Le bel aveu !

Tous les gens informés savent ce que les partisans de la société multiraciale maçonnique (pléonasme) ont dans la tête. Nonobstant, pour ceux qui ne sont pas d’accord, pour les partisans de l’identité, il n’est pas inintéressant et toujours savoureux d’entendre l’aveu militant de la bouche même de ceux qui tiennent la France. L’occasion en a été donnée par Delphine Ernotte, patron de France Télévision entendue le 5 juillet dernier devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, assumer le fait que dans les programmes de ses chaînes, dixit l’intéressée : « On ne représente pas la France telle qu’elle est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit ».

Son propos portait bien entendu sur la parité dans la diversité, les « quotas ethniques ». Et c’est en effet totalement révélateur de l’état d’esprit d’une caste qui a mis les institutions publiques au service d’une idéologie appartenant à un groupe particulier, qui s’est appropriée l’État. Et cette caste croit se confondre avec une « élite éclairée responsable du bien commun », et ayant le droit de s’affranchir de l’accord du commun des mortels, des gens ordinaires.

« La France telle qu’on voudrait qu’elle soit ». Ses mots appellent quelques interrogations ironiques auxquelles nous avons déjà les réponses. L’intéressée aurait-elle l’obligeance de préciser clairement et ouvertement à l’opinion quelle est cette vision de la France ? Quelle est cette idée de la France telle qu’elle devrait être ? Et pourrait-elle nous dire, toujours clairement et ouvertement qui porte cette vision ? Qui est ce « on » ? Et de quelle manière peut-on participer au séminaire ou au colloque qui permet de définir et d’élaborer cette vision ? Il doit bien y avoir un endroit où cette vision est élaborée, un comité où le gens disent ce que la France doit être et ce qu’elle ne doit pas être ? Est-ce que de son point de vue, « la France telle qu’on voudrait qu’elle soit » est une France sans « l’extrême-droite » (environ 42 % des électeurs à la dernière présidentielle) ? Est-ce que France Télévision a une mission de propagande, de « rééducation » de la population pour aboutir à un pays qui serait délivré des courants politiques qui ne plaisent pas à Madame Ernotte ?

Elle s’est désolée durant cette audition de ne pas pouvoir utiliser des quotas pour assurer la représentation de la « diversité », dans cette technique d’ingénierie sociale (« telle qu’on voudrait qu’elle soit »). Son propos est constant. Fin automne 2020 dans le quotidien Le Monde, elle nous disait que France Télévision doit assurer la promotion de la diversité parce qu’environ 25 % de la population en France serait non-blanche, donc d’origine extra-européenne. Vous avez bien lu le chiffre, résultat aujourd’hui de ce militantisme gouvernemental depuis cinquante ans. Mais comme chacun sait il n’y a pas de « Grand remplacement ». Et que l’on doit avoir désormais des quotas arbitrairement instaurés pour accélérer la promotion de ces 25 % dans l’espace public. Elle s’est de nouveau désolée devant les députés de l’inexistence de quotas clairement édictés par la législation à cet effet (en France on refuse l’établissement de statistiques ethniques, pour ne pas pouvoir chiffrer la situation et masquer le réel). Delphine Ernotte a une vision idéologique assumée dans ses fonctions, alors que vivant de l’impôt de tous dans cette direction de service public elle devrait tenir compte de la sensibilité de l’ensemble des Français. Mais on sait que ces gens-là ne sont pas habitués à l’honnêteté intellectuelle.

Au moins, le projet est clair. Madame Ernotte ne prend même plus la peine d’avancer masquée. Si sa mission de service public est théoriquement d’informer et divertir, elle annonce clairement qu’elle est de rééduquer. C’est beau comme le communisme. Elle est dans le droit fil des propos de Julien Dray le 29 janvier 2007 sur un plateau télé de France 3 (Ce soir ou jamais de Frédéric Taddeï peut-être ? notre mémoire n’est plus certaine) « Il faut faire cette éducation du pays pour qu’il apprenne que désormais son avenir c’est le métissage ». Nicolas Sarkozy tenait le même discours à l’Ecole Polytechnique un an plus tard le 17 décembre 2008. Et dans ceux de Jean-François Copé le 17 octobre 2009 dans le quotidien Le Monde, « L’identité française doit être profondément renouvelée et retravaillée ». Ils ne se cachent même pas. Mais que faut-il aux Français pour qu’ils comprennent que l’on veut faire disparaître, dissoudre leur identité ethnique ! Delphine Ernotte ne s’était pas cachée non plus le 23 septembre 2015 sur Europe 1 à l’occasion de son interview en début de premier mandat, de vouloir évincer l’homme blanc de plus de cinquante ans (du personnel et des programmes ?), c’est ce qu’on appelle du racisme autorisé.

Comme tous les gauchistes, Madame Ernotte s’approprie ce qui ne lui appartient pas, à savoir et la France et le service public, et sans nous demander notre avis, tel un squatter, elle vous pique les clés. Rappelons-lui l’article 44 de la loi du 30 septembre 1986 sur les missions du service public : « France Télévision reflète dans sa programmation la diversité de la société française… », elle s’est manifestement arrêtée à ces premiers mots sans tenir compte de ceux de l’alinéa précédent sur l’impératif de pluralisme des courants de pensée et d’opinion, « garantir la diversité de la création et de la production des programmes» Bafouant les textes sur le pluralisme des courants de pensée qui régissent sont travail, Madame Ernotte, fonde son action sur les signes les plus immédiatement perceptibles à savoir la couleur de peau ou le sexe. Quand on voit qui sont ses équipes, notamment de Directeur de programmes, Monsieur Stéphane Sitbon-Gomez, fils d’un éditeur qui a conduit beaucoup d’ouvrages sur la nécessité de davantage de migrants en France, qui a fait ses classes chez les écolos, jusqu’à devenir directeur du cabinet ministériel de Cécile Duflot. Avec de telles personnes aux manettes il ne faut pas s’étonner de trouver des contenus perfusés d’idéologie, ou même de censure, avec le cas de France 3 qui n’avait pas diffusé en 2021 un documentaire sur Jeanne d’Arc parce que la voix off en avait été faite par Charlotte d’Ornellas.

Le jour venu, il faudra trouver des mines de sel pour tous ces soldats de la destruction du pays.