauchiste comme altruistes. Tout lui sert à atteindre le pouvoir, à accéder au pouvoir. Le gauchiste a compris que toutes les « minorités », toutes les luttes, toutes les causes, sont un marché pour s’attirer des voix, sont bonnes à être instrumentalisées pour atteindre le pouvoir. Pour exister, le gauchiste a besoin de luttes. Et quand il n’y en a plus, il en invente, c’est ce qui explique la lutte des féministes dans un Occident où les hommes ne sont déjà plus rien. On ne les entend jamais en revanche sur la condition des femmes en Iran, en Égypte…

Sur le collectivisme, Ted Kaczynski écrit, nous sommes en 1995 gardez cela à l’esprit :

229. Le gauchiste est orienté vers le collectivisme à grande échelle. Il insiste sur le devoir de l’individu à servir la société et sur le devoir de la société à prendre soin de l’individu. Il a une attitude négative envers l’individualisme. Il adopte souvent un ton moralisateur. Il tend à être en faveur du contrôle des armes à feu, de l’éducation sexuelle et d’autres méthodes éducatives psychologiquement « éclairées », de la planification sociale, des mesures de discrimination positive, de multiculturalisme. Il tend à s’identifier aux victimes. Il est souvent opposé à la compétition et à la violence, mais trouve souvent des excuses pour les gauchistes qui commettent des actes de violence. Il aime utiliser les phrases communes de la gauche comme « racisme », « sexisme », « homophobie », « capitalisme », « impérialisme », « néocolonialisme », « génocide », « changement social », « justice sociale », « responsabilité sociale ». Peut-être que le trait diagnostic le plus caractéristique du gauchiste est sa tendance à sympathiser avec les mouvements suivants : le féminisme, les droits des homosexuels, les droits des ethnies, les droits des personnes handicapées, les droits des animaux, le politiquement correct. Quiconque sympathise fortement avec TOUS ces mouvements est presque certainement un gauchiste.

230. Les gauchistes les plus dangereux, c’est-à-dire ceux qui sont les plus avides de pouvoir, sont souvent caractérisés par l’arrogance ou par une approche dogmatique de l’idéologie. Cependant, les gauchistes les plus dangereux de tous peuvent être certains types sursocialisés qui évitent les démonstrations irritantes d’agressivité et s’abstiennent de promouvoir ouvertement leur gauchisme, mais qui travaillent discrètement et sans se faire remarquer pour promouvoir les valeurs collectivistes, les techniques psychologiques « éclairées » pour socialiser les enfants, la dépendance de l’individu envers le système. Ces crypto-gauchistes (comme nous pourrions les appeler) se rapprochent de certains types bourgeois en ce qui concerne l’action pratique, mais s’en distinguent par leur psychologie, leur idéologie et leur motivation. Le bourgeois ordinaire essaie de soumettre les gens sous le contrôle du Système afin de protéger son mode et son niveau de vie, ou il le fait simplement parce que ses attitudes sont conventionnelles. Le crypto-gauchiste essaie de soumettre les gens au contrôle du Système parce qu’il est un Vrai Croyant en une idéologie collectiviste. Le crypto-gauchiste se distingue du gauchiste moyen de type sursocialisé par le fait que son impulsion rebelle est plus faible et qu’il est plus solidement socialisé. Il se distingue du bourgeois ordinaire bien socialisé par le fait qu’il y a en lui un manque profond qui le rend nécessaire de se consacrer à une cause et de s’immerger dans une collectivité. Et peut-être que son désir (bien sublimé) de pouvoir est plus fort que celui du bourgeois moyen.

Sil vivait de nos jours, Ted Kaczynski nous désignerait comme exemple type de crypto gauchiste le milliardaire hongrois Gyorgy Schwartz alias George Soros avec son Open Society Foundation présente dans 120 pays, derrière tous les mouvements subversifs, les femen, les ONG immigrationnistes distribuant son argent aux candidats pour qu’ils rémunèrent les passeurs et qui les récupèrent ensuite en mer à mi-chemin, et les révolutions de couleur au service de l’Oncle Sam. La femen décérébrée qui court dans la rue n’est qu’un pion, un idiot utile, le crypto gauchiste qui n’en a pas l’apparence, le milliardaire qui a un agenda gauchiste, est le vrai danger.

Sur la sursocialisation Kaczynski explique qu’elle est le processus par lequel les individus, en particulier dans les sociétés modernes, sont excessivement conditionnés à se conformer aux normes sociales. Avec trente ans d’avance, il a quelque part inventé le mot « Normie », celui qui respecte la norme. Kaczynski soutient que ces individus internalisent de manière très profonde les valeurs, les règles et les attentes de la société, au point de développer une forte culpabilité ou une anxiété lorsqu’ils ne parviennent pas à les respecter. Cette sursocialisation est selon lui particulièrement marquée chez les gauchistes modernes qui, pour compenser leur sentiment de culpabilité, adoptent des attitudes extrêmes de conformité aux idéaux progressistes, et cherchent à imposer ces mêmes normes aux autres. Kaczynski voit cela comme un phénomène qui contribue à la rigidité et au dogmatisme au sein du gauchisme moderne.

Pour conclure, dès le milieu des années 1990, Kaczynski prédit les #Metoo, les « Black lives matter », des choses dont on ne verra et dont on ne comprendra vraiment l’ampleur que vers 2018 donc vingt-cinq ans plus tard.