Ou quand l’acharnement à promouvoir « l’homme noir » dans le cinéma de cet Occident malade, vire au grotesque absolu. Le 23 août dernier sortait dans les salles en France Le Dernier Voyage du Demeter, film américain de André Øvredal (scénariste, producteur et réalisateur norvégien), Bragi F. Schut et Zak Olkewicz (scénaristes), adaptation du chapitre 7 Journal de bord du Demeter de Varna à Whitby (The Captain’s Log) du roman Dracula de Bram Stoker publié en 1897. Et voici ce que ces trois compères ont fait de notre génial roman fantastique.
Ces gens n’ont pas de limites dans la falsification et un militantisme woke écoeurant. Ils commencent par nous coller le personnage d’un médecin dont nous ne trouvons pas trace dans le chapitre 7 du roman, Clemens, qu’ils font de surcroît interpréter par un acteur noir. Clemens… un nom décidément assigné aux personnages de médecin dans le cinéma hollywoodien, puisque le médecin du pénitencier dans Alien 3 porte aussi ce nom. Mais laissons cette amusante digression pour revenir à notre affaire de vampire. Roman ou pas, aucun médecin noir n’existe en 1897 en Roumanie. Le culot de ce genre de falsification est une première étape qui a le don de nous horripiler au dernier degré. Un usage manifeste de chutzpah.
Mais ce n’est pas suffisant. Il faut flatter le public black. Le personnage de ce médecin fictif est donc parfait, admirable. Il commence par sauver un enfant de la mort sur le quai du port de Varna où le Demeter charge les cinquante caisses de terre des Carpates que l’illustre vampire comme chacun sait fait expédier à l’abbaye de Carfax. Il se trouve être en ces lieux reculés parce qu’ayant fait des études à Londres à la suite desquelles il n’a pu exercer en Angleterre ou ailleurs en Europe occidentale (ce satané racisme des blancs), il avait été appelé au chevet du roi Karol par la cour de Roumanie qui avait entendu parler de lui (sans télévision et sans Internet la renommée de notre homme dépasse les frontières sans qu’il ait jamais eu l’occasion d’exercer, hahaha !). Mais nos Roumains découvrant qu’il était noir à son arrivée explique ce bon médecin, et racisme blanc oblige bien entendu, le voilà réduit à faire le matelot sur le Demeter pour tenter de rentrer à Londres. On le montre homme de science, érudit, philosophe, admirable qu’on vous dit !
Nous passerons sur le récit et les détails du voyage qui voit notre homme toujours secourable et mobilisé contre le vampire sorti de sa caisse et qui s’attaque aux membres d’équipage, blancs, évidemment incapables de faire face à la bête, pour en venir à la fin du film où nos trois propagandistes de la caméra osent faire de ce médecin black le seul survivant du naufrage du bateau sur les côtes anglaises, survivant que l’on retrouve ensuite dans une taverne où Dracula est furtivement présent sous forme humaine, et vient frôler d’un ongle pointu la carotide de notre héros, mais l’épargne eu égard à la présence des autres clients. Le dernier plan montre notre médecin héroïque marchant dans la rue avec détermination, vouant désormais sa vie à pourchasser le vampire.
Bref, ce Dernier voyage du Demeter est une honte, un magnifique exemple de ce cinéma insupportable, qui crache sur nos classiques littéraires pour servir une propagande mondialiste.

