De la forfaiture…

La forfaiture, dont la haute trahison est la forme la plus élevée, désigne une faute grave relative à l’autorité à laquelle un vassal ou un fonctionnaire doit allégeance dans l’exercice de ses fonctions.

Quelle est l’autorité à laquelle la classe politique et la haute fonction publique vivant de l’impôt doivent allégeance ? Si l’on en croit la constitution en vigueur, c’est le peuple souverain, puisque son article 2 dispose comme chacun sait que le principe de cette République est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Cette fameuse souveraineté du peuple qui n’est, comme l’expérience en fait la démonstration, qu’une escroquerie cruelle (plusieurs de nos articles sont éclairants à ce sujet dans la thématique République, Démocratie, Vie politique française).

Le fait d’installer l’islam sur le sol national, de tout faire pour favoriser la submersion extra-européenne, d’avoir participé à la casse de l’industrie et à la délocalisation d’entreprises dans le cadre de la mondialisation, la promotion de tous les délires liés au Genre et à la sexualité, le musèlement de la pleine liberté d’expression par des lois scélérates, l’inféodation à l’Union européenne, et la liste devient interminable, constituent-t-il des fautes graves si ce n’est de la haute trahison vis-à-vis des intérêts du peuple de souche française et européenne vivant sur ce territoire ? Tout esprit normalement constitué ne peut répondre que par l’affirmative.

En réalité, tous ceux qui ont participé depuis cinquante ans, et participent encore à cette politique, qui refusent d’en sortir, baignent de façon constante dans la forfaiture la plus totale. A ce jour le dernier exemple en date est le rachat pour 1,2 milliard par la France, qui l’avait vendue aux États-Unis 600 millions d’euros, de l’activité nucléaire d’Alstom. La presse est unanime dans l’annonce de cette info tombant comme une « bonne nouvelle » à quelques jours des élections européennes, sans dire que les brevets et les exportations resteront sous contrôle US avec les royalties associées. La France va payer aux États-Unis des droits pour une technologie 100% française. Si l’on n’est pas là dans le fait de rouler au service d’une puissance extérieure, dans la forfaiture contre les intérêts français… On peut tout imaginer derrière de pareilles outrances, à commencer par l’hypothèse d’être grassement rémunéré par le bénéficiaire pour agir ainsi.