Film français de Mathieu Turi sorti en 2023, avec inévitablement quelques noms du gauchisme cinématographique national, se déroulant dans les houillères du Nord en 1956. Sur une idée originale s’inspirant du Mythe de Cthulhu, avec la figure du scientifique adorateur des Grands Anciens tentant de ramener à la surface une entité maléfique emprisonnée dans une crypte souterraine dont il a localisé l’emplacement, et instrumentalisant la direction et le personnel de la mine dans laquelle se trouve cette crypte oubliée. L’utilisation des lieux (Wallers, Oignie, Bruay-la-Buissière et son Musée de la Mine) et des galeries minières par le réalisateur est réussie, donnant une bonne restitution historique. Les amoureux du Nord et de la culture du travail minier devraient apprécier. L’aspect fantastique aurait mérité davantage moyens, numériques notamment, mais nous sommes en France, où les budgets n’ont rien de commun avec ceux de Hollywood. Malheureusement, le film n’échappe pas à la propagande gauchiste omniprésente dans la production cinématographique française, en l’occurrence par un ethnomasochisme écœurant traduit par la présentation de mineurs Français en beaufs grossiers, cupides, violents, malhonnêtes, tandis que dans l’équipe un mineur immigré, jeune Marocain ayant quitté son bled, est évidemment le plus intelligent, le plus vertueux, qui acquiert par quelques observations le savoir universitaire d’un archéologue dans le décryptage de symboles hiéroglyphiques présents dans le carnet de notes du vilain scientifique, etc. La manœuvre est tellement grosse et grotesque qu’on se demande toujours comment ils peuvent oser. A regarder tout de même, avec toutes les réserves sur l’aspect politiquement orienté du film.

