Les « vilains » ne sont pas ceux que l’on croit

Indépendance de l’Algérie, juin 1962. A Oran, des Pieds Noirs acculés au départ attendent, sur les quais depuis des jours sous le soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement par les autorités françaises vers la France.

En Espagne, le général Franco, diabolisé comme chacun sait par les communistes vainqueurs de 1945, souhaite venir en aide à ces sinistrés parmi lesquels figurent des descendants d’Espagnols. Le « fascisme », c’est les méchants. Pour que les bateaux espagnols puissent accoster, il lui faudra longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même lancer à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique.

Le temps presse. Franco prévient De Gaulle qu’il est prêt à l’affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense, abandonnés et menacés de tomber à tout moment aux mains du FLN. Joignant le geste à la parole, il ordonne à son aviation et à ses forces navales de faire immédiatement route vers Oran.

Le 30 juin, à 10h00 du matin, malgré l’opposition de De Gaulle, le général Franco donne l’ordre à ses capitaines d’accoster et d’embarquer cette « misère humaine ».

Finalement, face à la détermination du général Franco et craignant un conflit armé avec l’Espagne, De Gaulle cède, et à 13h00 deux ferrys espagnols accostent et embarquent 2 200 passagers hagards, 85 voitures et un camion.

Pendant ce temps, plus précisément un mois plus tard le 26 juillet, en France, à Marseille, la sollicitude socialiste s’exprime sans vergogne dans la presse. Le maire Gaston Defferre, figure du parti, refoule les bateaux de ces Français expulsés du territoire algérien. Aujourd’hui, son parti qui sans discontinuer* a eu pour le Maghreb et l’Afrique noire les yeux de Chimène pour Rodrigue, est évidemment de ceux qui veulent submerger la France et notre continent de l’immigration extra-européenne d’où qu’elle vienne. La pourriture de gauche n’a pas de limites.

*A titre d’exemple, sans qu’aucun motif sérieux ne puisse être invoqué, celui qui fait office de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Jospin (présidence Chirac) en 1999, Jean-Pierre Chevènement, a souhaité faire passer de 50 000 à 200 000 le nombre de visas accordés à des Algériens chaque année.