Notions d’économie

Tout allait si bien naguère dans les verts pâturages boursiers. Pendant la décennie 1990, les conseillers financiers expliquaient à leur clientèle que, « à long terme, le trend (c’est-à-dire la tendance du marché) est toujours à la hausse ». La preuve ? Le graphique des « performances », affichant à l’époque plus 80 % sur les cinq dernières années haussières. La Bourse semblait un excellent moyen de gagner de l’argent… Naturellement, on parlait peu des risques. Cependant, il arrivait qu’avant de succomber à la tentation boursière, un client méfiant évoquât le crash de 1929, de triste mémoire. Le conseiller financier le rassurait sans difficultés : « 1929 ne pourrait pas se reproduire. Les techniques financières ont fait d’immenses progrès depuis cette époque. Aujourd’hui, on se « couvre » contre les baisses avec les « options », et les banques centrales contrôlent parfaitement les cycles économiques ! Au contraire : les petites baisses des marchés sont d’excellentes opportunités d’achat. Souvenez-vous du crash de 1987 : imaginez, si vous aviez acheté quand les cours étaient bas, quelle bonne affaire vous auriez faite ! ». Tout paraissait simple : il suffisait d’ « investir à long terme », et l’on était sûr de gagner. Cette croyance dans le caractère illimité des richesses disponibles présidait également aux faits et gestes du secteur public occidental. Les dirigeants politiques persuadaient les masses accourues des pays pauvres, que la société d’abondance avait définitivement résolu le problème de la production de richesses. Et qu’elles aussi avaient le droit de s’asseoir à la table du festin. « Toute la misère du monde » affluait vers un Occident qui annonçait fièrement l’avènement de la « Nouvelle Solidarité » et de la « Sécurité Sociale pour Tous ». Il semblait admis que les richesses naissaient désormais par génération spontanée.

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235 ans après 1789

Chaque jour en France apporte son occasion de constater la tartufferie des hommes du régime et des tenants de la doxa imposée, qui n’ont que « démocratie » à la bouche tout en étant aux antipodes de ce qu’est la démocratie, et dont le « pluralisme » consiste à n’aller que de la gauche à l’extrême-gauche, nous l’avons maintes fois dénoncé. Et leur malhonnêteté est insupportable pour tout esprit droit.

La liberté d’expression contre tout ce qui ne se soumet pas au narratif officiel pourri de gauchisme, est gravement attaquée en France depuis 1972 et la loi Pleven. Mais l’attaque en cours en ce début de XXIe siècle, au pays prétendument « de la Liberté », attaque menée à travers le rapport Jost, à travers Christophe Deloire (Reporters Sans Frontières) tout récemment nommé par l’exécutif à la tête des « États généraux de l’information » (on voit donc avec quel aval cette opération est menée), et les juges du Conseil d’État, suggérant de ficher politiquement certains journalistes et chroniqueurs afin d’imposer une parole de gauche dans leurs émissions (sans faire l’équivalent dans le service public exclusivement gauchiste et chez qui il est hors de question d’imposer une pluralité de discours), est absolument surréaliste.

Il faut le répéter, c’est en France, au XXIe siècle ! 235 ans après, l’esprit totalitaire qui fit 1789 et le « certificat de civisme » est toujours là dans certains cerveaux, et plus vivace que jamais. Il avait déjà imaginé l’étiquetage des gens pour leurs opinions en 1904 avec « l’affaire des fiches », mais cela ne concernait que les militaires catholiques dont on retardait l’avancement. Ce sont de véritables enragés disciples du monde soviétoïde Orwellien. Contrairement à ces gibiers de potence, nous n’avons pas le culot de nous prétendre démocrates. Si un mouvement de redressement national parvenait un jour au pouvoir, nous serions partisans qu’il use lui aussi d’une censure implacable contre ces militants d’un mondialisme totalitaire synthèse du capitalisme et du marxisme. Mais pour une bonne raison en revanche : ne pas laisser subsister un pouvoir d’influence sur l’opinion à des gens dont l’idéologie a fait tant de mal. La neutralisation durable de ces gens serait une nécessité impérieuse afin d’empêcher leur retour. En cela nous ferions donc une exception à la liberté d’expression sur laquelle nous nous exprimions le 3 octobre 2022 dans notre article La dictature des minorités répertorié dans la thématique Pensée unique, Terrorisme intellectuel, dont nous vous invitons à la lecture.

Considérations diverses sur le pourrissement français

Annihilant la libre pensée des Français par le vice inique des lois totalitaires mémorielles communautaristes Pleven, Gayssot, et par les officines de « lutte contre les discriminations », se maintenant au pouvoir avec désormais le soutien massif d’un mercenariat électoral extra-européen, manipulant ce qui reste du peuple français par le trafic permanent des informations publiques et la propagande, les traitres des partis du Système interdisent aux habitants naturels de ce pays la libre et consciente détermination de leur destinée sociale, économique, politique, intellectuelle et spirituelle.

Toute opinion politique contraire à celle de la Secte au pouvoir agissant sous le regard d’un œil triangulaire, toute critique des idéologies portées par les adeptes du melting-pot sans limites, est étouffée ou condamnée par la loi comme « réactionnaire », « raciste », et désormais « complotiste ». Et quand l’antiracisme ne peut pas être invoqué, le droit pénal est dilaté jusqu’au grotesque. Sous le masque fallacieux de la bonne conscience, la Secte droit-de-l’hommiste espère instaurer une théocratie républicaine par l’argent corrupteur de la finance internationale. Elle croit déjà pouvoir imposer ad vitam la volonté de puissance de chacun de ses dévots. Mais il y a des résistances.

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Du catéchisme révolutionnaire

« La révolution est rebelle par nature au dilettantisme. Une révolution ne s’improvise pas. Les révolutionnaires sont des gens sérieux, rigoureux, conséquents, et disciplinés. Les charlots finissent vite dans les poubelles. Car une révolution, il faut la gagner, une révolution ne se fait qu’une seule fois, prévient Moeller van den Bruck » (Pierre Krebs). Le révolutionnaire est donc quelqu’un de déterminé, et dont la pensée ne perd de vue à aucun moment son objectif : le succès de la cause révolutionnaire. Il agit en moine-soldat. C’est de ce mental, de cette conviction inébranlable, de ce volontarisme d’enragé, dont a fait usage la franc-maçonnerie dans son opiniâtre travail, depuis la préparation de la révolution de 1789, pour s’emparer du pouvoir et infiltrer tous les rouages du dispositif dirigeant la France. C’est ce mental que l’on retrouve également aujourd’hui chez le jihadiste.

Le catéchisme du révolutionnaire est un bref manifeste qui présente en quatre parties quelle doit être l’attitude du révolutionnaire envers lui-même, envers ses camarades, envers la société, et enfin quelle doit être l’attitude de sa confrérie envers le peuple. Il s’agit d’un document introduit en Russie à la fin des années 1860 par Serguei Netchaïev, un disciple de Bakounine. A propos de ce document, Boris Souvarine, rouge renégat exclu du Parti communiste français en 1924, a écrit : « Aucun résumé ne peut rendre l’accent de haine froide, de cynisme explicite du fameux catéchisme anonyme que nulle étude sur les origines du bolchevisme ne saurait passer sous silence ».

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Les quatre causes du mal

Pour les clairvoyants, la situation française est le résultat aisément compréhensible de la conjonction vénéneuse de quatre éléments fondamentaux :

les tares de la culture catholique misérabiliste (tendre l’autre joue, accueil du « prochain » sans discernement, tous dignes de pardon, de rédemption toujours possible, et autres fadaises), c’est sur ces tares qu’est notamment bâti le dogme insane sur lequel repose tout le droit pénal français, exprimé noir sur blanc dès les premières pages du Manuel de droit pénal et procédure pénale de Jean-Claude Soyer, connu de tous les étudiants en la matière, qui dévoile le mépris absolu de ce système pour la victime, la dissuasion par le châtiment, l’expiation de l’auteur, et finalement pour toute notion de justice : « Peu importe ce qu’ait pu subir la victime et la gravité des actes commis, l’important n’étant pas de punir l’auteur mais de tenter d’éviter qu’il ne recommence en le resocialisant ». Petit problème, ça ne marche pas, l’auteur récidive.

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Le youki à son pépère…

Dans une autre dimension, on apprend grâce aux bonnes oeuvres de TF1 que le chien de Gabriel Attal s’appelle Volta. Dans le monde réel français, des patients crèvent aux urgences, des agriculteurs se suicident, des dissidents sont censurés, emprisonnés, et des enfants « font des stages de drag queens ». En fin de compte, on comprend pourquoi la masse des golems vit dans ce que l’on appelle « le médiavers » ( tronchée de l’Apple visio pro, évidemment ) : ça doit avoir un côté rassurant…

Cette passion égalitaire française

La France est tellement obsédée par l’égalitarisme qu’elle est la seule à avoir imaginé de chronométrer le temps de parole des hommes politiques. Forgée en 1789, l’égalitarisme est une passion triste, liée finalement à l’envie, à la jalousie et pour certains individus peu scrupuleux à la convoitise sur les biens du voisin. Une fois que l’être humain a satisfait ses besoins fondamentaux comme tout animal (nourriture, abri…), il lui manque cependant et contrairement à l’animal, une chose essentielle : la reconnaissance. Le XIXe siècle est celui où l’on est passé du mode de vie « communautaire » au mode de vie « sociale ». C’est la même chose, penseront certains de prime abord ? Expliquons la nuance. 

Dans le mode de vie communautaire, l’individu n’existe qu’en tant que membre de la communauté (famille, village, corporation professionnelle, etc.). Dès lors, la promesse de « l’émanciper » lui fait miroiter une formidable ouverture de « champ du possible » par rapport aux « contraintes » communautaires. On comprend pourquoi la plupart des individus vont s’engouffrer dans cette brèche, ayant l’impression qu’un monde s’ouvre à eux. 

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Ce 9 février 2024 est un grand jour !

Grand est notre bonheur, d’avoir appris ce matin le décès de celui qui en substance a dit à tout ce que la France compte de malfaiteurs :  »Agissez sans crainte, vos vies valent davantage que celles de vos victimes, puisque nous les préserverons ». Cela sous couvert des « Lumières », ne l’oublions jamais.

Ne jamais oublier par ailleurs que pendant qu’il empêchait de tuer des criminels, celle de droite autorisait de tuer des bébés à naître. Quand la France va-t-elle se libérer de cette pensée abominable au dernier degré !

Clovis renégat sincère, ou pas ?

Nous avons déjà eu l’occasion de la dire, nous percevons Clovis comme un renégat au paganisme de ses pères, du fait de sa conversion au christianisme actée par son baptême après la bataille de Tolbiac. Pierre Lance, écrivain, journaliste et philosophe, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, rédacteur en chef de diverses revues, propose une vue du personnage qui n’est pas dénuée d’intérêt. Il écrit :

Clovis n’a nullement « fondé » la France ; il a seulement effacé son nom originel de Gaule pour lui substituer celui de sa tribu après l’avoir volée aux Gaulois, tout comme César l’avait fait cinq siècles avant lui. Et même il a fait pire : il l’a revendue en partie au Vatican, en échange de l’appui politique des évêques, pour enchaîner durablement les Gaulois, tant par l’âme que par le corps.

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Quelles orientations à court terme ?

La société française est de plus en plus polarisée, de moins en moins réconciliable. C’est la fin d’un double consensus. La fin du consensus social-libéral, celui postérieur aux années 1990, consensus mondialisé. C’est-à-dire un modèle de société qui s’imposait, en tant qu’héritage de l’État-providence qui un peu partout en Occident disait que quel que soient les problèmes que nous ayons, la réponse est toujours socio-économique. Les questions identitaire, économique, existentielle, trouvaient une réponse exclusive dans une matrice matérialiste. Le propre de cette espèce de social-démocratie consistait à dire que le politique n’existe pas, il n’est simplement question que d’ajustements techniques, avec des gens globalement d’accord sur les objectifs et les orientations, les sociaux-libéraux d’un côté, les libéraux-sociaux de l’autre, avec un désaccord relatif sur les méthodes. La mondialisation était pour ces gens l’horizon indépassable de notre temps. Il était inimaginable d’en sortir. Sont tout de même apparus au début des années 1990 des antimondialistes, qui sont rapidement devenus des altermondialistes, et finalement des mondialistes comme les autres, qui avaient tous la même idée que l’on soit de gauche, de centre, de droite : c’est à l’échelle du monde, d’une gouvernance globale, que doit désormais se poser le problème politique, l’espace national est un espace périmé.

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