Il y a du beau monde au CNRS, le très honorable Centre national de la recherche scientifique, des vrais gens de qualité, et des porteurs d’abjection. Commentant l’attaque de Crépol pour en minimiser la nature et venir au secours de la racaille, on vient d’entendre la sociologue Isabelle Veyrat-Masson membre du CNRS assimiler l’affaire à l’histoire de Shakespeare Roméo et Juliette, propos particulièrement infâme qui a indigné tous ceux qui n’ont pas la cervelle frelatée par la pensée gauchiste. Elle n’est pas la première que le CNRS recèle en matière d’ordure mentale dans ce beau pays de France. La France républicaine, cette terre philo-communiste, terre privilégiée de l’outrance politique et du scandale permanent, n’a ni les moyens de Hollywood, ni Silverster Stallone et ceux qui ont traité le sujet, pour porter à l’écran le sort des prisonniers occidentaux dans les guerres contre le Vietminh. A notre modeste niveau, nous allons le faire avec l’évocation du tortionnaire communiste français du camp de prisonniers 113, Georges Boudarel. Pour les jeunes générations à qui les programmes scolaires n’en auront jamais parlé, pour l’armement des consciences et le combat incessant qu’il est nécessaire de mener contre le communisme toujours actif avec ses divers partis politiques, ses élus locaux, ses députés, flashback sur cet épisode de la guerre au Vietnam.
Boudarel… Voilà un type qui, après avoir été traître, tortionnaire à la solde du communisme, ordonnateur de tourments atroces, après avoir tué dans la plus parfaite conformité à la définition actuelle du crime contre l’humanité, a coulé une paisible retraite d’universitaire après avoir été soutenu par d’actifs collègues contre l’indignation des derniers survivants du lieu où il exerça son sadisme.
Les communistes chinois avaient développé le laogai, leur système semblable au goulag soviétique. Le Vietminh créera de même sa propre version de camps de prisonniers. Les derniers survivants du camp 113 ont notamment raconté le 9 novembre 1997, au palais de la Mutualité à Paris, ce que fut le camp Boudarel, le 7è cercle de l’enfer communiste. Ils ont témoigné notamment des conditions de la mort à la fin de 1953, d’un sergent d’origine polonaise puni pour avoir tenté de s’évader. Au camp 113, la punition habituelle pour les évadés et à laquelle un seul survécut, consistait à les enfermer dans l’étable des buffles où ils étaient retenus par une longe leur permettant à peine de se mouvoir dans la fange du bétail. Le jeune sergent fut, dans une variante de cette torture, « ficelé court » à un poteau, dans un trou d’eau, dévoré par la vermine et les insectes et attaqué par les rats. Son calvaire dura plusieurs jours avant la délivrance de la mort.
Sur les 39 979 soldats français prisonniers du Vietminh, 26 225 moururent soit 69 %, mais l’extermination au camp Boudarel fut de 85 % (chiffres établis par le service de santé des armées sous la direction du médecin commandant Martin).
Georges Boudarel ne se salissait pas les mains à torturer lui-même. Il était commissaire politique. Il décidait simplement des punitions et se promenait impassible parmi les agonisants. Son rôle principal consistait à « rééduquer » (c’était la fonction attendue des laogai c’est-à-dire retourner les détenus et leur faire clamer leur amour du communisme, à l’image de ce que décrivait Orwell quelques années plus tôt dans son roman 1984), à faire chanter l’Internationale et adresser des louanges à l’oncle Hô Chi Min par des malheureux épuisés de faim et de fatigue. On devine tout à fait aujourd’hui un Louis Boyard capable d’un comportement similaire.
Georges Boudarel né à Saint-Etienne en 1926 a été élève chez les frères maristes et est entré au Grand Séminaire. Il renonce à la prêtrise avant d’être ordonné, fasciné par une autre Église avec ses dogmes, ses mystères et dotée d’une inquisition qui, selon l’aveu du marxiste russe Plekhanov tue chaque jour plus que celle de Torquemada en trois siècles.
Professeur sans talent mais apparatchik fanatique et prêt à tout, il accepte la mission du Parti communiste qui le fait nommer professeur au lycée Marie Curie à Saïgon afin qu’il renoue le contact avec le Vietminh. Il a 23 ans. Sursitaire du service militaire, il déserte lorsque le moment vient tout de même de faire ce dernier, rejoint à pied le Nord Tonkin où l’organisation communiste lui assigne un poste de commissaire politique chargé du lavage de cerveau des prisonniers français, pendant que ses collègues ouvriers communistes en France sabotent la production d’armement destinée aux troupes françaises en Indochine.
Le camp 113 est réservé aux hommes de troupe que l’on peut démoraliser plus vite que le corps des officiers. Cependant un officier fait prisonnier dans la région y séjournera : le capitaine Tommasi, qui sera plus tard le commandant Tommasi, figure légendaire du 8èRPIMa de Castres.
Boudarel alias « Dai Dông », son nom de guerre du camp 113, quittera le Vietnam en 1964 pour être recueilli en URSS où il devient Boris. De Moscou, il partira pour Prague pour travailler au sein de la plus gigantesque courroie de transmission du Kominform, la FSM (Fédération syndicale mondiale) qui contrôle à cette époque une centaine de millions d’adhérents. Les services secrets tchèques l’exfiltreront en 1967. Arrivé à Paris, il constatera que le Parti communiste n’a pas perdu de son influence. Pris en charge par Maître Matarasso, avocat, celui-ci se charge des contacts avec les autorités militaires. Le colonel chargé du dossier, qui sait que Boudarel a été ici condamné à mort par contumace, est en liaison avec le ministre Pierre Messmer. A Maître Matarasso, il dira : « Tout est arrangé, le ministre a été compréhensif… » Le pouvoir gaulliste blanchit Boudarel.
En 1968, Boudarel entre au CNRS. On mesure là le degré d’ordure par lequel le système français recase confortablement un typer pareil. Mais on sait quel est l’emprise de la pensée gauchiste en général, communiste en particulier sur l’université en France et sur diverses grandes maisons telles le CNRS. Boudarel participe à Mai 68 signant les pétitions « ex-militant Vietminh ». En 1971, il est accueilli en héros pour sa soutenance de thèse « Mémoires de Phon Boi Chau ».
Le 13 février, colloque au Sénat sur le thème « Actualité vietnamienne, analyses et révélations ». Le professeur Boudarel va pour la première fois rencontrer le chahut : celui des hommes qui autour de Jean-Jacques Beucler, ancien secrétaire d’État aux Anciens Combattants et rescapé du camp n°1 vérifient de visu que Boudarel n’était autre que le bourreau Dai Dông. L’affaire Boudarel éclate alors.
Autour de Boudarel, les « honorables » collègues feront bloc et pétitionnent pour refuser « que se banalise en France le lynchage médiatique » (sic !) La pourriture mentale des communistes nous laissera éternellement sans voix. Quant à la « Justice », ses tribunaux seront insensibles aux plaintes de rescapés-là, insensibles aux arguments du colonel Weinberger qui fera la preuve (Le Figaro, 19 septembre 1991) que les actes de Boudarel ressortissaient des crimes contre l’humanité. Mais la Cour de cassation décidera le 1er avril 1993 que pour le droit français, le crime contre l’humanité est un crime commis en Europe, par ou pour l’Allemagne du IIIe Reich. Ainsi, les victimes du communisme ne relèvent sans doute pas de la notion d’humanité. On a la notion sélective fort à propos dans la magistrature. L’avocat Gilles-William Goldnadel, fidèle à sa formule, parlerait de « privilège rouge »… Georges Boudarel est mort dans son lit, à 77 ans.
