Nous avons vu The Peasants (La jeune fille et les paysans en titrage français), film pour la production duquel se sont associés trois pays, Pologne, Lituanie, Serbie, et qui, on ne peut que s’en réjouir, déplaira très fortement aux cosmopolites étoilés façon BHL et Guy Konopnicki.
Le film, qui est à ranger dans la catégorie des drames, relate les amours contrariés de plusieurs personnages au sein d’un village rural de Pologne au début du XXe siècle. Au rythme des quatre saisons de l’année, on y voit la vie, les coutumes de ces villageois, la tradition, les travaux agricoles, les fêtes et les moments tragiques, le tout agrémenté de musique folklorique.
Mais The Peasants a la particularité d’avoir traité les images du tournage sur le thème d’un tableau animé de style classique. Le générique de fin montre ce travail de titan unique en son genre. Et de ce point de vue c’est un pur chef-d’œuvre esthétique, un véritable régal pour les yeux. L’occasion aussi de constater l’excellence de ce qui se fait encore dans d’autres pays de notre continent, comparativement surtout à la nullité abyssale de 90 % de la production française. Cette fresque constitue une cure revigorante pour notre santé mentale agressée par la dégénérescence contemporaine et toutes ses dérives d’enlaidissement.
Ne manquez pas The Peasants, ce genre de perle est trop rare.



