Guillaume Faye écrivait en 2000 dans La Colonisation de l’Europe, Discours vrai sur l’immigration et l’islam, Editions l’Aencre :
« Il est impossible au gouvernement de connaître exactement le nombre de non-Européens présents en France, puisqu’on a cassé le thermomètre : les services statistiques n’ont pas le droit de demander les origines des habitants.
La caractéristique d’une époque de déclin est de masquer le déclin, de censurer ceux qui annoncent la catastrophe annoncée. Ou bien l’on nie les chiffres – ce qui n’est plus guère possible -, ou bien, de plus en plus fréquemment, on prétend que ce maelström ethnique et démographique n’est pas dangereux, qu’il provoque des peurs injustifiées, des “fantasmes”. Par lâcheté intellectualiste, on néantise la réalité, ou plutôt ses conséquences.
« Les psychiatres s’accordent à estimer que l’on a peur de ce que l’on ne connaît pas » écrit Véziane de Vézin (Le Figaro, 01/04/1999). Lesdits psychiatres s’emploient tout simplement à exorciser le réel ; jusqu’au moment où le réel rattrapera tout le monde. La même Véziane de Vézin déplore les « impossibilités fixées par l’Insee de connaître exactement l’origine des personnes au cours des recensements ». La doctrine officielle est donc que le gouvernement et surtout le peuple ne doivent pas savoir les chiffres réels de l’immigration ni l’ampleur de la colonisation ethnique. Malheureusement pour eux, le spectacle de la rue, de la sortie des écoles, de la criminalité des immigrés renseigne le peuple bien plus sûrement que les propos rassurants de la classe politico-médiatique. Celle-ci susurre : “On tient la situation en main. La police veille. L’intégration se produit, tant bien que mal, mais elle se produit. Tout va bien. Les flux sont maîtrisés”. Malheureusement, c’est faux. Une colonisation sauvageest en cours. Nous sommes à Rome au IIIe siècle et nous ne le savons pas.
Au cours du recensement de population de 1999, l’INSEE a tout fait pour en exclure les immigrés. Il était exclu dans le formulaire de poser des questions sur l’origine ethnique et la religion. On s’est contenté d’une “enquête associée”, portant sur l’origine des parents en sondant seulement une personne sur cent et par département. Max Clos écrivait dans Le Figaro (05/03/1999) : « Un sociologue a expliqué qu’attirer l’attention sur les caractères ethniques ou religieux d’une cité risquerait de provoquer des réactions racistes. Les gens seraient tentés de faire l’amalgame entre population d’origine maghrébine ou africaine et l’insécurité. » Comme si “les gens” ne se rendaient pas compte par eux-mêmes de la réalité en descendant dans la rue… Encore un bel exemple de mépris du peupleet de mépris de cette fameuse transparence démocratique par le pouvoir.
Pour que le malade ne connaisse pas sa fièvre, on casse le thermomètre. Puisque le pouvoir nie que l’immigration soit un cataclysme social et s’apparente à une colonisation de peuplement, il fait comme si l’immigration n’existait pas. Cette machination serait incompréhensible dans les pays, anglo-saxons, où n’existe pas un tel tabou ethniqueet où tous les recensements précisent soigneusement l’origine nationale et raciale et l’appartenance religieuse des individus.
Michèle Tribalat, directeur de recherches à l’Institut national d’études démographiques, qui protestait contre cette censure, s’est vu accusée de “dérive extrémiste” parce qu’elle pensait qu’il était nécessaire de connaître le nombre approximatif de Maghrébins et d’Africains en France. Elle expliquait naïvement, elle qui n’a rien d’une crypto-fasciste : « pourtant, c’est le seul moyen de pouvoir appréhender les ghettos dans certains quartiers, de pouvoir étudier les éventuelles discriminations à l’embauche ou ailleurs. » Bref, cette belle-âme antiraciste se fait implicitement traiter de raciste parce qu’elle veut “savoir”…
Hervé Le Bras, démographe proche de Claude Allègre a accusé FINED de “dérive droitière”, alors que l’Institut est de notoriété publique composé de chercheurs de gauche. Il a dénoncé « un risque de discrimination dans le recensement si l’on tient compte des origines ethniques ». La fausse morale passe toujours avant la réalité. »
Tous les esprits honnêtes savent aujourd’hui combien Faye disait vrai.
