Biographie de Tim McVeigh

Le 11 juin 2001 le militant nationaliste Timothy McVeigh fut exécuté par injection au pénitencier de Terre Haute dans l’État de l’Indiana. Survivaliste, Nationaliste blanc, amateur d’armes à feu depuis son enfance, il s’engage dans l’U.S. Army et c’est au retour de la première guerre du Golfe que Timothy prend véritablement conscience du Nouvel Ordre Mondial. Il rentre profondément blessé par le comportement du Gouvernement fédéral américain à l’encontre de la Race blanche, des communautés nationalistes blanches, des possesseurs d’armes à feu, et des milices paramilitaires et par la politique sioniste, invasive et mondialiste américaine dans le monde. De retour d’Irak, McVeigh ratera les examens d’entrée dans les Forces Spéciales, recalé du fait de sa manière de penser « très inadaptée » selon l’U.S. Army qui l’avait déjà puni pour avoir porté un T-shirt de type « White Power » acheté à une manifestation du Ku Klux Klan en réponse à des T-shirts de type « Black Power » portés librement par des militaires Blacks dans la Caserne ; et il affichait ouvertement son opinion sur la question raciale. Il démissionnera de l’Armée malgré ses excellentes performances reconnues de tous comme celles d’un « parfait soldat » intéressé uniquement par l’armée et ce qui y était associé.

Errant désormais aux États-Unis, il gagnera sa vie en faisant de petits travaux, il rendra visite à ses anciens camarades de l’Armée, et se rendra à presque tous les « gun shows » des États-Unis voyageant dans 40 à 50 États pour s’armer et y vendre de la littérature nationaliste et pour la défense du droit de posséder des armes à feu. Timothy défendait l’idée de posséder plusieurs armes à feu dont au moins un fusil d’assaut, un fusil de précision, un fusil à pompe, un .22 long rifle, et un pistolet, considérant que même en cas de régime totalitaire ou de chaos, le patriote aurait toujours les moyens de défendre sa vie. Il aimait s’entretenir avec les gens sur les dangers du totalitarisme, de la société multiraciale (depuis la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis), et de la suppression des libertés. Malgré un caractère sympathique et enjoué, et un physique sans laideur particulière, le peu de femmes qu’il rencontrera dans sa vie ne partageront pas, malheureusement pour lui, ses intérêts ouvertement nationalistes, contre le féminisme gauchiste, pour l’Ordre naturel et survivaliste. Une distance des femmes envers lui qui ne fera qu’augmenter sa détermination et accélérer ses objectifs de représailles à l’égard des responsables de la décadence de son pays.

Timothy passa la majeure partie de sa courte vie dans la campagne de l’Etat de New York (Pendleton) avec son père Bill McVeigh. Servant de messe, il ne manquait jamais l’école et avait d’excellents résultats scolaires. Sa mère Mickey McVeigh avait demandé le divorce en 1978 quand Tim avait 10 ans, et partit au sud en Floride pour se remarier, alors que « Timmy » qui aimait beaucoup son père (ouvrier d’usine la nuit comme le Grand-Père l’avait été dans la même usine durant trente ans et fervent catholique) restera avec lui ainsi que ses deux sœurs. La mère de Timothy était une de ces nombreuses nouvelles féministes de la fin des années 1960 qui firent éclater les statistiques des divorces aux États-Unis. Avec le temps elle considéra défavorablement le mode de vie simple de son mari « trop enraciné » selon une voisine du couple. « Un bon vendredi soir pour Bill était composé d’une pizza, d’un match de sport à la TV, et de l’arrosage des plantes. » Mickey McVeigh partait souvent le soir sans son mari dans des bars, des restaurants et des clubs selon les voisins. Lorsque le film « Kramer vs Kramer » sortit dans les salles de cinéma (à propos de la facilité avec laquelle les couples divorcent désormais) Mickey McVeigh fit ses affaires et quitta le domicile comme si de rien n’était. Cela affecta beaucoup Bill McVeigh et probablement les enfants aussi. Le père du fait de son travail de nuit était absent et la grande sœur de deux ans, l’ainée de Timothy, gérait la maison.

Timothy McVeigh décidera de rester dans le centre des États-Unis d’Amérique, qu’il considérait comme la région la moins corrompue en comparaison de l’Ouest (qu’il appelait la « Grande république populaire socialiste de Californie ») et de l’Est (N.Y. et Washington). Il songea un moment à acheter du terrain en Arizona pour y vivre avant de se rapprocher de son camarade d’armée Terry Nichols. Se sentant agressé par les mesures de plus en plus totalitaires et restrictives de l’État fédéral qui détruit les libertés et les lois fondamentales des États-Unis d’Amérique et leurs principes originels, Timothy décide alors de déclarer la guerre au Gouvernement américain qu’il juge être un gouvernement d’occupation sous influence sioniste exerçant des contraintes excessives sur la vie du citoyen patriote américain.

Inspiré par la lecture des Carnets de Turner et de Hunter, deux romans d’anticipation écrits par William L. Pierce (fondateur de la National Alliance), McVeigh choisit de s’en prendre aux organes de répression du Gouvernement US et prend comme première cible le siège régional du F.B.I. à Oklahoma City. Le 17 avril 1995, McVeigh et son camarade d’armée Terry Nichols (qui devait plus tard témoigner lâchement contre McVeigh pour une réduction de peine) chargent dans le camion qu’ils avaient loué sous une fausse identité les 2,3 tonnes d’explosifs artisanal de type AN/FO en dix tonneaux de 230 kg qui ont pu être préparés à partir de 108 sacs de 23 kg d’engrais (nitrate d’ammonium) qu’ils s’étaient procurés en deux fois, 3 tonneaux de 210 litres de nitrométhane achetés en prétextant avoir besoin de carburant de haute qualité pour le pilotage de course, plusieurs boîtes de Tovex (un explosif résistant à l’eau ayant remplacé la dynamite) volées sur des chantiers (pour servir de charge de démarrage directement reliée aux détonateurs), 70 sacs d’AN/FO volés dans une entreprise du bâtiment, et quelques détonateurs explosifs, avec quelques capsules électriques de détonation, le tout devant être relié à un retardateur de 5 minutes et une autre de 2 minutes.

Le 19 avril 1995 à 08h50 McVeigh entre dans la ville d’Oklahoma avec le camion, qu’il parque juste en face de l’immeuble du F.B.I. avant de prendre la fuite ; à 09h02 les 2,3 tonnes d’explosifs détruisent un tiers de l’immeuble cible et causent de nombreux autres dégâts notamment sur 324 autres bâtiments. On dénombrera 169 morts et 680 blessés (plus grand acte terroriste domestique dans l’histoire des États-Unis d’Amérique). En choisissant ce lieu et en positionnant son camion à cet endroit, McVeigh n’a pas tenu compte d’une règle que s’efforcent de suivre les combattants de la cause blanche : éviter de frapper des civils blancs innocents. Il en eut forcément parmi ce nombre très élevé de victimes. En relevant le numéro d’identification du camion sur un essieu carbonisé, le F.B.I. remontera au loueur du véhicule dans la petite ville de « Junction City » au Kansas. Un portrait-robot sera réalisé à partir du témoignage du loueur de camions, et le gérant de l’Hotel où résidait McVeigh le dénoncera. Peu de temps après l’attentat McVeigh sera arrêté par un policier qui remarqua qu’il roulait sans plaques d’immatriculation (une chose que refusent certains patriotes américains en signe de non reconnaissance de l’État), le policier remarqua aussi que McVeigh avait un pistolet sous son T-shirt alors qu’il ne possédait pas les papiers pour avoir le droit de le porter dans l’État de l’Oklahoma.

À son procès il expliquera avoir agi en représailles des tueries du Gouvernement américain dans le monde et des massacres à Waco au Texas (une secte religieuse possédant des armes déclarées « illégales » par le Gouvernement) et au Ruby Ridge (une famille survivaliste ayant refusé de payer une injuste condamnation financière). Condamné à mort, mais ayant fait appel (ses avocats ayant refusé de plaider « non-coupable » ce qui les aurait forcé à devoir plaider la doctrine défendue par McVeigh pour tenter de justifier ses actes), il se rétractera et retirera brutalement toutes ses demandes à la « Justice ». Dans le couloir de la mort (attendant la date de son exécution) il sera incarcéré dans la seule Prison fédérale de très haute sécurité (Supermax Florence, État du Colorado) où les détenus sont en confinement total 23h sur 24h dans des cellules de 3,5 m sur 2 m totalement insonorisées et indestructibles avec vue uniquement sur le ciel. Il sera transféré au pénitencier de Terre Haute juste avant son exécution.

À ceux qui l’accuseront d’être guidé par une main occulte ou par une organisation secrète voir même le Gouvernement américain, McVeigh leur répondra « pour tous ces théoriciens de la conspiration partout et qui refusent de croire à cela, je leur retourne la question et je leur demande : dites-moi quand aurais-je eu besoin de quiconque ? […] le financement ? la logistique ? les connaissances techniques ? l’intelligence ? la stratégie ? Montrez-moi où aurais-je eu besoin d’un obscur Mr X ! » Il affirmera toujours avoir été le seul responsable et organisateur de l’attentat. On peut raisonnablement qualifier McVeigh d’avoir été un Loup Solitaire puisque même ceux qui collaborèrent quelque peu avec lui vinrent à s’opposer à lui plus tard, le rendant toujours seul à prendre tout initiative. Après l’attentat il dira qu’il aurait probablement mieux fait de faire la guerre au Gouvernement d’occupation sioniste en commettant des assassinats à l’aide d’un fusil de précision mais qu’il eut été plus difficile de faire un nombre de victimes aussi grand.

Jusqu’à la fin, Timothy McVeigh ne regrettera jamais ses actes qu’il considèrera avoir été des représailles militaires contre le Système, comparant sa situation à celle d’un soldat en guerre ou d’un patriote combattant pour la liberté des États-Unis d’Amérique. Il revendiquera « croire en Dieu » jusqu’à sa mort même s’il avouera avoir quelque peu perdu ses liens avec le Catholicisme dont il « reconnaît les principes de base » (probablement pas ceux de la révolution du Concile Vatican II), et demandera à voir un aumônier avant son exécution. Devant le public de son exécution il ne prononcera aucun mot et mourra la tête haute en le regardant dans les yeux. Son corps fut brûlé et ses cendres dispersées dans un lieu gardé secret. Timothy avait alors 33 ans (naissance en 1968), son quotient intellectuel était de 126 (moyenne à 100).

Lettre de Timothy McVeigh au Union-Sun & Journal (de Lockport, NY), le 11 février 1992

La criminalité est tellement hors de contrôle. Les criminels n’ont pas peur d’être punis. Les prisons sont surpeuplées et ils savent donc qu’ils ne resteront pas emprisonnés longtemps. Cela engendre davantage de criminalité, selon un schéma cyclique croissant. Les impôts sont une blague. Quelles que soient les « promesses » d’un candidat politique, ceux-ci augmenteront. Augmenter les impôts est toujours la réponse à la mauvaise gestion du gouvernement. Ils se trompent. Nous souffrons. Les impôts atteignent des niveaux cataclysmiques, sans aucun ralentissement en vue. Le « rêve américain » de la classe moyenne a pratiquement disparu, remplacé par des gens qui luttent simplement pour faire leurs courses la semaine prochaine. Dieu nous préserve que la voiture tombe en panne ! Les politiciens érodent encore davantage le « rêve américain » en adoptant des lois qui sont censées être une « solution miracle », alors qu’en réalité elles ne sont conçues que pour faire réélire le fonctionnaire. Ces lois ont tendance à « diluer » un problème pendant un certain temps, jusqu’à ce que le problème réapparaisse sous une forme aggravée (un peu comme une souche de bactérie se modifierait pour vaincre un médicament connu). Les politiciens sont hors de contrôle. Leurs salaires annuels sont supérieurs à ce qu’une personne moyenne verra au cours de sa vie. On leur a confié le pouvoir de réglementer leurs propres salaires et ils ont grossièrement violé cette confiance en vivant dans leur propre luxe. Le racisme en hausse ? Vous feriez mieux de le croire ! Est-ce que les frustrations de l’Amérique s’expriment d’elles-mêmes ? Est-ce une frustration valable ? Qui est responsable du désordre ? À un moment où le monde a vu le communisme faiblir en tant que système imparfait de gestion des personnes, la démocratie semble suivre le même chemin. Personne n’a une vision « d’ensemble ». Peut-être devons-nous apporter des idéologies pour parvenir à un gouvernement utopique parfait. N’oubliez pas que les soins de santé financés par le gouvernement étaient une idée communiste. Seuls les riches devraient-ils pouvoir vivre longtemps ? Cela signifie-t-il que parce qu’une personne est pauvre, elle est un être humain inférieur ? et ne mérite pas de vivre aussi longtemps, parce qu’il ne porte pas de cravate au travail ? Que faudra-t-il pour ouvrir les yeux de nos élus ? L’Amérique est en sérieux déclin ! Nous n’avons pas de ballots de thé à jeter*, devrions-nous plutôt couler un navire rempli d’importations japonaises ? Une guerre civile est-elle imminente ? Faut-il verser du sang pour réformer le système actuel ? J’espère que l’on n’en arrivera pas là. Mais c’est possible.

Tim McVeigh

6289 Campbell Boulevard

*McVeigh fait référence à l’épisode du Tea Party, aux révoltés de Boston contre les taxes d’importation de la couronne anglaise en 1773.

Lettre de Timothy McVeigh à Fox News, le 26 avril 2001

La lettre suivante a été authentifiée comme ayant été envoyée à la correspondante de Fox News, Rita Cosby. La déclaration d’ouverture (première partie) était une déclaration photocopiée écrite par McVeigh. La section de questions et réponses qui la suit (seconde partie) est clairement une version originale de l’écriture de McVeigh.

J’explique ici pourquoi j’ai attaqué à la bombe l’immeuble fédéral Murrah à Oklahoma City. Je n’explique pas cela dans un but publicitaire, ni pour chercher à gagner un débat sur le bien ou le mal. J’explique afin que le dossier soit clair quant à ma pensée et mes motivations à attaquer à la bombe une installation gouvernementale.

J’ai choisi d’attaquer à la bombe un immeuble fédéral parce qu’une telle action servait davantage de finalités que d’autres options. Avant toute chose, cette attaque à la bombe était une frappe de représailles ; une contre-attaque, pour les raids cumulés (et pour les violences et dommages subséquents) auxquels les agents fédéraux ont participé dans les années passées (incluant, sans s’y limiter, Waco).

De la formation d’unités telles que « Hostage Rescue » du FBI et d’autres équipes d’assaut parmi les agences fédérales dans les années 80, culminant avec l’incident de Waco, les actions fédérales sont devenues de plus en plus militarisées et violentes, au point qu’à Waco, notre gouvernement – comme les Chinois – déploya des chars contre ses propres citoyens.

La connaissance de ces raids multiples et de plus en plus agressifs à travers le pays constituait un modèle de conduite identifiable au sein et par le gouvernement fédéral et parmi ses diverses agences. (voir ci-joint) À toutes fins utiles, les agents fédéraux étaient devenus des « soldats » (en utilisant l’entraînement militaire, les tactiques, les techniques, l’équipement, le langage, la tenue vestimentaire, l’organisation et l’état d’esprit) et ils intensifiaient leur comportement. Par conséquent, ce bombardement était également conçu comme une frappe préventive (ou proactive) contre ces forces et leurs centres de commandement et de contrôle au sein du bâtiment fédéral. Lorsqu’une force agressive lance continuellement des attaques à partir d’une base d’opérations particulière, il est judicieux de mener le combat contre l’ennemi.

De plus, en empruntant une page de la politique étrangère américaine, j’ai décidé d’envoyer un message à un gouvernement qui devenait de plus en plus hostile, en attaquant à la bombe un bâtiment gouvernemental et les employés gouvernementaux qui s’y trouvaient et qui représentaient ce gouvernement. Attaquer à la bombe le bâtiment fédéral de Murrah était moralement et stratégiquement équivalent aux frappes des États-Unis sur un bâtiment gouvernemental en Serbie, en Irak ou dans d’autres pays (voir ci-joint). Sur la base des observations des politiques de mon propre gouvernement, j’ai considéré cette action comme une option acceptable. De ce point de vue, ce qui s’est passé à Oklahoma City n’est pas différent de ce que les Américains font pleuvoir sur la tête des autres tout le temps, et par la suite, mon état d’esprit était et est toujours celui du détachement clinique (le bombardement du bâtiment Murrah n’avait rien de personnel, pas plus que lorsque le personnel de l’Air Force, de l’Armée, ou de la Marine bombarde ou lance des missiles de croisière contre des installations gouvernementales et leur personnel).

J’espère que cette clarification répondra amplement à votre question.

Sincèrement,

Timothy J. McVeigh

USP Terre Haute (IN)

Part II :

Question : Qu’y a-t-il derrière le fait que vous ayez exprimé votre intérêt à ce que votre exécution soit retransmise à la télévision ?

Réponse : Premièrement, cela n’a rien à voir avec le fait de chercher à être devant la caméra, il suffit de voir le peu d’interviews devant caméra que j’ai faites. Il s’agit plutôt de faire valoir un point : aux États-Unis, nous montrons à la télévision des reconstitutions d’exécutions réelles, des exécutions fictives (dans les films), et de véritables exécutions dans des pays étrangers – et pourtant nous avons honte de montrer notre propre système judiciaire en action. Il est ironique que nous montrions des exécutions à l’étranger, mais que nous ayons peur de montrer que des lois nationales identiques sont appliquées.

Q: Quelles étaient les autres options envisagées à côté de l’attaque à la bombe ? Qui auriez-vous ciblé en plus ? 

R : J’ai attendu deux ans après « Waco » pour que des « freins et contrepoids » non violents soient intégrés à notre système pour corriger les abus de pouvoir que nous constations dans les actions fédérales contre les citoyens. L’exécutif, le législatif, et les branches judiciaires ont non seulement conclu que le gouvernement n’avait rien fait de mal (laissant la porte ouverte à la survenance d’un nouveau « Waco »), mais ils ont en fait attribué des récompenses et des primes aux agents impliqués et, à l’inverse, ont emprisonné les survivants de l’enfer de Waco après que le jury ait exprimé vouloir qu’ils soient libérés.

D’autres « freins et contrepoids » se sont également révélés inutiles : sensibilisation des médias et protestations bruyantes (les principaux médias ont échoué dans leur rôle de surveillant de l’allié du gouvernement) ; marches de protestation ; campagnes de lettres ; même la production vidéo à petit budget ; etc. – tous ont échoué à corriger les abus.

Quand l’action violente est devenue une option, j’ai considéré, entre autres choses, une campagne d’éliminations individuelles, avec des cibles « éligibles » incluant : le juge fédéral Walter Smith (jugement de Waco), Lon Horiuchi (sniper du FBI dans l’affaire Ruby Ridge), et Janet Reno (lui faisant accepter « l’entière responsabilité » en actes, pas seulement en paroles).

Q : Décrivez plus en détail vos motivations pour l’usage d’une bombe, et pourquoi vous avez choisi l’usage d’une bombe sur les autres options.

R : Voyez les documents ci-joints (il fait référence à la lettre ci-dessous).

Q : Résumez vos sentiments et les leçons apprises concernant l’expérience avec le système juridique, et en particulier Stephen Jones.

R : Stephen Jones se voyait nommé (dans son esprit), non pas en tant qu’avocat de la défense, mais en tant que « procureur indépendant » représentant l’État de l’Oklahoma (juste avant de « me représenter », il avait travaillé comme conseiller auprès du chef des forces de l’ordre de l’État de l’Oklahoma, le Gouverneur Frank Kating) et ses intérêts ; sa seconde préoccupation était celle de ses propres intérêts (à savoir la renommée et la fortune).

Ayant cette expérience à mon actif, je recommanderais à un accusé de ne jamais faire confiance à son avocat, car on ne peut compter ni sur le secret professionnel de l’avocat, ni sur l’intégrité éthique d’un avocat donné.

(J’ai également appris ce que signifie « copinage » dans les faits.)

Q : Concernant les commentaires du Gouverneur Keating

R : La plupart de ses insultes ne sont pas méritées et bien souvent absurdes, donc je ne leur prête pas beaucoup d’attention. Hitler ? (Geraldo Rivera fait la même analogie, donc Keating et Ashcroft sont en bonne compagnie !). Lâche ? Cette étiquette rendrait fier Orwell – c’est de la double pensée à son meilleur niveau. Dommages collatéraux ? En tant qu’Américain assidu aux actualités, militaire, et vétéran de la guerre du Golfe, où pensent-ils que j’ai appris cela ? (ce n’était sûrement pas Ousama Bin Laden !).

Pour tout le reste, je vous renvoie à mon document ci-joint « Hypocrisie », et à la déclaration de Ramzi Yousef au tribunal juste avant le prononcé de sa sentence. Je filtre ainsi toutes les étiquettes et insultes.

Q : Des leçons ?

R : De nombreux pays et peuples haïssent les Américains pour les mêmes raisons que les Américains les détestent. Réfléchissez à ça.

Il y a probablement de nombreuses leçons à tirer de mon histoire. Les Américains ont le choix de tenter d’apprendre de ma personne (raison pour laquelle je coopère avec les auteurs de American Terrorist), ou bien ils peuvent choisir de demeurer ignorants, et souffrir des conséquences.

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« Vous apprenez à tuer à l’armée. Je fais face aux conséquences, mais tu apprends à l’accepter. » « Voyez les gens comme s’ils étaient des storm troopers dans Star Wars. Ils peuvent être innocents individuellement, mais ils sont coupables parce qu’ils travaillent pour l’Empire du Mal. » « La location du camion, $250. L’engrais a coûté environ… $250 ou $500. Le nitrométhane fut le plus cher, environ $1 500. En fait, voyons, 900, 2 700… nous sommes en train de parler de $3 500 là… Arrondissons au supérieur. Je viens de vous donner les principales dépenses, au total considérons une dépense de $5 000… qu’est-ce que ça représente $5 000 ? »

Timothy McVeigh

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Essai sur l’Hypocrisie

L’administration a dit que l’Irak n’a pas le droit de stocker des armes chimiques ou biologiques (« armes de destruction massive ») – principalement parce qu’il en a fait usage dans le passé.

Si c’est la norme selon laquelle ces questions sont tranchées, alors les États-Unis sont la nation qui a établi le précédent. Les États-Unis ont stocké ces mêmes armes (et plus) durant plus de quarante ans. Les États-Unis clament que ce fut fait à des fins dissuasives durant la « Guerre Froide » contre l’Union soviétique.

Pourquoi donc est-il alors décrété non recevable pour l’Irak de revendiquer la même raison (la dissuasion) – en ce qui concerne la situation de guerre (véritable) de ce pays, et la menace constante de son voisin Iranien ?

L’administration clame que l’Irak a utilisé ces armes dans le passé. Nous avons tous vu les images montrant une femme Kurde et des enfants figés dans la mort par l’usage d’armes chimiques. Mais avez-vous jamais vu ces photos juxtaposées à celles des victimes de Hiroshima ou Nagasaki ?

Je suggère d’étudier les histoires de la Première Guerre mondiale, de la Deuxième Guerre mondiale et d’autres « conflits régionaux » dans lesquels les États-Unis ont été impliqués, pour se familiariser avec l’utilisation des « armes de destruction massive. »

Vous vous souvenez de Dresde ? Et de Hanoï ? Tripoli ? Bagdad ? Et des plus grosses, Hiroshima et Nagasaki ? (A ces deux endroits, les États-Unis ont tué au moins 150 000 non-combattants – des femmes et des enfants pour la plupart – en un clignement de paupière. Des milliers d’autres mirent des heures, des jours, des semaines ou des mois à mourir).

Si Saddam est un tel démon, et que les gens appellent à l’accuser de crimes de guerre et à le condamner lui et son pays, pourquoi n’entendons-nous pas le même discours venger contre ceux qui sont responsables de quantités encore plus grandes de « destruction de masse » – comme ceux responsables et impliqués dans le largage des bombes sur les villes ci-dessus mentionnées ?

La vérité est que ce sont les États-Unis ont établi le standard s’agissant de stockage et d’utilisation d’armes de destruction massive.

Hypocrisie face à la mort d’enfants ? A Oklahoma City, c’est la commodité des familles qui fut servie pour parler de la présence d’une garderie d’enfants placée entre le rez-de-chaussée et les bureaux des services de police qui occupaient les étages supérieurs du bâtiment. Mais quand la discussion glisse vers l’Irak à propos d’une situation similaire, toute garderie placée dans un bâtiment gouvernemental se transforme subitement dans le discours en « bouclier ». Réfléchissez à ça.

(En fait, il y a une différence ici. L’administration a admis avoir eu connaissance de la présence d’enfants dans ou à proximité des bâtiments gouvernementaux irakiens, mais le choix a tout de même été fait de bombarder, disant qu’elle ne saurait être tenue pour responsable si des enfants meurent. En revanche, il n’existe pas de preuve similaire de l’existence de la connaissance de la présence d’enfants à propos de l’attaque à la bombe d’Oklahoma City).

Si l’on considère la moralité et l’intention criminelle à la lumière de ces faits, je pose la question : Qui sont les véritables barbares ?

Un autre exemple encore de l’hypocrisie flagrante de ce pays est donné par les sondages suggérant que ce pays est très majoritairement d’accord pour bombarder l’Irak.

Dans ce cas, le peuple de ce pays approuve le fait de bombarder les employés du gouvernement parce qu’ils sont « coupables par association » – ce sont des employés gouvernementaux irakiens. En ce qui concerne l’attaque à la bombe d’Oklahoma City, cependant, cette même logique est condamnée.

Qu’est-ce qui motive ces positions apparemment contradictoires ? Est-ce que les gens pensent que les employés du gouvernement en Irak sont moins humains que ceux d’Oklahoma City ? Pensent-ils que les Irakiens n’ont pas de familles qui pleureront la perte de leurs bienaimés ? Dans ce contexte, est-ce que les gens en viennent à croire que tuer des étrangers est d’une manière ou d’une autre différent du fait de tuer des Américains ?

J’ai récemment entendu parler d’une arrestation à New York City où la possession d’une bombe artisanale (faite avec un morceau de tuyau de plomberie) a été qualifiée de possession d’ « arme de destruction massive ». Si un bout de tuyau de 1 kilo est une « arme de destruction massive », alors qu’est-ce que les gens croient que peut être une bombe enveloppée d’acier d’une tonne ?

Je trouve ça pour le moins ironique que l’un des avions qui aurait pu être utilisé pour larguer une bombe de ce type sur l’Irak soit baptisé « L’Esprit de l’Oklahoma ».

Quand un avion de croisière américain est utilisé pour apporter la destruction sur une population étrangère, ce pays récompense les auteurs du bombardement par des applaudissement et des louanges. Quel manière pratique d’absoudre ces tueurs de toute responsabilité pour la destruction qu’ils ont laissée dans leur sillage.

Malheureusement, la moralité du meurtre n’est pas si superficielle. La vérité est que l’utilisation d’un camion, d’un avion, ou d’un missile pour le transport d’une arme de destruction massive ne change pas la nature de l’acte en lui-même.

Ce sont des armes de destruction massive – et la méthode de transport n’a que peu d’importance pour ceux qui au final reçoivent ce type d’armes.

Que vous vouliez l’admettre ou pas, quand vous approuvez, moralement, le bombardement de cibles étrangères par l’armée américaine, vous approuvez des actes moralement équivalents à l’attaque à la bombe d’Oklahoma City. La seule différence est que ce pays ne verra aucune victime étrangère apparaître sur la couverture du magazine Newsweek.

Il semble ironique et hypocrite qu’un acte vicieusement condamné à Oklahoma City est maintenant une réponse « justifiée » à un problème dans un pays étranger. Ici encore, l’histoire de la politique des États-Unis à travers le siècle passé, si on l’examine pleinement, tend à illustrer l’hypocrisie.

Lorsque l’on envisage l’utilisation d’armes de destruction massive contre l’Irak comme un moyen de parvenir à une fin, il serait sage de réfléchir aux paroles de Louis Brandeis, juge assesseur de la Cour suprême des États-Unis : « Notre gouvernement est le puissant enseignant omniprésent. Pour le meilleur ou pour le pire, il enseigne au peuple tout entier par son exemple ».

Sincèrement

Timothy J. McVeigh

AMX Florence, CO, 1998

Dernière déclaration de Tim McVeigh

En guise de dernière déclaration, Timothy McVeigh a choisi le poème Invictus, qui signifie « Invaincu » en Latin. Il a remis juste avant son exécution une copie manuscrite du poème de William Ernest Henley au gardien de prison Harley Lappin.

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je loue les Dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière.

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Sous les coups du hasard,
Ma tête saigne mais reste droite.

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.